Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Purity you said ? - Appartement d'Autumn

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Sleepless


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MessageSujet: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Mer 3 Nov - 20:29

Ah, il se sent si seul, si sale, il est si triste. Passer une journée dans la tête d'Autumn c'est un bon pour désespoir land. Mais là il fait des efforts il fait genre il est plutôt de bonne humeur - parce qu'il est comme ça le brun, c'est un gamin, parfois sans raison, il gambade dans les près (mais en vrai, c'est pour prendre de l'élan avant de sauter).
Il jette un regard à la jeune fille qui marche à ses côtés, ils ont parlé lentement tout le long du chemin grelottant l'un l'autre du froid mordant.

Il ouvre la porte de l'immeuble crasseux et la laisse passer devant. Derrière son visage impassible il ne fait que ruminer sa mort et son vide, ça ne le lasse jamais, alors tant pis si ça lasse les autres - on est égoïste ou on n'est pas.
Ils entrent dans l'ascenseur qui s'arrête au troisième étage, Absynthe s'engouffre dans le couloir dont la lumière ne répond plus et Autumn la devance pour ouvrir rapidement la porte de son studio miteux. En réalité "studio" est un bien grand mot puisqu'Autumn n'a jamais payé que de loyer en nature et que son propriétaire - probablement une sorte de mafioso bizarre - n'est en Suède que quelques semaines par an ne se souciant aucunement de qui squatte ou non les nombreux immeubles qu'il possède dans le quartier pouilleux. S'il se passe quoi que ce soit, il pourra toujours y mettre le feu. C'est plus simple ainsi.
Et Autumn, il rêve en silence qu'on y mette le feu un jour où il dormirait dedans. (Mais en vrai, il est insomniaque le chéri, je veux dire, on peut pas être dark et émo en son soi intérieur si on arrive à aligner plus d'une heure de sommeil tous les deux jours, tss, amateurs.)

Il laisse passer la jeune fille devant lui et la regarde prendre ses aises dans l'appartement crasseux où un matelas à même le sol se dégonfle lentement. Un frigo agonise dans un coin - un miracle qu'il marche encore (le jour où il puera, ça veut dire qu'il ne marchera plus, c'est Absynthe qui l'a dit, Autumn lui a répondu qu'elle devrait faire sa thèse sur la survie des appareils électroménagers dans des environnements hostiles mais elle a dit qu'elle ne pensait pas ça très intéressant. ça l'avait beaucoup vexé.)
Ce qui est génial chez Autumn, c'est qu'on a pas à enlever notre pull - puisque vu qu'il n'y a pas de chauffage, on crève un peu de froid. En réalité, il a récupéré un vieux poêle dans la rue l'autre jour, mais il sait pas trop comment s'en servir, et il doit bien aimer avoir froid - ça lui rappelle son SI GRAND MALHEUR.

- Les Black Jacks sont dans le coin là, qu'il dit en montrant du doigt le coin derrière Absynthe où sont empilés quelques livres crasseux. Il n'a pas lu de mangas depuis très longtemps mais il en a gardé certains, datant d'une enfance lointaine où il vivait encore à l'orphelinat.
Sans regarder sa réaction, il s'en va vers sa cuisinière (parce qu'il a une sorte de kitchenette pas vraiment aux normes à côté du frigo, avec une cuisinière de deux brûleurs plutôt crades et un vieux four à micro ondes antique) et met du lait à chauffer histoire qu'ils ne crèvent pas de froid. Que lui crève de froid, il s'en fout, mais il veut pas crever devant quelqu'un d'autre, c'est tout (que l'autre crève par contre, ça ne le regarde pas, n'est-ce pas ?)

Ils ont acheté de quoi faire un gâteau au chocolat en passant mais il se dit qu'ils feront ça plus tard, le flemmard. Il vient s'assoir à côté de la brune sur le matelas étrangement moelleux et sort un magnifique laptop de dessous son oreiller - le genre tout dernier sorti, avec écran tactile et poids plume. Parfois, les clients peuvent être plutôt généreux (et les voisins peu protecteurs concernant leurs clés réseaux).
Il ouvre l'ordinateur ignorant le regard intrigué - amusé ? - d'Absynthe oubliant cependant qu'il ne l'avait que laissé en veille, et que la première chose affichée sur l'écran est le test de pureté.
N'étant pas réellement fier de ses "exploits", le jeune homme ferme rapidement la fenêtre, espérant être passé inaperçu.
Le petit naïf.


Spoiler:
 



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Dernière édition par Autumn A. Campbell le Dim 26 Déc - 13:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Lun 8 Nov - 21:39

Spoiler:
 

    C'était toujours drôle d'aller chez Autumn. La brune, elle avait toujours aimé ça. Car le brun, il mettait toujours un grand non soin à présenter un appartement magnifiquement glauque à tous ceux qui tentaient de le visiter. Absynthe était habituée. Elle rigole maintenant en entrant, de voir que rien ne change chez ce mec depuis des années, décidément. Elle rigole aussi, car elle ne change pas non plus. Elle s'assoit toujours au même endroit du matelas ; pas l'endroit le plus déglingué, mais pas le plus confortable non plus. Et puis, elle le laisse faire ses trucs, il est grand, il est chez lui. Elle regarde d'un œil absent le tas de livres qu'il lui indique par dessus son épaule. D'un effort surhumain -mais Absynthe le fait car elle est formidable-, elle se lève et se traîne jeter un coup d'œil aux livres vieux et moches qui traînent là, en aussi piteux état que le reste de l'appart. Elle finit par trouver les Black Jack. Les cinq premiers. Elle les prend, et l'un d'entre eux manque de se couper en deux, bien au milieu de la tranche. Elle est prise d'une petit rire stupide. Absynthe n'aime pas vraiment rire, car souvent chez elle, le rire est nerveux. Pas vraiment heureux. Laissez-la dans sa noirceur.
    Elle se relève, et va ranger -non, pardon, poser- les mangas sur son manteau. Ben oui, elle n'avait pas de sac avec elle. Ils avaient survécu à des années dans l'appartement d'Autumn, alors ils n'allaient pas terminer d'agoniser dans le vent glacé de la Suède (surtout s'ils étaient bien au chaud contre la poitrine moelleuse de la jeune fille qui tente de les protéger de la neige)

    Enfin bref. L'autre brun va faire chauffer du lait, et puis il vient s'assoir à côté d'elle. Il sort un magnifique ordinateur portable. Elle ricane. Elle pense savoir d'où il vient. Il y a eu une époque où Absynthe se demandait quel genre de travail pouvait bien faire Autumn pour ainsi réussir à survivre. Des petits détails ici et là l'avaient confortée dans son idée, bien qu'elle ne lui en ai jamais parlé. Il n'y avait pas besoin d'en parler, non? Ça ne servirait franchement à rien. Elle aurait envie de se lever, de marcher dans la pièce pour se réchauffer. Elle lorgne d'un œil envieux le poêle en fonte noire. C'est la première fois de sa vie qu'elle en voit un, elle est subjuguée. Mais que c'est beau ! C'est beau, certainement, car c'est noir. C'est une évidence. Et puis aussi, accessoirement, parce que c'est vieux. Dans le sens qu'on en fait plus, donc c'est rare. Alors c'est beau. Absynthe, parfois, elle trouvait des maladies rares belles, parce qu'elles étaient rares. N'y cherchez aucune logique, la brune a aussi le droit d'avoir ses lubies, non ? Ben la lubie d'Absynthe c'était d'apprendre par cœur des noms de maladies orphelines, et d'imaginer qu'elle réussissait à les soigner toutes en leur inoculant de la beauté. Que le monde serait parfait si l'on pouvait soigner ainsi, avec de la beauté, de la joie, un sourire, ou même des larmes, de l'espoir.
    Ne faîtes pas attention à elle, elle part dans de grands délires lyriques quand elle est fatiguée. Mais il n'empêche qu'elle est bien contente de trifouiller dans des tissus ensanglantés lors des séances de dissection. Elle pense qu'elle sauvera des gens. La naïve. La seule personne qu'elle veut sauver est assise à côté d'elle, et sa maladie est incurable. Du moins, pas par les médecins du corps comme elle. Et puis elle n'est qu'en deuxième année, elle en a encore pour au moins huit ans, la gamine.

