Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 All you need is me { Sara

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Never There


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MessageSujet: All you need is me { Sara    Jeu 5 Mai - 18:39

If I Imagine you, Body next to another.




When you wake what is it that you think of most?
When your bed is empty do you really sleep alone?
If I imagine you, body next to another.
}


    Ca aurait pu être – éventuellement- une soirée vraiment banale. Elle aurait pu sortir pour trouver un genre de réconfort dans les bras d’une énième fille tout en lançant un regard hautain à l’être humain qui lui sert de liée. Elle aurait pu se demerder pour lui faire une crasse quelquonque, la tune arrangeant de toute façon tous ses problèmes. Elle aurait pu aussi faire sa grosse pute, jouer avec elle parce qu’elle aime ce jeu dans lequel elles vivent toutes les deux, des étoiles dans le ventre, les lèvres légèrement pincées. S’il cela n’était qu’elle, elle aurait donc pu la faire souffrir, la déchirer, encore et encore comme une vulgaire feuille de papier, comme ses feuilles où ses chansons ne s’impriment plus, découragée ou pas assez enragée ? Parce qu’après tout, quelque part, elle n’existait que pour combler un manque, parce que sans elle, il n’y aurait rien. Pas de frisson dans l’équine. Pas de passion dans ses mots qu’elle lui cache.
    Aujourd’hui aurait pu donc être une journée plutôt banale, bercée par les coups de pute qui ne le sont plus tellement c’est habituel, tellement que ça définit le personnage inhumain qu’est Felipe. De toute façon, pour tout dire, elle voulait même pas sortir.

    Il devait être 22 heures quand elle était revenue chez elle. La clé tournée dans la serrure, elle ne se doutait vraiment pas de la tournure de la soirée. Bref, passant devant le miroir fixé au mur de l’entrée, elle remit nerveusement sa frange sur ses yeux. Un tic qu’elle avait depuis toujours. Les mains dans les poches, elle se dirigea dans la troisième pièce de gauche, à savoir la cuisine. Le vert de cette dernière avait un truc qui repoussait toujours Felipe quand elle rentrait dedans. Les gouts de son père avaient toujours été quelque chose de vraiment improbable à capter. Comme par exemple ; le violet qu’il avait tant voulu fouttre dans les toilettes…et je parle même pas de la gueule de la baignoire. Bon okay, elle est en forme de crabe, toujours était-il que Fely n’avait absolument pas héritée des gouts glauques de son père, et soyons en content.
    Ouvrant le placard rose flash, elle regarda ce qu’il pouvait bien rester à encore bouffer dans cette maison. Des chips, des chips, du Nutella et encore des chips. Parfait, elles ne mourront pas de crise de cholestérol dans la semaine. Regardant nerveusement les paquets de chips et son ventre, elle ferma le placard sans rien prendre. Elle prit dans un autre placard un énorme verre et le remplit d’eau avant de l’engloutir entièrement.

    « Tu n’as pas faim Felipe. Tu n’as absolument pas faim ».
    Rendue dans sa chambre, elle chercha dans son placard ce qui pouvait éventuellement lui servir de pyg, et en tira une longue chemise d’homme. Elle adorait dormir en chemise blanche, lui tombant jusqu’à ses fesses. Ca la changeait tellement, et puis il faisait une chaleur à crever dans la baraque. Trainant ses doigts sur sa guitare, elle sourit. Au sol, des dizaines de feuilles de chanson et pensée. Tournant autour de Sara. Elle aimait lui écrire des paroles, la voir perplexe, en larmes ou en colère quand elle les lisait devant elle. Peut être était-ce une façon de lui lancer des « Je t’aime » désespéré ?
    Possible.
    Et maintenant, étalée sur son immense lit, elle pensait à Emy. Elle y pensait, revoyant leur dispute, revoyant tellement de choses de leur quotidien, de leur vie passée toutes les deux, même si elle est volage, même si personne ne lui convient, elles étaient restées 2 ans ensemble. Ce n’était pas des larmes sur son visage, non ce n’était pas des putains de larme qui coulaient. Elle ne l’aimait pas. Elle voulait juste trouvée quelqu’un avec qui ne pas être seule la nuit. Un corps proche du sien, tout le temps. Pas une putain d’âme sœur.
    Rabattue sur son lit, elle fixait le mur. Tirant de sa table de chevet la petite trappe, elle en sortit une toute petite bouteille de Caipirinha, un cadeau de voyage de son père avant qu’il ne crève. Il fallait le dire tout de suite, Felipe ne tient absolument pas l’alcool, alors au bout de la deuxième gorgée, elle était déjà folle.
    Et elle batifolait, marchant sur un pied dans l’énorme baraque, la bouteille encore à la main, pleurant. L’alcool avait, chez elle, la désagréable fonction de la rendre totalement faible. Et elle ressassait tout, et sa rencontre avec Sara, et sa séparation avec Emily, et sa faim qu’elle cachait.
    Faible et incroyablement pitoyable.

    Et cette salope qui rentrait pas. Elle lui manquait cette fille, elle la voulait, là, maintenant, entre deux crises de larme, enfermée dans l’ignoble salle de bain au ton violet. Il n’y avait rien de bien bon à tomber bas pour sa sœur. Vraiment rien de bon.

