Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 » Diary; Sara & Felipe

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MessageSujet: » Diary; Sara & Felipe    Sam 7 Mai - 16:15

Spoiler:
 




    Samedi 7 mai.
    Rien de fameux aujourd’hui. Le bar était bondé, des milliers de visage déjà vu. J’ai entendu que tu as chanté une de mes chansons ? Cindy est venue m’apporter un verre, cinq mois que je l’avais pas vu, elle a changé. Devenue encore plus potable. La fin de soirée s’est alors passée normalement, enfin, tu étais là, je vais pas te faire un dessin de ce qui s’est passée quand elle est partie. Te voir jouer m’a blasée en fait. C’est pas encore ça, c’est pas comme ça que je voulais que tu chantes cette chanson. T’es trop dans les basses, pas assez rapide. Faut être fluide Sara ! Plus fluide, que ta voix court sur les paroles. Barg, on dirait que je parle comme le père.
    Tu commences à te faire connaître aussi. J’ai pu voir plusieurs filles qui te regardaient avec des regards qui en disaient longs sur leur intention. Je te previens, tu y touches, je te bute. Non pire, tu vas crever sous mes coups. De toute façon , je dors tout le temps avec une poele, au cas où si tu rentres trop tard, je te fais ta fête.
    J'ai fini "Go Ask Alice" pour la 6ème fois, ce livre me blasse. C'est assez stressant, faut que je te le prete...ou pas. Demain, je sors, je rentrerai certainement le soir. T'as pas besoin de savoir pourquoi.

    Là, je m'ennuie tellement que j'ai fixé la télé avec un air totalement detaché pendant plus de 10 minute. Depuis quand on capte plus les chaines de musique? Ne plus pouvoir écoutez "Sick of Sarah" ou même " The Cliks", ça me fout de mauvais humeur...D'ailleurs, le frigo est pété. C'est la faute à la télé, fallait pas être une pute.

    Tiens, quelque truc que j'ai griffoné hier.

      We won't regret anything that's done or said.
      We'll be here till there's no one left.
      We're gonna be the last ones standing!

      We held hands at the barricade,
      as bricks shattered the windowpanes behind us.
      This is our design.
      Our rebel yells became a voice;
      "this is our time, this is our choice!"
      This night is mine! This is our night!



    Ps : Il y a plus rien à bouffer.
    Ps 2 : Je veux un chien.


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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Sam 7 Mai - 18:14


    Samedi 7 mai.
    Tu me dégoutes mon amour tu sais ?
    J’ai encore rêvé de toi cette nuit je crois bien, je me suis réveillée la nausée au bord des lèvres. Pour le reste je ne m’en souviens plus vraiment, c’est des images qui s’effacent lorsque je tente de les saisir. De toute manière tu t’en fous n’est ce pas ?
    J’aimerais bien te dire que je m’en moque aussi.
    Essayons tien. Peut être, peut être, si nous le répétons assez fort, si tes yeux s’attardent assez longtemps sur ces lignes, finirons nous par y croire. Tu t’en fous. Tu t’en fous. Tu t’en fous. Je m’en fous. Nous nous en foutons.

    D’ailleurs. Alors que tu prenais sans doute ton pied dans le bras de ta catin et que moi je trainais mon spleen au comptoir devant un énième verre d’absolut, un homme m’a abordée. Il gérait une maison de disque apparemment, m’a tendu sa carte en proposant de venir faire quelques essais d’enregistrement dans quelques jours. J’ai hoché la tête en souriant, peut être irais-je, peut être pas, ma guitare et quelques mots démodés devant les micros, quelques félicitations à la fin de la séance, un « on vous rappellera », une main au cul peut être comme pour forcer la mise. De toute manière je les entends déjà venir, pas assez vive, entrainante, prendre des cours de chant peut être, enlever quelques couches, alors je rirais doucement, ce sera ma voix cassée et ma Suzie désaccordée ou rien. Mais ça aussi on s’en fout n’est ce pas ?
    Au fond je crois que tu serais trop contente de me voir partir.

    Te lire me fais toujours autant rire d’ailleurs. Cesses donc de jouer les catins possessives. Tu auras tout le loisir de me frapper ce soir quand je te hurlerais les cochonneries que j’ai faite avec l’autre, oui la blonde du comptoir, tu t’en souviens peut être, elle t’avait giflée après que tu l’eus traitée de pute. A présent je vais enfiler mes godasses, un paquet de clopes dans la poche, comme lâchée nue dans le vaste monde. Toi non plus tu n’as pas besoin de savoir où je vais. Prépare donc la poêle pour mon retour.

    J’essaierais quelques mélodies pour mettre en forme tes gribouillages. Quand je serais reconnue sans doute d’autres en écriront-ils des lignes et des lignes pour moi. Dis moi amour, pense tu que j’aurais éternellement besoin de toi ? Saurais je toujours là pour hurler les mots que tu n’as la force de cracher ?

    Ps : Et si tu allais faire les courses pour une fois? Quoique, a quoi bon remplir les placards si c'est pour ne toucher aucune des merdes que tu auras daigne acheter?
    Ps 2 : Pourquoi donc? Ne suis je pas un assez bon corniaud pour toi?