    Elle regarde, intéressée, l'écran qui s'affiche devant elle. Test de pureté. Autumn y a joué en anglais. Elle a déjà entendu parler de cette application, qui vous donnait des points en fonction des "exploits" effectués dans le domaine de la boisson, de la drogue ou du sexe. Le brun cache bien vite l'écran. Elle ricane.


    "Apportez la camisole. Hum. C'est assez merveilleux de parvenir à obtenir autant de points dans un tel test."

    Ya une lueur un peu malsaine dans les yeux d'Autumn. Absynthe sait ce qu'il pense, là, maintenant. Il veut qu'elle effectue le test. Elle évite son regard un instant, pauvre petite vierge effarouchée. Elle qui ne se droguait pas, elle n'aurait que de rares points dans la boisson. C'est certain. En fait, elle est certaine qu'Autumn veut lui faire faire le test pour pouvoir expressément se moquer d'elle. Elle soupire fort, et se cale mieux sur le matelas alors que le brun ouvre une nouvelle page de navigateur pour commencer le test. Elle se sent un peu mal à l'aise. A peine ; Autumn est capable de répondre à toutes les questions à sa place sans qu'elle ait son mot à dire. Et surtout, sans qu'il ne se trompe. C'était assez déprimant. Le test commence. Elle n'a pas le droit à la parole.

    • Avez-vous déjà ri du malheur de quelqu'un ? Oui
    • Avez vous déjà ri d'une personne mentalement ou physiquement handicapée ? (là, il hésite un peu, puis coche oui. Absynthe grogne)
    • Avez-vous déjà goûté à l'alcool ? (il fait mine de mettre non. Elle fronce les sourcils et il coche oui.)
    • Avez-vous déjà été ivre ?


    Et là, il coche oui. Absynthe ne comprend pas en le voyant ricaner. Il chuchote un truc du genre "tu te souviens pas ?" Et puis elle se souvient. Ils ne se connaissaient pas depuis longtemps, et, durant une fête, elle avait, assez bêtement, confondu une bouteille d'eau minérale avec de la vodka. Elle était assoiffée et avait bu la moitié de la bouteille d'un coup avant de se rendre compte que c'était de l'alcool. Elle n'avait pas été très bien par la suite, et Autumn devait l'avoir raccompagnée chez elle.
    Son regard se fit fuyant, et Autumn continua.


    • Avez-vous déjà participé à des jeux à boire ? Oui (elle hoche la tête en pinçant les lèvres.)
    • Etes-vous déjà tombé(e) parce que vous étiez trop ivre ? (il coche oui, et ricane de plus belle. Ce devait être la même soirée.)
    • Avez-vous déjà bu assez pour vomir ?


    Là il s'arrête et l'interroge du regard. Elle hausse les épaules, se gratte la tête, réfléchit un peu. Et puis fait non. Non, elle avait vomi à sa première dissection humaine, mais jamais en étant cuitée. C'était certain.
    La suite s'annonçait mal. Ahem.
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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Dim 14 Nov - 16:35

Au départ il ne voulait pas, il se disait que ça serait un peu déplacé, un peu lourd. Il se dirait même qu'il deviendrait méchant – il se connait trop, il est trop moqueur, trop cynique pour ce genre de choses. Autumn n'est pas vraiment le genre de personnes à qui l'on se laisserait aller à faire des confidences sur l'oreiller – on aurait bien trop peur qu'il éclate de rire quand on lui dirait qu'on est très triste depuis la mort de Maman. Bah oui parce qu'on le sait tous, Autumn, c'est LE PLUS MALHEUREUX DU MONDE. Tout lui fait la gueule, tout lui casse la gueule. On pourrait croire qu'il le cherche mais non ! Bien sûr que non ! Autumn, c'est la personne LA PLUS INNOCENTE DU MONDE. Il fait que sourire et gambader dans les champs et pourtant, bah tout le monde il le déteste. Mais c'est parce que tout le monde est moche.
Et lui, Autumn, lui, il est tellement beau.
Ils sont tous jaloux.
Nah.

Il commence le test à sa place après lui avoir lancé des regards pseudo énigmatiques qu'il sait plutôt inquiétants. Il joue de ses effets avec brio, habitué aux réactions de son amie, de sa chair (parce qu'Absynthe c'est un peu sa fille qu'il a eu dans une autre vie où il aurait été plus vieux qu'elle). Il répond aux questions sans hésiter, s'amusant de mieux se souvenir des déboires de la jeune fille qu'elle n'y arrive elle-même. Autumn n'est pas fier de ce qu'il fait, de sa perdition qu'il dégueule pourtant aux yeux du monde. Pourtant, d'enfoncer sa meilleure amie, il trouve ça très drôle.
Il continue, implacable, ignorant ses petits tics gênés.

  • Avez-vous déjà vomi sur vous ou sur quelqu'un d'autre ? (il ricane à nouveau, lui jette un regard, persuadé qu'elle ne se souvient pas. Généralement, on ne vomit pas qu'une fois en une soirée. Ignorant son soupir, il coche oui.)
  • Vous êtes-vous déjà réveillée sans vous rappeler ce que vous aviez fait la nuit précédente ? (Sans la regarder, il coche un Oui implacable et murmure « On dirait bien, hein », amusé.)
  • Vous êtes vous déjà fait sortir d'un bar ou d'une boîte de force ? (Il lui jette un regard qui lui semble dire « A ton avis, Chéri ? », fait mine d'hésiter, puis coche non. Il l'avait sortie avant, cette fameuse soirée. Y'en aura d'autres pour faire l'expérience du doux câlin des videurs – parce que lui, évidemment, il a TOUT vécu, il est TELLEMENT blasé, il ne peut QUE crever, Ah, pauvre Autumn.)

Il enchaine les questions, essayant d'oublier le froid.

  • Avez-vous déjà participé à un barathon ? (tous les bars d'une ville ou d'une rue) Non.
  • Buvez vous régulièrement (au moins trois fois par semaine) ? (il pousse un petit rire) Non.
  • Vous êtes-vous déjà endormi(e) ou évanoui(e) dans un bar ou une boîte ? (il murmure quelque chose comme « d'un côté; je n'étais pas toujours là, qui sait... » et jette un regard cruel à Absynthe mais, bon prince, clique quand même sur Non.)


Il pousse un soupir et un bâillement lui échappe. Il se souvient du lait, et jette un regard – la casserole, recouverte d'un couvercle, tremble et frémit. Il grogne un juron et pose sans trop de délicatesse l'ordinateur – qui commence à chauffer délicatement – sur les jambes de la jeune fille et se lève lennnntement (parce que c'est une loque, une vraie) pour gravir les quelques mètres immenses qui le séparent de la casserole frémissante.
Il part du principe que derrière lui, Absynthe continue le test, puisqu'il entend quelques clics. Il lui adresse un « Hey, tu peux me lire tes réponses ? Je te fais pas confiance, moi », et au son de la voix monotone de la belle brune, le brun aux lèvres pulpeuses (okay, je voulais juste absolument le dire, c'est vrai qu'il a des lèvres ENORMES ce mec quoi) s'occupe de transvaser le lait brûlant dans des tasses ébréchées où une sous marque de Nesquik n'attend que d'être dilué dans le liquide salvateur.
Il mélange pendant quelques secondes le chocolat chaud fumant écoutant d'une oreille distraite les réponses données par la jeune fille qui restent sans surprise – puisqu'elle n'a jamais consommé de drogues. Autumn pourrait facilement y remédier – mais qu'elle en serait l'intérêt. Il ne connait que trop les déboires de tout ça, ah, oui, il ne connait que trop, il est tellement triste, tellement vide, et blablabla. A force, on connait le refrain.
Autumn s'assoit sur le matelas et tend la tasse Bugs Bunny à la jeune fille – son officielle depuis qu'elle vient ici, c'est même elle qui l'a apportée. Il reprend l'ordinateur de ses genoux ignorant son râle de désapprobation – faut dire que ça tient chaud. Indifférent à sa souffrance, il se glisse sous la couette et prend une gorgée de la boisson.
Le destin fait bien les choses. (bien que, soyons clair, qui croit réellement au destin ? Certainement pas lui.)