    C’est la tête qui explose. C’est le cœur qui s’emballe alors qu’elle fixe l’horloge et prie pour qu’elle rentre vite, que son corps ne supportera pas d’être encore loin du sien. Et faiblesse dans tout ça lorsqu’elle coince sa tête dans ses bras, les jambes rabattues contre son frêle corps. Felipe est une lâche. Felipe est terriblement faible. Et des paroles lui viennent en tête, mais qui peut s’en foutre ? Elle n’est pas là.
    « Sara »




    [ Le plus dur est de te faire sortir de ma tête.]


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MessageSujet: Re: All you need is me { Sara    Mer 22 Juin - 0:52



    Je suis fichue tu sais mon amour?

    -Pictures of you, pictures of me, hung upon your wall, for the world to see …*

    Mes doigts tripotent le verre vide. Dos tourné à la scène où une autre voix retentit, chantant des mots sans sens, des mots de regrets et de beautés inachevés, je pousse un soupir. J’ai le cœur au bord des lèvres, et surtout, surtout. Je suis désespérément sobre.

    -Remind us all of what we used to be …

    Et je crois qu’à cet instant je n’aurais qu’une envie, me lever d’un coup sec, traverser le petit groupe qui s’agite bras levés devant la scène au rythme de la musique, à coups de coudes et d’injures, et lui arracher sa guitare et ses mots passés à cette catin sans visage, lui hurler que tout cela n’est que mensonges, foutaises, conneries pures dont on s’abreuve comme pour oublier, le passé n’existe plus, le futur n’est jamais noué, toute notre vie n’est qu’un immense bordel, une seule seconde qui s’enflamme et se meurt à l’infini. Et qu’importe les amours que l’on noue, les beautés dont on se joue. Au fond, on est tous part de la même merde humaine, eternels déchets dans ce dépotoir qu’est l’humanité. A s’en griffer un peu plus fort comme pour oublier, à teinter d’amour nos baisers afin d’en effacer les morsures.
    En réalité on ne sait que se détruire à petit feu.

    -J’en ai marre, je me casse.

    Mots marmonnés entre mes dents, je dépose un billet sur le comptoir avec un regard appuyé vers le barman, et me lève avant de me diriger vers la sortie. La soirée vient à peine de commencer, pourtant. Mais ce soir je me sens lasse, si lasse, ce soir il n’y aura de verres enfilés jusqu’au petit matin comme pour oublier que le monde tourne trop vite, que l’on ne s’aime jamais trop fort, pas de cuite monumentale, de bile amère à pleins flots le long du caniveau, ou sur le pallier de la vieille Angström –depuis le temps que celle-ci critique mes chansons, nos chansons- pas de gueule de bois au petit matin dans un lit inconnu, pas de chansonnette poussée de bars en bars, lancée à des oreilles inattentives jusqu'à ce que le jour se charge de tuer l’ivresse. Et surtout, surtout. Pas de Felipe aux yeux rageurs et aux « où étais tu ? » qui flambent, pas de Felipe et sa jalousie qui flanche, pas de « j’ai été une très vilaine petite fille si tu savais … » à lui murmurer à l’oreille comme un rituel, un bienvenue, avant de mordre doucement ses lèvres, en une cruelle soumission, et se perdre dans ses étreintes haineuses, dans ses bras qui ne mentent pas, lorsque ses mains distillent l’orage. Mais qu’importe. Tu trouveras toujours moyen de frapper, quelles que soient les circonstances, ne crois tu sœurette ?

    Lorsque je pousse la porte, je sais déjà qu’elle est là. Il n’y a que sa présence pour réveiller aussi fort l’acide qui me sommeille au fond du cœur. Doucement je m’approche, pas de loups, bien trop droits, moi aussi j’aurais aimé voir comme toi Feli, dans ton beau monde qui tangue, j’aurais aimé crier désespoir et solitude du haut de mes beaux paradis artificiels, mais ce soir je serais moche sans faux-fuyants, avec mes larmes au gout fade, et ma peau que tu arraches. Ce soir je n’aurais pas d’excuses, tandis que doucement je me penche, mes lèvres sur le recoin de ta bouche, humer ton haleine d’alcool et de solitudes, mais tout cela n’a pas d’importance, au fond, on est tous aussi paumés l’un que l’autre, et on aura beau s’accrocher, s’aimer comme des chiens, hurler l’amour comme à la mort, personne, non personne, ne pourra jamais rien pour personne. Moi encore moins pour toi. Au moins ne sera tu seule dans ta chute.
    J’aurais préféré que tu le sois.

    - Regarde toi donc. Encore un instant, et tu semblerais plus faible que moi.

    J’aurais préféré m’exploser le cœur encore à l’infini dans des bras inconnus plutôt que de connaitre les tiens. Aimer sans visage et sans lendemain, plutôt que de retrouver le tien dans toutes les pupilles. Crever tout court plutôt que de vivre pour toi.
    Qu’attends tu pour m’écorcher vive?

    Malade de nos folies, emplie de betises et de perdition jusqu'a la moelle. Perdue dans ton visage, noyee au fond de tes os. Condamnee avant l'heure. Tienne à jamais.


*The last goodbye – Pictures of you



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