    Ps 3:


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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Sam 7 Mai - 19:57

    Samedi 7 mai.{suite}
    S'il n'y avait que ça, chérie. S'il suffisait de ne pas se voir, de ne pas sentir ce qu'il se passe, d'oublier jusqu'à l’existence de l'autre, faire un trait sur le passé, soyons folles, oublions nous, crevons dans d'autre bras, dans d'autre lèvres, s'il n'y avait que ça, on l'aurait fait depuis tellement longtemps. Et on ne souffrirait à se lancer des couteaux.
    Et on crèvera. Enfin je crèverai, parce que putain, sans toi, c'est pas pareil.

    Si tu savais, si tu savais les contacts que j'ai, cher Sara. Tu n'aurais même pas besoin de traîner dans ces bars miteux. Tu n'aurais même pas besoin de venir de toi-même, il y aurait des gens qui le feraient à ta place. Tellement de gens qui pourraient changer la donne, ton destin. Mais ça encore, tout est entre mes mains. Mais j'aime beaucoup trop te voir pourrir dans ce bar, parce qu'au moins, je te vois. Parce qu'au moins, je vois l'impact de mes gestes sur toi. Je me sens fière de ta honte, du fait que tu ne puisses percer. Je te vois tomber, et intérieurement, c'est une jouissance quotidienne.
    Détrompes-toi, te vois partir ferait l'inverse. Si je te pourris autant la vie, c'est pour te sentir exister. De part mes crasses, je me sens Dieu. Ton Dieu, la connasse qui te fait hurler parce qu'elle te veut à elle toute seule. Partir serait horrible à vivre. Je n'aurai plus de jouet.

    Tu ne dois pas comprendre amour. Je ne te préparerai rien, comme je me souviens de cette salope. Bien, tu ramasses mes miettes ? Cette pétasse existe encore? Je crois l'avoir bien recalée la dernière fois pour qu'elle ne fasse plus partie du monde lesbien. A croire qu'elle joue avec toi, parce que cherie, nous avons la même face? Ce n'est pas pour rien que tu es moi. I feel you in my bones . Tes cochonneries enclencheront des tempêtes, et encore ce soir, je vais hurler. Je t’évite depuis le début ta réponse justement pour cet instant. Je canalise tout exprès pour ta simple personne. Comme si tu n'étais que le principal centre de mes intérêts...Vraiment n'importe quoi.

    Mes mots-poisons ne seront efficaces que murmurés par tes lèvres. Tu le seras. Toujours. Tu seras toujours là, comme tu seras toujours mienne. Nous allons par paire, ça ne s'explique pas. Mes mots seront toujours sur tes lèvres comme je serai toujours là pour t'entendre les crier.
    Ne suis-je pas celle qui arrive à écrire ce que tu ne peux penser part toi-même?

    Ps: Daigner manger? D'où as-tu pu croire que je ne mangeai pas? Sara, regarde moi. Ps2: Un chien vient directement quand il l’appelle. Il est docile, et dressé; lui.
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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Sam 7 Mai - 23:28

    Samedi 7 mai.{suite}
    S’il n’y avait que ça pour qu’on crève ? Haha mais regarde nous, déjà des mortes-nées ! Dans tes bras ou entre ceux d’autres catins moi je me meurs tout pareil. Simplement auras tu l’honneur de me porter le coup fatal, d’ouvrir toutes grandes les blessures qu’elles ne parviennent à érafler. Un jour je sauterais amour, et tout cela sera de ta faute. Peut être devrais je me faire sauter la cervelle de suite, rien pour avoir le plaisir de savoir qu’à la suite c’est une partie de toi que je tue. I feel you in my bones. Mes beaux os brisés.
    Et alors mon amour? Ne crois tu pas que je m’en étais doutée, heureusement qu’être l’unique fifille à richissime papa t’as servit d’ailleurs! Mais qui t’as dit que j’en voulais de tes noms, de tes numéros de téléphones et de tes mains à serrer ? Je ne grimperais pas sur ta gloire montée de toutes-pièces, quand bien même tu daignerais me la jeter. Je m’élèverais seule ou je croupirais au fond du gouffre. La deuxième solution semble bien souhaitable, tes coups me tiendront compagnie. Tu vois, Feli’, toujours ainsi, a vouloir saisir trop pour toi. Ne tente pas de me retenir à coup de faux prétextes.

    Alors ce sera ainsi ? Toujours serais je cette part de toi à immoler, cette crasse à écorcher encore et encore, et regarde moi, je serais celle que tu n’arrives à accepter, la laideur que tu préfères chez moi frapper, plutôt que d’oser te regarder dans une glace ! Mais va donc amour. La vie s’attarde, on tue le temps comme on peu.

    Et je t’attends. Je frisonne, j’avais laissé la fenêtre ouverte, mais je ne couvrirais pas mes bras nus, oh non, je veux que le souvenir de ses caresses te saute aux yeux quand tu rentreras. Peut être son gout viendra t’il s’immiscer dans ta bouche lorsque tes lèvres mordront les miennes. Sans doute, ne liras-tu que ces lignes demain, après le reste que j’imagine déjà trop bien, les injures, les coups. Et puis tout le reste. C’était bien n’est ce pas ?

    Vois donc où vont tes mots poisons, mes mots-misère à présent. Nos cris. Oh retiens les bien. Je te sens a m'en briser les os.