  • Avez-vous déjà eu un rendez-vous amoureux ?

Il sourit et se tourne vers la jeune fille, il lit la question à haute voix, rapprochant son visage du sien.
« - Mais oui, Seven (il appuie sur son prénom), as-tu déjà eu un rendez-vous amoureux ? »
Evidemment qu'il connait la réponse. C'est juste plus drôle si elle veut bien le cracher.



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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Sam 20 Nov - 15:54

    C'est fou comme ce mec retient mieux ses frasques qu'elle. Elle est certaine qu'il pourrait réciter par cœur toutes les fois où il l'a vue bourrée. C'est même pas drôle d'abord, c'est quoi ce gamin qui pense qu'il a la science infuse, hein ? Un jour elle lui dira qu'à force de boire il va entourer son foie de cellules adipeuses et mourir de cirrhose doublée d'un diabète violent, et qu'en plus il aura le sida. Sale chancre.
    Mais elle ne lui dit pas, car non, même si elle est habituée à ce que ce mec lui fasse TOUJOURS les quatre cents coups, tous les jours que le bon dieu fait (quoique, pas sûr qu'il soit vraiment bon le dieu, puisqu'il laisse crever les gens), et donc même si elle est habituée, elle est persuadée qu'il va s'en sortir, qu'il va redevenir gentil, parce que oui, elle a l'impression qu'il est gentil parfois avec elle. Alors elle recherche toujours les moments où elle a l'impression qu'il est gentil ! Ce qu'elle est naïve.

    Elle le regarde terminer les questions sur l'alcool d'un œil torve, impressionnée par le fait que la majorité de ses points allaient découler de la beuverie. Elle n'espérait pas trop de la suite des questions.
    Et puis il la laisse en plan, et va s'occuper du lait (il doit avoir un radar à lait qui bout, Absynthe elle ne se lève, alarmée, que quand elle l'entend déborder, ou carrément cramer.) Elle prend l'ordinateur sur ses genoux, soupire en voyant la question, se racle la gorge, et parle bien fort pour qu'il entende (il est un peu dur de l'oreille parfois, pauvre ptit vieux.)


    "
    • Avez-vous déjà essayé les drogues ? Non. Je sens que ça va aller vite.
    • Avez-vous déjà acheté de la drogue ? Si ! un jour, pour toi. Tu m'avais fait une colère pour un shoot, j'avais du braver le froid et ton dealer pour te la ramener, cette foutue dose.
    • Avez-vous déjà vendu de la drogue ? Heu, ça, non par contre.
    • Avez-vous déjà eu un mauvais trip ? Non. (mais j'ai vu des gens en faire)
    • Avez-vous déjà initié quelqu'un aux drogues en général ? Non (c'est plutôt moi qu'on aurait initié)
    • Avez-vous déjà été ivre ou défoncé(e) pendant plus de 48 heures ? Heu, mon maximum ça a du être douze heures... d'ivresse hein.
    "


    Il revient avec les mugs pleins de chocolat fumant. Des petites lumières s'allument dans les yeux de la froide jeune fille quand elle prend entre ses mains gelées le sacrosaint mug Bugs Bunny. Ces dessins animés la faisaient mourir de rire quand elle était encore aux USA. Elle aurait tué pour ne pas rater son épisode journalier de Bugs Bunny. Depuis, le lapin reste toujours une de ses grandes idoles. Elle rouspète quand il reprend l'ordi, mais vu qu'il a la bonne idée de sortir la couette, elle se rapproche de lui et fixe l'écran. Et bug un peu. Et ... Elle évite le regard du brun. Elle aurait presque envie de ne pas lui répondre. Mais il a utilisé son prénom, et ça ne va pas du tout le faire. Finalement, elle soutient son regard et appuie ses syllabes en répondant.

    "Ab-syn-the. Non, il ne me semble pas. Mais toi, Aaron, depuis quand n'en as-tu pas eu, un vrai rendez-vous amoureux ?"

    Et voilà, boumbadaboum, monsieur et madame son vexés, ils se regardent, pincent les lèvres, se jaugent, se défient, lèvent un sourcil, font les mêmes expressions en même temps, s'exaspèrent mutuellement, puis finalement Autumn décide qu'il a envie de continuer le test. Pour remplir le temps ? Parce que, décidément, il doit penser qu'elle ne comprend rien à rien et que c'est lui le plus souffrant des deux ? Certainement. Elle est tentée de soupirer très fort, mais se retient. En fait, elle a commencé à soupirer, mais le soupir lui reste au travers de la gorge quand elle regarde la question suivante. Ah, ah, ah. C'est drôle. Franchement drôle. Qu'est-ce qu'elle peut répondre à ça, elle ? Elle a déjà embrassé ou peloté quelqu'un ? Il y a bien eu des baisers qu'elle a échangé avec des inconnus lors du "fameux" jeux de la bouteille, mais elle doute que son ami soit suffisamment beau joueur pour accepter une telle réponse. Alors elle se creuse la tête, cherche dans sa petite grande mémoire de scientifique maudit (oui, Absynthe n'est pas assez artiste pour se sentir poète maudite, elle sera juste scientifique), elle cherche elle cherche ! Mais elle ne trouve pas. Rien de rien de rien de RIEN.

    Et puis soudain, elle a une illumination. On aurait été dans un dessin animé, une ampoule se serait allumée au-dessus de sa tête, et son sourire aurait fendu son visage jusqu'aux oreilles au moins. Elle se penche vers Autumn, qui tend l'oreille avec un vieux sourire pour entendre la réponse, certain qu'elle va lui chuchoter un 'non' amer. Et puis, vite vite, elle l'embrasse sur les lèvres, tout petit petit smack de rien du tout, qui ne fait même pas de bruit, et ses lèvres son des petits papillons rouge pâle qui s'envolent à peine après s'être posés. Très contente d'elle-même, et s'activant avant que l'information ne monte correctement au cerveau embrumé de drogues d'Autumn, elle met son doigt sur le touch pad.


    • Avez-vous déjà embrassé et/ou peloté quelqu'un ? OUI !!! (victoire)
    • Avez-vous déjà embrassé et/ou peloté quelqu'un jusqu'à l'orgasme ? Non. Elle est belle joueuse quand même.
    • Avez-vous déjà eu des relations sexuelles ?


    Là ça coince. Absynthe fait quelque chose qui ne lui arrive strictement JAMAIS. Elle rougit. Oh, pas beaucoup. Mais largement assez pour qu'Autumn s'en aperçoive. Elle détourne le regard et grogne un:

    "Ben à ton avis ? Tch."
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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Dim 12 Déc - 11:48

Mais genre. Genre. GENRE. Il fait des grimaces, la regarde, la jauge, il boude, il grogne. Nan, mais GENRE, quoi. Bien sûr qu'il a eu des rendez vous amoureux ! Tssss. Tch. Grrr.
Cette fille l'agace. Stupide. Elle se croit drôle. Nianianianianiania. Il en a tout le temps, des vrais rendez-vous amoureux. Il a même beaucoup de succès. Il peut pas MARCHER dans la rue sans qu'on l'aborde, qu'ils lui sautent tous dessus. (oui ils, c'est plus simples avec les mecs, pour Autumn, avec son air de vierge blasée).
Gamine sans expérience qui se croit drôle.

Nianiania.

Il reprend le test, décidant d'ignorer plutôt que d'envenimer – parce qu'il se connait, il est capable d'être réellement vexé pour rien du tout, il sait parfaitement que c'est stupide, mais non, il est vexé, cet imbécile, et il se sent con – parce qu'il l'est – mais il reste bloqué sur ses positions, comme un gamin, de quatre ans, qui veut un CHAUSSON aux pommes, et pas une TARTE au pomme. Le genre de différences fondamentales, qui changent tout.
Non mais on rigole pas avec les pommes, de toute façon.
  • Avez-vous déjà embrassé et/ou peloté quelqu'un ?


Il lui jette un regard torve, attendant cette réponse qu'il ne connait que trop. Eeeet non. Absynthe n'a jamais embrassé qui que ce soit, n'est-ce pas ? Oh, peut-être, dans son extrême jeunesse, a t-elle eu un amour d'enfance dont elle ne lui aurait pas parlé, qui lui aurait glissé un petit baiser furtif dans un coin obscure des toilettes se savant observé par leurs petits camarades suceurs de rumeurs – là étant tout l'intérêt. Peut-être encore avait-elle été trainée par d'autres dans le jeu pré adolescents de la bouteille – chose qu'elle regrette sûrement aujourd'hui, qui laisse un goût amer de stupidité hormonale. Tout ça ne compte pas, ça serait trop simple. Il n'est pas d'humeur magnanime.

Elle se penche vers lui et il tend l'oreille à l'attende de sa réponse, qui n'arrive pas. Elle reste quelques secondes à respirer près de lui et il commence à se dire que tant de proximité lui provoque sûrement une attaque. Ce qui serait plutôt amusant. Tout le monde sait que Seven est amoureuse d'Autumn – surtout lui (ça le flatte, que voulez-vous, on est narcissique,ou on ne l'est pas. Implacable.)
Elle dépose par surprise un petit baiser volatile sur ses lèvres pleines. Il n'a pas le réflexe – ou l'envie – de fermer les yeux observant au plus près les pores de la peau de son amie. Il a un peu l'impression d'embrasser sa fille. Il n'a pas le temps de réagir qu'elle clique sur « oui » un grand sourire sur son visage. Il finit par réagir, lui lançant un sourire amusé. Il n'a franchement rien senti, on aurait dit une vraie gamine. C'est trop mignon.
Il se dit qu'il lui apprendra ce qu'est un vrai baiser, un jour. Bon prince, il lui laisse ce point. Ah, qu'il est gentil. Il prend une gorgée fumante du chocolat et se brûle légèrement la langue, attendant la suite.

Hahaha.
  • Avez-vous déjà eu des relations sexuelles ?


Il connait la réponse – c'est trop évident – mais dans l'absolu, il lui jette un regard amusé. Il voit ses joues rosées et un de ses sourcils s'élève légèrement dans une grimace super sexy. Absynthe qui rougit. C'est euh... Intéressant ? Sérieusement, ils sont dans une dimension parallèle. Autumn lui a parlé un milliard de fois de problèmes bien plus « choquant » que le thème terriblement banal du coït. Mais non, elle craque, ses joues écarlates, ses yeux fuyants. C'est dans ces moments là qu'il se dit qu'il a beaucoup à apprendre de la jolie brune. Elle qui ne montre rien, à ce moment-là, elle ressemble à une de ces vierges timides qui lui demandent de les déflorer parce que trop timides, trop coincées, parce que stupides. Parce qu'être vierge, dans leur tête, c'est un fardeau, et lui, il admire leur pureté.
Mais lui, il est stupide, et il est jamais content.

« Ben à ton avis ? Tch. »

Il sourit. Un peu méchamment, et il rapproche son visage parfait du sien. Qu'elle est mignonne. Il susurre alors qu'il la fixe de ses grands yeux.

« C'est vrai que tu ne sais même pas embrasser. »


Il ricane un peu – parce qu'il a trois ans dans sa tête – et passant une main sur sa joue il la glisse jusqu'à son menton (geste plutôt basique, mais qui fait toujours son effet) pour mener son visage en direction du sien, sa main se ballade jusqu'à sa nuque tandis qu'il dépose doucement ses lèvres contre les siennes, il ferme les yeux, attrape sa lèvre inférieur, pénètre sa langue dans sa bouche, l'embrasse gentiment, avec une sorte de candeur étrange qu'il ne se connait pas. Il aime bien ce qu'elle goûte, ce qu'elle sent, il a toujours aimé. Elle répond timidement au baiser, alors il y donne un peu plus de fougue, un peu plus de force. C'est calculé, comme toujours, mais c'est agréable. Il n'est pas excité – c'est un baiser d'amitié, d'amour, mais le leur, celui-là totalement platonique. Il se retire quand il sent qu'elle y met elle aussi de l'ardeur, comme pour la couper dans son élan quand enfin elle se prend au jeu, il reste sa main déposée sur sa nuque blanche et lui sourit presque. C'est drôle comme on peut toujours voir cette lueur de cruauté dans son regard – peu importe la situation. De la méchanceté dans ses lèvres sangs.

Il se rassoit plus confortablement – il s'était presque mis à genou pour pouvoir se placer en face d'elle et avoir plus de liberté dans ses mouvements. Il embrasse bien, et il le sait. Ce n'est pas une question de don mais d'entrainement – c'est un peu triste, dit comme ça.
Il ne lui jette pas un seul regard, semblant ainsi ne pas se soucier de son ressenti – la blague, Autumn aime être flatté, mais il sait bien que ce n'est pas le genre d'Absynthe de jouer la groupie. Surtout qu'elle doit être légèrement paumée, dans sa tête, là.

Il reprend comme indifférent au sort de la jeune fille à ses côtés.
  • Avez-vous déjà pris un bain ou une douche avec un membre du sexe opposé ? Oui (il est arrivé qu'ils en prennent ensemble, lorsqu'Autumn n'était pas en état de rester seul, en sous vêtements.)
  • Avez-vous déjà payé pour le sexe ? (cette question provoque un petit sourire hilare sur le visage du jeune homme, et il se tourne vers elle.)


« Tu serais prête à payer pour en ravoir, Chérie ? »
, avec son sourire dégueulasse. Niarkniark.



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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Mer 15 Déc - 12:18

    Elle se serait bien attendu à tout, mais pour tout avouer, pas à ça. Enfin, ça lui était passé par l'esprit, mais elle ne pensait pas qu'il aurait été capable de le faire. Quand il s'approche d'elle et passe délicatement sa longue main sur son visage, elle sent que ses joues rosissent encore plus. Non mais ! ... Et puis elle se laisse faire, parce que de toute manière c'est un petit con qui sait bien trop ce qu'il fait et comment il faut le faire. Elle a envie de le baffer, de s'en aller sans un regard en arrière, mais elle se sent lasse. Lasse de sa journée ; elle a envie d'oublier, d'oublier qu'elle est liée, d'oublier qu'ils se font du mal. Alors elle laisse cette langue impétueuse visiter sa bouche avec assurance, et elle ne sait pas vraiment si elle doit répondre. Il se fait plus ferme, sa langue entame une danse plus rapide avec la sienne. Sa main se crispe sur son menton. Absynthe a l'impression d'étouffer. Non pas qu'elle manque d'air, mais elle ne sait pas quoi penser. Quelque chose reste coincé dans sa gorge. Un cri, un soupir ? Elle n'en sait rien, mais quoi que ça puisse être, ça ne veut pas sortir.
    Il sait tout ce qui arrive en elle, il la connaît bien trop. Et elle sait que lui s'en fout, que ça ne lui fait rien. Mais elle sait aussi que même s'il n'a jamais, jamais voulu se l'avouer, il a toujours rêvé de l'embrasser. Oh ! Il est certainement déçu, ou peut-être qu'à présent il est blasé par le résultat, mais elle sait très bien qu'il a toujours voulu faire ça, vérifier quelque chose, qui sait. Elle serre les poings, et commence doucement à répondre au baiser. Il doit se cabrer, comme un étalon impétueux qu'il n'est pas, et il met fin à leur baiser. Il ne veut pas aller plus loin. Absynthe comprend. Elle ne veut pas non plus.