    Ps: Pas a moi Feli, pas a moi.
    Ps2: Peut etre n'as tu su crier mon nom assez fort.
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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Dim 8 Mai - 16:01

    Dimanche 8 Mai
    On peut crever de tout. De nos crasses , de coups de putes qui s’entassent de jour en jour, de toute façon nous sommes des monstres, de toute façon la mort nous réunira. Le coup fatal est une belle mort, parce que c’est la pire. C’est tes yeux que je peux fixer alors que paradoxalement, je meurs. Je ne mourrai pas d’ennuie, d’envie ou toutes les autres merdes que certaines femmes pensent être romantique. Si je mourrai, j’espèrerai que ça sera lent. Que je te vois partir comme je me verrai partir. On se détruit ? Si je pouvais mourir, je mourrai de toi.
    C’est de part notre enfance si différente que justement, on se ressemble. Si tu savais le sourire sur mes lèvres en lisant tes mots. C’est de la haine que je vois dans ses lignes, et damn, j’adore ça. Tu veux croupir ? Tu veux rester dans ton monde tellement fermé de l’ignorance totale, star inconnue. Et bien restes-y, de toute façon aucun geste ne sera fait de ma part pour te persuader d’un jour être célèbre. Ca serait beaucoup trop chiant de te voir si loin. D’une certaine façon, j’aime notre lien.
    Il me permet d’avoir un genre de collier sur ton cou. Trop loin de moi, tu ne peux. Mes faux prétextes ne le sont pas. Preuve étant que tu ne peux me fuir.

    Je te l’ai dis des milliers de fois, tu n’es là que pour remplir un vide. Borderline chérie. Même si le Lien nous aide, tu seras ma part, et en tant que telle, j’en ai l’exclusivité absolue. Soit à moi de faire ce que je veux d’elle. Je n’ai pas besoin de glace, je te vois beaucoup trop en moi pour m’analyser.

    Son parfum a beau être sur toi, comme le gout de ses lèvres sur les tiennes, qu’est-ce que je peux m’en fouttre amour ? Je t’ai, tu es mienne, pour toujours jusqu’à ce qu’on crève. J’ai ton corps, j’ai tes yeux , j’ai ton sourire sur mes lèvres, contre mes lèvres. Elle ne t’a eu qu’une fois. Je t’ai tous les jours si je le veux. Et même si profondément, imaginer ton corps contre le sien me fait devenir folle, et même si je déteste quand tu pars, dans le fond, ça ne change pas. Je serai toujours la puissante, je serai toujours celle qui donne des coups pour que tu restes, pour que tu vois combien c’est déguelasse de me laisser pareil. Mes yeux criaient hier. Mais ça tu t’en fiches, sourire radieux sur tes lèvres que je voulais détruire.

    Je trouve un réconfort à me dire qu’après une nuit passée avec toi, je n’arrive absolument pas à dormir. Il y a ton dos devant moi, et je peux tracer ta colonne vertébrale du bout de mes doigts, mais non, je n’arrive tout simplement pas à fermer l’œil. C’est nerveux ? Je ne sais pas. Depuis le début c’est comme ça. C’est le chao dans ma tête. Et crèves pour que je te dise que c’est les remords de toutes les choses que je te dis qui remonte.

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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Mer 11 Mai - 0:17

    Dimanche 8 Mai
    J'ai ouvert les yeux que déjà tu n’étais plus là. Déjà midi, comme une ombre au cadran, l’impression d’avoir perdu quelque chose, d’avoir laissé échapper un bout de vie, on en aurait presque pour notre temps, nos secondes, nos précieuses secondes qu’il faut dévorer une à une. Mais qu’importe. Ta chair à mordre me suffit largement. De toute manière, peut importe le temps. Au final on meurt tous pareil.

    Moi j’espère que je crèverais jeune. Bien, bien, avant toi que tu puisses à loisir observer ton visage se décomposer, ton corps dans le cercueil descendu, -ou peut être me balancera t’on à la fosse commune, qui voudrait de ma tombe à fleurir de toute manière? – et que cette image te hante, longtemps, longtemps. Car après tout, qui pourrait se vanter d’avoir assisté à son propre deuil? Mes yeux se posent, s’attardent sur d’insignifiants détails. Quelques rayons à travers les stores entrouverts, nos vêtements éparpillés sur le sol, un cheveu sur l’oreiller, un bout de toi, un bout de moi, ça se mélange, s’entremêle, et j’en ai la nausée. J’ai encore ton gout sur mes lèvres, des écorchures et des bleus sur la peau, je chantonne des mots idiots, autodestruction, masturbation, je ris doucement, condamnées à baiser notre ombre. Pouvais t’on rêver plus belle solitude ?

    J’ai tes lignes entre les yeux, je me sens lasse, mes paupières se ferment. Pour peu je me sentirais somnambule, funambule nocturne avec mes yeux tout juste entrouverts comme pour oublier que j’existe. Que tu existes. Et toi Feli’, tu vis?
    Avec tes vides et tes névroses dont je me fous. Mais ces réponses là ce n’est pas moi qui te les offrirais. Au fond t’es juste aussi barge que moi. Que veux tu que je te dise d’autre ?