    Parce qu'ils sont bien trop fiers pour se laisser aller ; et qu'Autumn se trouve bien trop sale pour se dire qu'il a des droits sur elle. C'est certain. Mais elle a toujours supporté sa douleur, a toujours tenté de l'aider dans sa détresse. C'est juste qu'il n'a pas envie de voir ce que ça ferait, d'être un peu heureux. Parce qu'ils n'ont pas le droit ; parce qu'ils sont liés, mais pas entre eux. Absynthe aurait donné le monde pour que le Lien disparaisse. Elle ne veut pas être liée à Autumn, elle aurait une impression de faux. Elle ne veut être liée à personne, à personne.
    Et puis il la regarde, comme un enfant fier de la petite bêtise qu'il vient de faire. Il a toujours un petit air méchant comme ça, quand il se moque des gens. Quand il se moque d'elle. Parce qu'il a l'impression que ça la soulage, elle, qu'il se dise que ce n'est rien, qu'ils oublieront ? Comment veut-il qu'elle oublie ? Il est bien cruel, ce petit garçon. Elle aurait presque envie de crier à l'infamie pour lui avoir volé son premier baiser. Mais ça ne la mènerait nulle part, surtout qu'il faut être lucide. Elle a toujours, toujours rêvé que ce soit Autumn qui le lui vole, ce premier baiser. C'était pas une lubie de pauvre vierge, non, c'était comme une raison implicite d'exister. Moi j'existe, donc je suis à Autumn. C'est lui qui décide. S'il me trouve belle et pure si je reste vierge, je le resterai pour lui. Mais s'il veut que je lui offre mes lèvres tout du moins, je les lui offrirai. Parce qu'il sait très bien que je l'aime trop pour lui refuser. Et il ne s'avoue pas que c'est parce qu'il m'aime trop qu'il le fait malgré lui. On s'aime, mais on est trop gamins, trop stupides pour se l'avouer. On a trop de fierté mal placée. Alors on ne dit rien, on se tait, et on se fait du mal tout seuls.

    Il continue de remplir le questionnaire, impitoyable. Oui, elle a déjà pris des douches avec lui, quand il était trop mort pour le faire tout seul sans se noyer. Elle a vu à la lumière ce corps défoncé, ces côtes saillantes, ces bras maigres où il n'y a que les muscles sur les os ; et encore, les muscles, ils sont faiblards. Il en reste uniquement parce qu'il a tout de même une activité physique relativement intense, n'est-ce pas.
    Si elle a déjà payé pour le sexe ? Non bien sûr. Elle a un sourire malsain quand il lui pose sa question. Le même que le sien, pas pour les mêmes raisons.


    "Comment ça, après toutes ces années j'aurais même pas droit à un essai gratuit ?"

    Absynthe ne veut pas le sexe ; peut-être, peut-être pas. En tout cas, pour le moment, elle ne fait que répondre à sa pique. Il n'y a pas de honte à ça. Il tend la perche, elle la prend. C'est aussi simple que ça. Il n'a pas l'air très convaincu par sa réponse. Elle s'en fiche. De toute manière, la suite du test n'aura certainement pas un grand intérêt, vu qu'elle était encore vierge et pure, n'est-ce pas. Elle clique à sa place.

    • Avez-vous déjà profité de quelqu'un pendant qu'il/elle était ivre, drogué(e), ou momentanément handicapé(e) ? Non.
    • Avez-vous déjà soulé ou drogué quelqu'un pour en abuser sexuellement et réussi ? Non. Toi pas contre...
    • Avez-vous déjà été impliqué(e) dans une fellation ou un cunnilingus ? Non. A part si spectatrice est accepté. J'en doute. [oui, ça lui arrivait de passer à l'improviste chez Autumn au moment où il ne le fallait pas]
    • Avez-vous déjà eu un rapport anal ? Non.
    • Avez-vous déjà fait un 69 ? Ahaha, non.
    • Avez-vous déjà eu une MST (maladie sexuellement transmissible) ? Non.
    • Avez-vous déjà eu des relations sexuelles sans utiliser de moyen de contraception ? Non, mais elle prenait la pilule.


    Son téléphone portable, comme connecté au laptop de son ami, se mit à émettre une petite sonnerie discrète. Elle y jeta un coup d'oeil. Sur le message de l'alarme, il y avait marqué "P". Elle soupira, et se leva pour aller chercher la pilule dans son manteau. Elle revint s'assoir et l'avala avec une gorgée de chocolat.

    Quand Absynthe avait commencé à prendre la pilule, c'était surtout parce que ses règles étaient trop fatigantes pour elle. Elle perdait beaucoup de sang, et il lui arrivait de manquer de s'évanouir en classe. Comme son grand-père n'était pas d'une grande aide dans ce genre de domaine, c'était l'infirmière du collège qui lui avait conseillé de prendre la pilule. La sécurité sociale en Suède étant d'une grande efficacité, la pilule était remboursée entièrement pour les mineurs, et en grande partie pour les majeurs. Elle avait donc consenti à l'utiliser, même si forcément, ça avait développé des rumeurs autour d'elle. Mais bon, elle s'en fichait, n'est-ce pas ?
    Elle regarde Autumn, elle se demande qu'est-ce qu'il a terriblement envie de dire. Elle ne veut pas le savoir. Elle sait déjà presque tout ce qu'il pourrait dire.
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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Sam 18 Déc - 12:30

"Comment ça, après toutes ces années j'aurais même pas droit à un essai gratuit ?"

Il observe, pensif, le sourire amer sur ses lèvres. Il a toujours une sensation partagée dans ces instants, quand c'est lui qui provoque cette expression sur son visage. De la fierté et du dégoût. Peu importe. Ça n'a pas de réelle important. Il lui répond avec un rictus amusé, qui n'est pas réellement un sourire – puisqu'il ne sait plus vraiment le faire.

« Non, le sexe, c'est de l'argent. »


Cette expression lui arrache un petit rire cruel et il continue le test sans y réfléchir réellement, sans y porter plus d'importance que cela – rien d'impressionnant. Ce n'est pas intéressant de faire ce genre de choses avec une gamine vierge et pure. C'aurait été plus drôle dans le sens inverse – mais ça ne l'aurait pas fait rire.
Il affirmerait, les yeux vides, que rien ne le fait rire.