    Je n’ai pourtant dit que je m’en irais loin de toi amour, pas même que je tenterais, à quoi bon se battre contre du vent ? Au contraire, jamais victoire ne sera plus facile, jamais yeux ne seront plus larmoyants pour toi, regardes mes blessures qui saignent amour, regarde mes plaies purulentes, suintantes de vice et d’immondices que j’étale pour toi, regarde, mais regarde ! Comme j’ai mal pour toi. Comme je me déshabille pour toi. Comme je ris doucement pour toi. Alors, tu frappes encore ?

    Sur ces quelques lignes, je m’en vais mourir un peu. Il est trop tôt pour quelques verres, mais j’en trouverais bien une prête pour quelques caresses, pour un peu d’amour maladroit dans un hôtel miteux. Et sache le, ma douce, ses lèvres seront aussi bonnes que les tiennes, meilleures peut être. Seulement elle ne sera toi. Telle est toute la différence.

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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Mer 11 Mai - 10:56

    Dimanche 8 Mai
    J’ai fui, encore et toujours. Je déteste le silence de la nuit, je déteste te voir immobile. J’ai peur de l’immobilité, ton corps, même blottit contre le mien me parait si vide quand tu dors. J’ai la désagréable impression que la mort est là, dans notre lit, dans ton corps niché dans le creux du mien. Alors je pars, il me faut enlever cette impression si puérile de la tête. C’est gamin, c’est tellement gamin, mais je ne veux pas qu’à la fin on meurt. Je ne pourrais pas. Ça serait terrible, ça serait la chair qui saigne. Alors je pars des heures dehors, expulser ma terreur en marchant. Puérile.

    Je ne te donnerai pas cette satisfaction tellement parfaite. Il n’y aura pas toi avant moi, ni moi avant toi. Je suis égoïste, je suis une pute, mais je ne veux pas mourir séparément de toi. Une entité se doit de mourir en même temps, sinon c’est illogique, sinon ça n’est pas normal. J’ai vécu assez de temps sans la deuxième partie de mon âme pour me voir mourir dans tes yeux éteints. Tu ne mourras pas avant moi, je ne mourrai pas avant toi. Il y aura un accident, voilà, un accident et toutes deux, nous mourrons. Point. Et comme dernière image, il y aura notre chair, nos baisers et nos souffles coupés. Il y aura notre lit, la malice dans tes yeux, mon corps accroché au tien. Je ne veux rien d’autre. Je veux rien d’autre que tes blessures que j’enfoncerai encore, de mes dents mordant ta peau, de tes cris quand on le fait. Je ne veux rien d’autre que toi. C’est un sujet sur lequel je suis si faible, mais peu importe, Felipe Flygt ne mourra pas, comme Sara Flygt. Et même vieille, je ne te donnerai pas le droit de crever, ou alors je te tuerai. Et comme une pièce de Shakespeare, j’embrasserai encore une fois tes lèvres avant de crever à mon tour. Romantisme absolu, regarde comme notre lien est puissant.

    Mes mots ne sont que des brouillons. Ça ne reste sur une feuille, ça ne franchit pas mes lèvres.
    Si je vis ? Reposes-toi la question d’une autre façon : Et toi Sara, comment vivrais-tu si nous n’avions jamais été quelque chose ? Imaginons que je ne sois rien. Pas jumelle, pas liée, pas née. Comment vivrais-tu, ce trou, que j’ai vécu tellement de fois, à l’intérieur ? Et quand je me noyais dans les bras des filles, pour oublier qu’à l’intérieur je ne suis que dalle, parce que je n’ai pas. Parce que je ne te possède pas.
    Mais ce journal n’est là que pour décrire ce que je te hurle tous les jours. Je ne te dirai pas ce que tu crève d’envie d’entendre. Plutôt crever. Je te veux parce que je suis « barge », parce que j’ai pas cassé ce putain de lien qu’ont tous les jumeaux. Leur identité propre, leur « moi ». Parce qu’enfin je comprends Papa avec son « Je suis tellement désolé Fely, j’aurai tellement voulu vous avoir toutes les deux. Toi et Sara. » Papa le disait lui-même.
    Felipe ET Sara.

    Si je suis le vent, seras-tu la mer ? Il y tellement de légèreté dans tes gestes, dans ton caractère que j’en deviens folle. Mes gestes ne sont là que parce que je suis possessive. J’ai l’impression que tu pars, tout le temps, à chaque moment de la journée. Tournes la tête et je m’emballe, je ne veux qu’il y aille quelqu’un d’autre. Je veux être ce quelque d’autre. Je ne veux pas d’autre. Je te frappe pour que tu me haïsses. Je veux de la colère dans tes yeux, je veux des cris, je veux des larmes. Je déteste avoir ce sentiment, je déteste me sentir faible. Ce n’est pas moi. C’est toi.
    Je ne serai plus rien si je ne te frappe pas.

    Je sais lire en toi Sara. Je sais parfaitement. Mais vas donc, idylle. Pars donc dans des bras si différent des miens. Mais souviens-toi que jamais je ne te laisserai le gout de cette fille sur toi. Et quitte à te laver de mon corps sur le tien, il n’y aura plus le moindre souvenir d’elle. Je ne lui laisserai cette satisfaction de t’avoir pour elle.
    Et tu oublieras son nom, criant le mien dans un énième soupire.