Quand le téléphone sonne quelques secondes rapides il croit d'abord que c'est le Lié qui l'appelle. Il l'avait oublié, un temps. Celui qui allait lui la voler.
Ce n'est qu'un P qui s'affiche. Aucune importance. Elle soupire, se lève, va chercher la pilule dans la poche de son manteau déposé près de l'entrée puis revient se fourrer sous la couette. Il ne lui jette pas même un regard, observant l'écran blanc sans cligné des yeux comme hypnotisé. Il fait souvent ça – partir quelques secondes on ne sait comment on ne sait où, juste partir. En général il pense à sa mort rapide et prochaine. Elle peut bien être lente et douloureuse. L'important, c'est l'arrivée. Pas le voyage. L'important dans la vie, c'est la fin. La mort.
Ce mec va la bouffer. Il va l'enlever. Elle va partir, n'est-ce pas. Elle va devenir Evydence Bis parce qu'il pourra pas lui pardonner. Il pourra pas. Il pourra pas, c'est plus fort que lui, c'est comme ça. Evydence était sa soeur, son amante, sa mère, sa chair. Il n'a pas pu lui pardonner. Ça lui fait peur. Il se demande si Absynthe a remplacé Evydence. Il se demande s'il ait vraiment horrible. S'il ait vraiment aussi moche. Aussi cruel. Et quand Seven ne sera plus là, il la remplacera aussi ? Et une autre, et encore une autre, une autre qu'il bouffera, une autre qu'il tuera ? Qu'il influencera jusqu'à la mort, et lui, il se retrouvera de nouveau seul, sans personne à sucer, sans personne à souiller, et il en trouvera une autre, et une autre, et encore une autre. Il les dévorera sans concession. De plus en plus vite, de plus en plus cruel. De moins en moins de moral.
Il se retrouvera de nouveau seul à crever de froid tout seul dans son petit coin de solitude. Merde. C'est tout ce qu'il mérite, n'est-ce pas ? Il ne mérite que ça. De crever. Seul. Absynthe elle devrait partir, elle devrait l'abandonner tant qu'il en ait encore temps. Tant qu'elle n'est pas estropiée. Il ne faut pas qu'elle l'aime plus. Il ne faut pas. Il faut qu'elle l'abandonne. Il faut qu'elle parte. Il a des bleus partout sur son corps et il n'est pas capable de l'aimer, l'aimer comme elle l'entend. L'aimer comme un Lié. L'aimer comme pour de vrai. Il n'est capable que de la détruire, de la noyer dans un océan de tristesse et de pu. Ses veines sont défoncées. L'intérieur aussi.

Il a envie de lui gueuler de dégager. De s'enfuir, vite.
Il oublie encore, qu'elle est adulte, qu'elle fait ses propres choix. Il est pris d'un moment de folie pathétique et finit par passer une main sur ses paupières, son pouce et son index les massent rapidement, avec force, comme s'il voulait les arracher. Comme s'il voulait, enfin, ne plus voir, son reflet en transparence dans l'écran de cet ordinateur impersonnel, trop riche. Qui ne lui correspond pas.
Il finit, avec ses gestes lents, par se remettre dans un position reconnue comme celle d'un être humain et croise son regard. Il se demande ce à quoi elle pense, il ne veut pas le savoir.

Ses bras l'enlacent avec force et il colle son corps au sien. Dans un moment de faiblesse innommable l'enfant la serre contre lui à l'en étouffer. Il est pris d'un frisson qu'il ne cherche pas même à retenir. Lui l'insensible. Connard. Les insultes ne font que tourner dans sa tête l'insultant sans relâche. Il ne s'en lassera jamais. Fils de pute. Salaud. Bâtard. Stupide.

« Quand est-ce que tu vas foutre la camp, Seven ? »


Il susurre, à son oreille. Tout doucement. D'une voix blanche, neutre. De le dire, il se rend compte que ça ne changerait rien. Qu'il n'attend que ça. Cette nouvelle solitude pour mettre fin à ses jours. De le dire, ça casse le sort. Ça casse l'envie. Il se rend compte que ça n'aurait que peu d'importance. Que ça lui permettrait enfin de crever, sans regrets, sans remords.
Il se rend compte qu'il s'en fout. De sa présence ou de son fantôme. De toute façon, il ne la voit pas. Pas réellement. Pas entièrement. Il ne la voit que comme il veut la voir. Une gamine emprisonnée. C'est une femme, à part entière. Et elle va partir. Et il mourra.
Il se rend compte qu'il s'en fout et son cœur au fond de sa cage revient à son état de léthargie reposant. Il l'avait oublié. Absynthe va partir. Maintenant l'idée est ancrée. Agréable. Logique. Il va attendre, calmement, indifférent, qu'elle s'en aille. Ça ne change rien, il l'aime. Il l'aimera d'autant plus lorsqu'elle sera absente.
Quand est-ce qu'elle va partir ? Questions de secondes, de minutes, d'années, d'éternité. Peu importe. Il a cassé l'envie. Il a cassé la vie.

Elle peut bien partir. Il ne le verra pas.
Il dé-serre l'étreinte avec un calme agaçant, lui jette un regard froid, accompagné d'un sourire cruel.

« Je ne suis qu'une blague. »


Il l'embrasse. A nouveau.
Et ça n'a aucune logique. Et il en est parfaitement conscient. Et il joue. Sans trouver ça drôle. Parce qu'il a le sentiment de devoir le faire. Peu importe.



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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Mar 21 Déc - 19:33

    Il ne va pas bien. De toute manière, il ne va jamais bien. Depuis qu'elle a pris sa pilule, il semble pensif. Elle se demande à quoi il pense. Il ne fait aucune remarque. Il ne doit vraiment pas aller. Se dire quelque chose d'horrible. Penser à quelque chose d'impensable. Absynthe a envie de lui faire remarquer, de lui dire qu'il n'est pas obligé de toujours penser à ce qui lui fait du mal, à ce qui le détruit. Elle a appris ça pendant des cours sur le cerveau humain. Si tu vas mal, tu as tendance à retenir ce qui te fera encore plus mal. Ton cerveau retient plus la violence que le bonheur. Et chez Autumn, tout n'est que violence. Il fixe l'ordinateur comme s'il avait envie de le tuer, ou de se tuer. Ça ne changerait pas grand chose que d'habitude, mais cette fois-ci Absynthe sent que c'est une charnière. Un moment flottant, où aucun des deux ne savent ce qui va arriver. Va-t-elle encore réussir à trouver un moyen pour lui sortir la tête de l'eau, rien qu'un peu, ou va-t-elle au contraire appuyer dessus ? Le problème étant que tant qu'elle n'a pas essayé, elle ne connaîtra pas le résultat. C'est impossible. C'est trop dur.
    Eh, toi là-bas, tout seul. Je veux te sauver, mais toi tu veux, tu veux pas. C'est étrange hein ? Toi qui a l'air d'être tout seul alors que déjà, il y a des gens qui tiennent à toi. Tu crois qu'ils veulent quoi tes clients ? Ils te veulent car tu donne l'impression de vivre encore. Qui de celui qui achète la prostitution ou de celui qui la vend est le plus à plaindre ? Tout dépend du contexte, on est d'accord. Mais là, du contexte, ou s'en fout carrément. Hein, toi. Et les autres aussi.

    Il la prend dans ses bras. Il la serre comme si c'était une bouée de sauvetage. Elle sent son souffle saccadé dans ses cheveux, et il l'écrase contre ses côtes, contre son corps explosé. Elle expire doucement sous la force de l'étreinte. Elle le prend aussi, entend sa phrase agressive. Elle ne relève même pas. Il ne faut pas relever dans ces cas-là. C'est mauvais pour lui. Ça lui fera bien trop mal. Il a déjà mal. Pour qu'il lui dise ça, ça lui fait déjà mal. Il est paradoxal. Putain, il est trop paradoxal. Absynthe n'a jamais demandé à quelqu'un de partir avec ce ton-là. Mais si elle l'avait fait, elle se serait levée et aurait ouvert la porte. Elle n'aurait pas pris l'autre dans ses bras, l'en serrer jusqu'à l'étouffement, espérant peut-être puérilement que leurs corps n'allaient faire qu'un, qu'ainsi il n'y aurait plus jamais de problème. Ils seraient unique, ils seraient toujours ensemble.
    Elle ne veut pas partir. Seven, elle se déteste. Seven déteste Absynthe. Absynthe déteste Seven. Seven a gardé le rire pour elle. Absynthe a gardé le reste. Mais dans le reste, il y a tant de chose qu'elle ne donnerait pour rien au monde, même pour le rire. Elle ne veut pas partir. Lui ne veut pas qu'elle parte. Sa voix est trop blanche, trop lisse. Il essaie de se convaincre qu'elle doit partir, hein ?
    Et puis il la lâche, d'un coup. Il dit qu'il n'est qu'une blague. S'il est une blague, le monde n'est qu'une vaste montagne d'ironie. Il le sait, qu'il agit n'importe comment. Il le sait, qu'ils se font du mal.