    Ps : Je me sens si sentimentale. Ça ne me ressemble pas.
    Ps2: T'as une tête de gogolita sur cette photo
    http://weheartit.com/entry/4998989

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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Dim 15 Mai - 16:58

    Mercredi 11 mai

    Plusieurs jours sans réponse. Faut croire que je fuis aussi à présent amour. Satisfaction immonde à cette idée que je te ressemble trop. De toute manière quand bien même parviendrais-je à t'oublier, à chasser un instant ton image de ma tête, à être libre, entièrement libre, sans tes caresses qui me collent à la peau, être mienne comme tu ne sauras jamais m'avoir, quand bien même parviendrais-je à chasser un instant ta carcasse de la mienne, à exorciser ton âme du fond de mes entrailles, à être moi, moi, rien que moi... encore le mirroir et les prunelles des amantes seraient-ils là pour te rappeler à moi. Au moins aura tu la satisfaction d'être éternelle malédiction.

    Alors l'idée m'a amusée. Ta frustration tandis que tu as sans doute tourné et retourné les pages blanches derrière mon dos tourné; comme la sensation que déjà te voilà oubliée, de toute manière qu'étais ce journal d'autre qu'un de nos énièmes caprices? Moi je suis laide, moi je suis faible soeurette. Alors on frappe comme on peux. Peut être un jour sera t'il sous tes propres coups que je finirais par disparaitre. Alors, sauras tu te frapper à la suite aussi fort que tu m'auras immolée moi? Tu ne peux pas crever à ma faute, oh non tu ne peux pas. Tu seras déjà morte. Sans doute l'est tu déjà, cela fait longtemps que ce qui me restait de sanité a sauté. Quelles belles mortes-vivantes on fait.

    Mais gardons le romanesque, la mort technicolor entre baisers et feu d'artifice, les deux amants immolés dans haine passionnée, l'amour juvénile fauché avant l'heure, l'étreinte de nos chairs disséminées, and all that jazz. Rêvons baisers mordus sanglants et explosions, comme d'autres se gorgeraient de poneys et d'arc-en-ciel; oh qu'elle est belle la destruction. Mais veux tu vraiment savoir? Ca on en aura pas le courage. Nous on veux la vie sans la saisir, la sanité dans notre folie, nous on s'accroche, pour rien, même pas un putain d'espoir au fond de tes beaux yeux, même pas d'amour à se gerber à la figure, rien, non rien. Alors on se perd; encore un peu, on vit quand même. Alors un jour, coma éthylique, anorexie aigue, overdose peut être, les voilà nos belles morts. A present où est-il ton baissé de rideau flamboyant?

    Je sors, je suis lasse. Chanter un peu sur un banc peut être, dans l'espoir qu'on me lancera quelques pièces, les placards sont vides, j'ai faim, fallait encore que tu planques l'argent mais je ne céderais pas, nan je ne céderais pas. Jamais.
    Oh tue moi donc si tu en as le courage.

    Ps : Ce sont simplement les masques qui tombent ma douce. Regarde moi, vois comme je suis faible et sale. Te reconnais tu à présent?
    Ps2: Tiens. Même à remuer d'inutiles souvenirs à présent? Tu me déçois presque Feli.

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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Jeu 19 Mai - 17:45

    Vendredi 13Mai

    Cruelle malédiction, c'est dans le sang Sara. C'est Maman et Papa, c'est notre ADN. Je conçois et comprend. Je ne peux que faire ça de toute façon vu que c'est pareil. Je brandis ce rang de malédiction avec fierté Sara. Même si tes propos m'accaparent. Je ne veux pas être vue dans tes amantes. Je ne veux pas que tu me vois dans leurs yeux. Elles n'ont pas le droit à cette place. Je suis là seule, mais pas dans elles. Je ne veux pas de ta dépendance. Je veux quelque chose de plus poussé, je veux du moléculaire. Respire l'air comme si c'était le mien, comme s'il n'y avait pas de barrière.
    C'est ce que je fais.

    Blow by blow
    I didn't see it coming
    Blow by blow
    Sucker punched

    Sara, tu ne comprend vraiment pas. Je doute, tu sais, en cet instant. Ne tiens tu à la vie pour vouloir en finir si vite? Réveilles-toi amour. Je te préfère luttant que si faible. Je n'accepte pas cette faiblesse dans ton corps. Je ne t'accepte pas si tu lâches. Soit, meurs sous mes coups. Regarde moi périr à la suite, mais pas de violence chérie. Ça sera pire. Bien pire. Je ne veux pas ressentir tes coups, je ne veux pas de tes plaies ouvertes ou phalanges cassées. Je veux lentement tomber dans la mort, sombrer de tout mon corps. Je veux une explosion moléculaire. Je veux comme notre rencontre. Je veux mon sang , qu'il bout, je veux mon coeur qui tourne et mes mains qui tremblent. Je veux mon souffle coupée, mes yeux ouverts, je veux la voir. Je voudrais tellement te rejoindre.
    Penser que la mort pourrait être comme une seconde naissance? Crois-tu que nous ne formerons qu'un de l'autre côté? Plus de Sara, plus de Felipe. Un tout, une sphère représentant nos êtres en une seule et unique entité. Imagine, Sara. Ne serait-ce pas merveilleux? Et un être humain, composé de nous. Notre NOUS. Nous.

    Je divague totalement, cela fait bien quatre heures que je garde ce cahier avec moi comme ultime otage. La maison est si vide. Si je crie, personne ne me répond. Si je meurs, quelqu'un sera là? J'ai des milliers de feuilles étendues à mes pieds, elles ne me servent à rien, ma voix n'a pas le timbre de la tienne. Et tourner encore et encore dans cet immense lit, mes journées sont d'un tel ennui. Maintenant je sais, le regard contre la fenêtre, que je commence à me lasser de cette vie. Il y a ton parfum dans chacune des pièces, des affaires éparpillées partout, même dans la cuisine traîne un chaos total.

    Et si je ne t'aimais pas? Et si, ce Lien, n'était pas avec toi?

    Même mouvement dans le canapé, je m’énerve pour rien, mon esprit est tellement perturbé. Remettre ma vie en ordre est quelque chose que je n'ai jamais fait. J'ai des ultimes questions, des doutes intenses. Et personne pour me répondre. Penser est une tache si difficile, j'aimerai tellement tout abandonner. Juste tester. Et peut être que cette anorexie règle mon problème. Si je ne te ressemble plus, que se passera t-il? Ma maigreur n'est pas assez évidente. Je ne veux plus de ces formes là.
    Je doute Sara.
    Je doute de toi comme je doute de moi.

    C'est sans doute une phase.

    Aujourd'hui il faisait chaud, je l'ai senti sur ma peau quand j'étais étendue sur mon lit.
    J'aimerai savoir ce que tu penses en cet instant. Non plutôt dans l'instant où tu découvriras ce cahier. Je veux tes mots, je veux tes yeux quand ils le fixeront. Prendras-tu attention au corps à côté? Et mon corps en boule, et mes yeux cernés de toutes ces insomnies depuis une semaine. Tu les verras?
    Je suis si lasse de mes coups. Et si nous arrêtions de faire semblant, et si mes mots n'atteignent plus mes lèvres. Et si pour une fois j'ouvrai les yeux.

    Sara, ce n'est pas un acte suicidaire. Je veux tester. Expérimenter seule la chose.
    Peut être ressortirai-je plus forte. Peut être pas. Peut être serai-je plus dépendante à toi.

    Je veux finir ça bien. Le cahier sera dans mes bras, mon corps sur le tapis du salon. Si tu me trouves, penses à que je n'ai pas touché à un seul aliment. Appelle l'hopital.

    J'espère en sortir indemne.

    Sara Flygt, Je t'aime.

    Ps: Je te laisse cette photo si je ne reviens pas.
    http://data.whicdn.com/images/1557285/tumblr_kyagxrS0tc1qzikt0o1_500_large.png?1266999951


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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Ven 20 Mai - 4:29

    Lundi 16 mai

    T’es dégueulasse Felipe, dégueulasse, dégueulasse, dégueulasse! Moche, immonde, basse, pute, conne, et tant d’autres mots que j’aimerais te hurler, en secouant ton corps encore inanimé, comme pour arracher cette putain de vie que t’as grignoté, dégueulasse, c’était dans ces vides là qu’il t’a fallut fuir, dégueulasse! Oh! Griffer tes joues, te crever les yeux, te dévorer la langue pour étouffer tes injures, toutes tes merdes accumulées t’es qu’un immense puis sans fond, mais regarde moi, bon sang Feli’ regarde moi! Et son silence me nargue entre les bips des machines. Tes paupières closes, les mouvements lents de ta poitrine se soulevant doucement, ton visage émacié me transpercent comme tant d’affronts, nausée latente au fond de ma gorge, pour peu j’en gerberais sur tes beaux draps immaculés. Dégueulasse Feli, dégueulasse. C’était mon rôle à moi ça! Mon rôle entend tu mon rôle!

    C’est cela, vautre toi dans ton silence, comme tu te caches derrière tes pages déchirées, derrière tes mots foutus qui veulent plus rien dire. Malheureusement pour toi tu survivras pauvre conne. A deux doigts près et tu claquais ont-ils dit, rythme cardiaque trop ralentit, dénutrition sévère, délicieusement kitsch comme mal à se tamponner sur le front. Moi je te regarde et je vois que des trous, des putains de trous, des trous où n’iront pas tes « je t’aime », des cases vides pour y cocher les fuites, les mensonges les défaites, et toute cette merde que tu refuses de voir. Mais entend tu, verras tu, lorsque plus tard, bien plus tard, après tes yeux ouverts, mes cris, la gifle que tu ne manqueras de te prendre tu liras cela. Tu n’as pas le droit de me tuer. Tu n’as pas le droit de m’abandonner. Jamais. Jamais.

    Et tu en meurs d’envie n’est ce pas? Derrière tes paupières bleutées et tes joues émaciées, tes lèvres hurlent leurs besoins de réponses, toujours ce besoin à contenter, et ai je hurlé ton nom, frappé, crié ta perte et ma peur, ai je ris, ai je pris mon pied encore plus fort dans le corps d’une autre pour t’oublier, vision fantomatique, décharnée, désossée de sentiments, vide de toute, vide de moi, alors ai je pleuré, attendu, rongeant mon angoisse dans la blancheur écarlate des couloirs, éclaboussant les murs de mes larmes de rage et de haine? Car tu auras beau chasser chaque recoin de graisse, chaque recoin de chair, jamais, jamais je ne te quitterais. Je serais tes plus tristes laideurs, tes plus belles faiblesses. Il n’y a pas d’union, mais d’être suprême, pas de NOUS comme tu aime si bien le dire. Il y a moi et toi. Deux connes. Une perdition. Et c’est bien suffisant.