    Il le sait, alors il enfonce encore le clou. Il l'embrasse encore. Absynthe ne sait pas quoi faire. Elle a envie de pleurer, de le rejeter. Elle a envie de réagir, de faire quelque chose. De répondre, au moins, un petit peu, à ces phrases jetées dans le vide sans que personne ne les ramasse. Elle porte son attention sur toutes les phrases qu'il prononce. Elle les décortique, elle veut savoir pourquoi il les a prononcées. Elle a mal, là, quelque part, au creux de sa poitrine. Le souffle lui manque, elle veut de l'air. Elle ne respire que le parfum adolescent, semi-adulte, masculin, étourdissant, de ce mec. Elle veut respirer un coup, reprendre pied, elle ne fait que gémir. Une petite larme se colle au coin de ses yeux papillonnants. Il l'embrasse sans emphase, sans y penser. Sans s'appliquer. Mais peut-être est-ce encore meilleur. Il ne s'applique pas. C'est pas vraiment un jeu, c'est pas vraiment de l'amour. C'est encore une autre façon d'appeler au secours. Mais Absynthe, elle voudrait lui crier qu'elle l'entend, qu'il a pas besoin de continuer de faire des signes et des SOS, elle est là, elle est déjà là, elle est toujours là. Elle veut pas le laisser tomber, lui, son frère, son amour, sa vie, sa mort. C'est juste lui. Il n'y a pas de raison, pas de conscience avec lui. Elle veut tout raisonner, tout comprendre de ses agissements. Faut pas. Avec lui, faut juste l'écouter, tenter de le comprendre. Il sentira tout seul qu'il est compris. Il a pas envie d'être compris. Il a plus envie d'être blessé. C'est pour ça qu'il la jette, c'est pour ça qu'il l'embrasse. C'est pour ça qu'Absynthe ne pense à rien, et puis le repousse doucement. Le plus doucement du monde. Comme une caresse.


    "C'est pas comme ça que je vais vouloir partir."

    Qu'elle chuchote doucement, de sa voix un peu grave. Un peu lasse. Elle est pitoyable. Elle l'aime beaucoup trop. Tout en elle lui crie je t'aime, je te veux. Mais elle se retient, encore, et encore, et encore, et encore, et encore. Elle ne semble jamais lassée de se retenir, jamais lassée d'attendre que ce soit lui qui vienne, sachant pertinemment qu'il ne viendra pas, car il la trouve trop belle pour ça. Trop pure. Il aurait l'impression de la souiller. Il a l'impression de la souiller. Elle lui a dit, tout à l'heure, dans le froid, dans la neige. Elle lui a montré la neige, la cendre. Mais si la neige grise c'était vraiment elle, alors elle était déjà souillée, non ? Elle s'était souillée toute seule, pas son corps, mais son esprit, et ce longtemps avant qu'elle ne le rencontre. Elle s'était souillée quand elle avait abandonné Seven pour devenir Absynthe. Ce n'était pas lui qui l'avait souillée. Elle veut le lui dire. Elle n'y arrive pas. Un grand froid l'envahit. Il est là, devant elle ; il ne bouge pas, elle ne bouge pas non plus. Elle en a assez du test. Elle ferme le clapet de l'ordinateur, doucement, et puis elle le pose par terre.

    "J'ai froid."

    Chuchote-t-elle encore. Juste assez fort pour qu'il l'entende. Il l'entend toujours, même quand elle ne dit rien. Et puis, elle s'assoit sur lui, face à lui. Elle enroule ses genoux autour de sa taille, et puis elle enfouit son visage dans ses longs cheveux noirs. Elle respire doucement. Ça sent diverses produit, la clope, le chocolat. Et puis ça sent Autumn, aussi. Ça prouve qu'il existe, n'est-ce pas ? Qu'il ne va pas disparaître ?

    "J'ai moins froid quand tu me serres."

    Oui Autumn, toi aussi tu dégages de la chaleur. Et cette chaleur, elle me réchauffe, elle me nourrit. Elle est beaucoup plus douce que tu ne le crois, ta chaleur.
    Elle le serre de ses bras mince, et puis embrasse doucement son cou, derrière, par-delà ses cheveux. Un peu en dessous de l'oreille.
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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Dim 26 Déc - 13:53

Elle le repousse doucement et ça lui donne envie de vomir. Il préfèrerait qu'elle le défigure, qu'elle lui balance toutes les horreurs du monde. Il regarde une larme qui coule sur sa joue.

« - C'est pas comme ça que je vais vouloir partir. »

Il lui sourit. Gentiment. Il garde ses mains sur ses hanches, posées là, innocentes. Il veut l'embrasser encore, pas qu'il la désire réellement. Peut-être qu'il la désire trop. Son corps comme son être. Il ne peut l'avoir toute entière. Il ne peut l'avoir complètement. Il devrait la manger, la dévorer. Manger son âme. A défaut il veut manger son corps. La pénétrer. Lui, celui là qui n'est sensé rien ressentir. Evydence ne traverse même pas son esprit. Même pas. Il se sent plus paumé que jamais, il veut mourir dans ses bras. Absynthe, c'est un peu sa mère. La mère qu'il n'a jamais connue, celle qui l'a ramassé, en petit morceaux. Autumn n'a jamais vu de mère aussi démunie. Il pourrait la dévorer sur le champ. Il pourrait le détruire. La violer. Elle lui appartiendrait. Sa respiration est aussi forte, aussi lourde que la sienne. Il ne sait même pas pourquoi il résiste.
Il ne supporte pas ces trucs au creux de son ventre. Brûlant. Elle ferme le clapet de l'ordinateur et le dépose à terre. Elle effleure à peine le corps maigre de l'adolescent, à l'air si délicieusement calme. Il donne l'impression de savoir ce qu'il fait. Il ne pourrait pas être plus aveugle, plus hésitant, plus en proie à des pulsions qu'il ne comprend pas.

« - J'ai froid. »

Lui aussi, un peu, mais juste à l'extérieur. A l'intérieur, il a chaud dans le vide. Ça ne veut rien dire. Sa bouche est sèche, il n'arrive pas à répondre. Il ressemble à un puceau en manque de moyens. Elle s'assoit sur lui, enroule ses jambes fines autour de sa taille. Elle dépose sa tête entre son épaule et son cou, respire l'odeur de ses cheveux. Il reste là, le dos appuyé sur le mur, incapable de faire quoi que ce soit, même pas respirer. Il n'ose la toucher réellement, sa peau pourtant si proche. Peur de la brusquer. Qu'elle s'envole.
Inconsciente.

« - J'ai moins froid quand tu me serres. »

Imbécile. Elle est trop naïve. Elle dépose un baiser dans le creux de son cou. Il a l'impression de perdre pied. Autumn inspire avec force, balance sa tête en arrière, dans sa poitrine son cœur s'emballe. Stupide vierge. Elle ne comprend probablement pas. Ce qu'il se passe en lui. Le désir, tout ça. Tous ces trucs qu'il méprise, qu'il n'a plus éprouvé depuis une éternité. Stupide gamine. Il n'arrive même plus à respirer autre chose que sa chevelure brune. Il murmure. Grince, entre ses dents.