    Alors vois tu je ne te ferais pas ce plaisir là. Claquée pour rien, pour repousser des limites que tu savais déjà rompues. Et remballe donc tes mots d’amours, tes mélodrames et tes mensonges. Dis tu te rappelle quand on jouait à faire semblant ? Comme sur cette image vois tu là, le bonheur écartelé qui s’étire sur nos bouches telle une injure. Alors jouons. Je t’aime aussi Feli’.

    Maintenant je vais sortir un instant de cette chambre je n’en peux plus de tes silences. Me trouver un restaurant, un café, une superette, qu’importe, il me reste quelques billets en poche, empoigner les premiers aliments qui viendront, déchirer l’emballage devant les yeux choques de la caissière, et manger, manger, m’empiffrer jusqu’à en exploser, avant d’en enfourner encore, mastiquer, avaler, ingurgiter, becqueter, bouffer, dévorer, tout ce qui te manques, jusqu’à ce qu’on en déborde, déborde ! Peut être ouvriras tu les yeux en hurlant face à l’abominable vestige bouffit et cellulité, débordements de graisse à en faire hurler des marées de spectateurs qui te pointeront du doigt en huant. Alors reviens. Me frapper, de déchirer, m’écarteler, me lacérer, me laminer, me lapider, arracher tout ce surplus dont tu ne veux pas. Reviens. Reviens.




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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Mar 24 Mai - 20:29


    Mardi 24 Mai
    Peur, froid et frisson ont pris possession de mon corps.

    Il y avait la peur. La terreur alors que cette sensation revenait constamment dans mes veines, comme une façon de dire " Fely, tu es passée par là", la désagréable sensation de ne plus rien avoir. Rien, comme un océan qui aurait tout engloutie. Vide absolue, trou noir dans mon corps. Mes yeux qui ont cherché tellement de temps quelque chose dans cette chambre blanche, sans aucune attache, tu es si seule Felipe, tu n'as plus rien. Mais qui es-tu?! Alors le froid qui reprend possession du corps, comme la mort qui m'avait presque eu, la putain que j'attendais tellement. Les yeux qui ne s'accrochent plus à rien, les draps beaucoup trop froids. C'est dur à vivre, c'est comme une naissance. Mais ce n'est pas l'air qui rentre dans les poumons qui fait mal, c'est le sentiment que là, tout de suite..J'ai failli y rester.

    Les murs blancs m'ont fait peur.
    Je déteste le blanc, c'est tellement pur. Je déteste la perfection. Je veux du sale, du rouge et des traces sur ces perfections. Et dans le méandre des draps, de mes vêtements changés, de tout ce blanc que je voulais hurler, tu as ouvert la porte.

    Et la chaleur qui a envahit mon corps, comme les millions d'atome qui bougeaient intérieurement en moi. Partit le froid, partit le peur et l'horreur du blanc. J'ai perdu la notion de tout. Une deuxième naissance est un mot exact. Je ne te le dirai que par mot sur un journal, mais à ce moment là, Sara...Je t'ai aimé. Aimer comme jamais j'aurai pu le faire. J'avais ton sang dans le mien, je te redécouvrais. Comme si tu avais été effacé de ma mémoire. Comme si un gène, non mon cœur était partit, et qu'il revenait, plus gros.
    Et j'ai pleuré des larmes silencieuses, s'écrasantes sur le lit une à une. J’ai porté mes mains à mes lèvres, les yeux fermés et ai hurlé.
    Hurler à en crever. L’espace de quelque seconde, qu’importait si j’avais l’air faible, si j’avais l’air d’une femme pitoyable. Je venais de frôler la mort et je te retrouvais. Mais rien n’est comparable Sara, rien. Revivre, je veux revivre cela. Avoir mon corps qui ne comprend plus rien, avoir mes pensées qui partent, avoir l’être à l’envers. Je redécouvrais la vie, je te redécouvrais toi, moi, nous.

    Et alors que j’hurlais à m’en déchirer les poumons, tu es venue et pour la toute première fois, tu m’as giflé.

    Je ne veux r’ouvrir les pages que j’ai écrite sur ce journal avant le jour de ma mise à mort. Je veux pas savoir si j’ai changé, si j’ai perdu quelque chose dans cette tentation au suicide. Je m’en fous. Felipe D Flygt est en vie, même si elle pèse quarante kilos, qu’elle est plus que blanche et qu’elle est obligée de se faire assister par sa sœur pendant deux semaines.

    Et re-apprendre à manger, éviter de compter ses calories est si dur. Chaque jour est une épreuve, cinq cent gramme part ci, deux cent gramme part là. Ne plus regarder de miroir, ne plus sortir seule. Dormir beaucoup dans cet énorme lit. Ne rien faire. Ne plus te toucher, ne plus être toucher. Devoir ruminer en silence ton corps si proche, mon ventre serré entre mes mains, il ne reste qu’une semaine. Etre accompagnée, toujours et toujours pour voir si je ne revomis pas tout ce que j’aurai pu avaler. Qu’elle est misérable ta sœur Sara. J’ai voulu mettre fin à ma vie pour t’éviter tant de probleme et me revoilà, frêle, fragile, soumis j’oserai dire et incroyablement handicapée. Quelle tache et quelle plaie.
    Laisse moi dans un coin si tu en a marre de moi, après tout, on ne sait pas promit de prendre soin l’une de l’autre.

    Ps : J’ai faim de fraise.
    Ps 2 : Le pire dans tout ça, c’est que je ne peux plus rien te faire.

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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Ven 10 Juin - 3:20


    Jeudi 09 juin.

    Je suis fatiguée Feli’. Sans doute ne sais pourquoi j’écris ces mots, pourquoi reviens je encore noircir ces pages de mots dérisoires, t’étaler mon dégout et ma haine entre ces quelques lignes que, quoi? Comme pour hurler tout les mots, les putains de maux, que l’on n’ose se jeter à la figure ? Plutôt chuchoter toute cette merde dans l’intimité d’un cahier, enfouir notre linge sale derrière une belle couverture de carton n’est ce pas ? Faibles, lâches, jusqu’aux bout des ongles , dans nos tours et détours, sans doute n’es tu bonne qu’à cela, tourner autour du pot encore et encore, te faire crever à petit feu, pour ne que mieux rassembler tes cendres, ne pas crever pour ne que mieux ne pas vivre. Au fond on est juste comme eux, juste comme elles, tout aussi basses, tout aussi laides, pas plus oh, non, il ne nous reste à peine ce privilège. Toi et moi, deux mortes-vivantes pour l’éternité. Même quand les rides glisseront sur nos visages flasques, même quand nos corps fatigués n’auront plus la force de se faire l’amour comme la haine, faudra t’il encore que l’on se frappe sans être capable de mettre fin à tout cela. Je suis ta déchéance. Et jamais n’ai rien vu d’aussi moche.

    Alors oui j’ai eu envie de tout plaquer. De bruler ces notes, de prendre ma guitare sur une épaule, un sac à dos sur l’autre, et fuir loin, loin de ton frêle à soutenir, de tes repas à surveiller, des tes mèches à tenir au dessus de la cuvette, loin de mon corps squelettique et de mon visage émacié, loin des biles acides que je recrache à travers ta bouche, des pesées, de toute cette merde, de toi, de moi. T’avais pas le droit Feli’ pas le droit. C’était pas dans les règles du jeu.
    Te voir mourir était un spasme. Te voir renaitre est une torture.

    Et je hais la vision de tes formes qui renaissent, je gerbe les images des bouchées que tu engouffres, j’exècre tes bras maigres et le ricanement de la balance, je piétine la rage que tu laisses croitre en moi, j’hurle les mots que ne sauras jamais dire. Frappe moi, sœurette, écorche donc ce beau visage que tu as tenté de faire fondre. Plus de détours.

    Mais assez. Je suis lasse de tes mots tout juste bons à faire sonner les cloches de nos insanités. Silence, à jamais pour toujours, and thou we shall live, telle sera notre malédiction.


    Ps : La ferme.
    Ps 2 : Je commence a croire que tu n'as jamais rien pu.

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MessageSujet: Re: » Diary; Sara & Felipe    Ven 17 Juin - 12:16

    Vendredi 10 juin
    J'ai une boule dans le ventre quand je me regarde dans la glace. J'ai mes formes, je ne vois plus mes os. J'ai si envie de vomir. Là, toute cette laideur, je me préférai mince. Je m'aimai tellement mince, là , je ne vois personne dans ce corps. Cela ne peut être moi, je refuse d'être moi, non non. Et lutter, parce que tu es là, tu surveilles. Ne pas vomir Fely', surtout ne pas vomir. Vomir plus tard peut être, quand tu ne seras plus là, plus tard quand tu seras avec une autre.
    Ma maladie me fait littéralement chier. Être faible, attendre que le temps passe et ne rien faire. Ne plus rien faire. Je me sens légume, incroyablement vieille. Etant sur mon lit, je fixe le plafond, serrant mes côtes. Je ne les sens presque plus. Je suis si moche.

    J'ai envie de hurler.
    J'ai envie de vomir.

    Je me suis levée aujourd'hui. J'ai eu la force de lutter avec ma faiblesse. J'ai soulevé ma carcasse pour aller dans le salon. Là, je me suis écroulée sur le canapé, comme si j'avais couru un marathon. Mes poignets m'ont démangé. Des fourmis dans tout le corps. Et j'avais l'air si flasque Sara. Un vers. Un vers qui n'arrivait pas à bouger correctement. J'ai pleuré, je n'arrivais même pas à prendre la télécommande. Roulée en boule durant une journée entière, j'ai pleuré, pleuré et encore pleuré. Je me suis endormie je ne sais quand.

    J'ai compris. Je ne demanderai plus rien. Je ne crierai plus, je ne ferai plus rien. Rien rien, Fely aurait du crever ce jour là. Fely aurait du ne jamais plus manger et juste crever seule.
    Je le fait que tu sois ma jumelle.
    Je ne te ressemble pas.
    Et ça m'enerve
    .

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