« - Imbécile. »


A peine a t-il grogné ça qu'il la renverse brusquement, ses deux coudes entourant sa tête parfaite aux grands yeux hallucinés. Il plonge son regard dans le sien, une de ses mains vient doucement, lentement, caresser ses cheveux, sa joue, son œil, titiller le coin de ses lèvres charnues. Il n'arrive même pas à mettre des mots sur ce qu'il aimerait lui faire dans sa folie passagère, pris de sentiments qui ne lui correspondent pas. Il fond sur son visage, l'embrasse avec force, capture ses lèvres, sa main, rapide et glacée, vient soulever le pull de l'adolescente, il caresse son ventre tout en occupant sa bouche, la respiration haletante, le souffle brulant, il vient toucher l'un de ses petits seins adorables, le malaxe doucement, prenant soudainement un rythme plus lent, plus posé, par réflexe, pour qu'elle ressente, pour qu'elle apprécie, pour qu'elle ait du plaisir, un peu, peut-être, dans son esprit flou, avec sensualité, il défait les boutons de sa chemise, un par un, et la pression qui monte. Le brun jette un regard furtif sur sa poitrine révélée à l'air glacé et dépose avec douceur des milliers de baisers sur son torse, sur ses seins, ses deux petits tétons. Pas la peine de faire d'euphémisme, il frotte sans y réfléchir son entrejambe contre la sienne, tout en continuant de faire courber son corps, ses deux mains s'accrochant à ses cheveux, il l'écoute gémir doucement. Il remonte jusqu'à ses lèvres, l'embrasse, une fois, deux fois, trois fois, les yeux embrumés de désir, effrayant. L'une de ses mains glisse le long de la cuisse de la jeune pucelle, elle a les jambes écartées autour de lui, et comme un imbécile jeune mâle, il ne se contrôle pas, il ne contrôle rien. Il défait le bouton du jean de l'adolescente avec adresse, sans y jeter un seul regard, déposant des baisers sur le visage de la jeune fille, sur son cou immaculé. Il baisse son pantalon, à elle, et puis ensuite le sien, avec fougue. Elle est encore, immaculée.
Il semble soudainement reprendre conscience. Sa main est à l'entrée de son vagin, là, dans sa culotte de coton blanc.

Un long soupir s'échappe des lèvres de l'adolescent, il détache sa bouche de la peau de la jeune fille et laisse tomber sa tête face au matelas, lourdement, son corps étalé de tout son long sur Absynthe qui reste pantoise. Immobile. Il retire lentement sa main de son sous vêtement, quittant la moiteur et l'humidité de l'endroit. Il reste quelques secondes là, comme ça, sans bouger, une main posée sur le bas ventre de l'américaine, une autre sur un de ses seins, sa tête enfouie dans ses cheveux et la profondeur du matelas. Elle est torse nu, sa chemise ouverte sur ses seins magnifiques, son jean descendu au niveau de ses cuisses. Un rictus gêné parcoure les lèvres du jeune homme qui finit par se transformer en un éclat de rire nerveux étouffé par le lit. Il relève sa tête, c'est à peine si son sexe n'effleure pas celui d'Absynthe – dans sa précipitation, il avait retiré également son propre jean. Quelle connerie de pas mettre de sous vêtement. Il jette un regard neutre sur le corps désirable, tellement jeune et beau, de la jeune fille, puis vient plonger ses yeux dans les siens.
Sa voix est plate, son regard mort, les mots sortent malgré lui.

« - Bon, on dort ? »


Comme si c'était parfaitement, mais alors parfaitement naturel.
Il se sent tellement, mais alors tellement intelligent.

Spoiler:
 
Edit by Lysiane : Ah, d'où le déplacement dans la section RP u_u



→ every step that you take could be your biggest mistake. it could bend or it could break, but that is the risk that you take.
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MessageSujet: Re: Purity you said ? - Appartement d'Autumn   Lun 27 Déc - 21:26

    Peut-être que l'humain est fait ainsi, de stupidité. Il cherche le danger quand on lui propose la sécurité. Il l'avait prévenue, hein. Il lui a dit de s'en aller. Elle est restée. Mieux, elle s'est accrochée. Alors c'est sa faute, hein. Elle l'entend respirer plus fort. Au fond d'elle, une petite voix lui dit qu'elle va faire une bêtise. Qu'elle regrettera. Mais quand on a vingt ans, on est sacrément con. Parce qu'on se sent adulte alors qu'on est resté gamin, en fait. Et Absynthe n'est pas différente de tous ces jeunes cons de vingt ans. Et en plus, elle, elle est pucelle. Ce qui n'arrange rien à l'ensemble explosif qu'est le résultat. Aussi, pleins de choses lui passent par la tête quand soudain, dans un grognement qui lui est si gentiment adressé, son meilleur ami, sa loque, son... fiston, son... son machin, la culbute sur le lit et l'accompagne dans sa chute. Sur elle. La regarde, la fixe. Lui rend le même regard qu'elle. Un regard qui semblerait presque neutre ? Mais elle le sent tendu. Il la veut ? Elle n'arrive pas à réfléchir. Elle ouvre les yeux en grand, peut-être parce qu'elle a peur de les fermer. Peur de quoi. Il l'embrasse. C'est beaucoup plus chaud que le premier. Et même encore plus que le précédent. C'est... Inaccoutumé d'Autumn. Incongru. Bizarre. Agréable ? Elle se prend à aimer ça. Elle a presque un hoquet en sentant une main vagabonde, dont le bout des doigts est gelé, s'inviter sous son pull. Elle ferme les yeux. Trop d'informations lui viennent en même temps. Elle se crispe un peu, ses jambes se serrent puis se desserrent autour du corps du jeune homme.

    Il trouve ses seins, elle se crispe encore. Elle les a si petits. Ridicule. Elle se sent toute petite face au grand professionnel. Au fond, c'est son métier ? Mais elle n'a pas l'impression qu'il joue. De toute manière elle ne veut pas savoir s'il joue. Elle ne veut rien savoir. Elle gémit doucement -à peine un soupir- sous ses caresses, et se laisse déshabiller sans ciller. Autumn l'embrasse, la touche. La touche partout, avec tout. Timidement, ses mains à elle se baladent sur le torse, le visage et le cou du jeune homme. Elle sent quelque chose en elle qui monte, qui broie son estomac. Qui brûle. Qu'elle ne contrôle pas. Elle a l'impression que sa température corporelle explose. Elle ouvre les yeux quand il l'embrasse ; lui aussi. Elle capture son regard. Le même que le sien ? Embrumé par un sentiment dont elle s'effraie toute seule. La peur lui fait monter ses sensations d'un cran. Quelque chose entre la peur et le réconfort. Quelque chose d'antithétique. Si c'est avec lui, ça va. Mais en même temps... Il me détestera.
    Et avec cette peur qui lui broie le ventre, ces mains qui font sauter le bouton de son pantalon... Elle sursaute, quand elle sent son bas-ventre contre le sien. Elle serre ses jambes autour de son dos. Puis elle desserre un peu, le laisse libre de ses mouvements. Elle parvient à faire descendre son propre pantalon, elle le sent se défaire un peu du sien... Et puis elle sent la main revenir à la charge. Elle gémit, ferme les yeux. Le bout de ses doigts glacés, font glisser sa culotte de dentelle blanche. Elle qui s'habille toujours de noir, presque tous ses sous-vêtements sont blancs. Presque pour indiquer qu'il y a encore quelque chose en elle de pur. Il va falloir se mettre au noir ? Elle respire plus fort encore.

    Et puis, elle s'arrête dans son inspiration. D'un seul coup. Il y a comme un électrochoc qui parcourt la pièce. Il s'écroule sur elle. Elle est encore toute émoustillée. Elle ne sait pas quoi penser. Le sang tambourine à ses tempes, et quelque chose la titille au niveau de son entrejambe. Comme s'il criait quelque chose. Les morceaux de sa peau que le corps du jeune homme ne recouvre pas semblent hurler qu'ils ont froid. A nouveau. Elle relâche sa respiration, doucement. En prenant son temps. Elle sait qu'il a raison. Peut-être ? S'il préfère ça, alors, d'accord. Elle ne parvient pas à bien penser. Ça s'entrechoque dans sa tête, elle ne comprend plus rien. Elle a la gorge sèche, les lèvres gercées de l'avoir trop embrassé. Son cœur est encore affolé. Elle se sent bien. Elle se sent mal. Elle ne sait pas. Elle veut juste, elle ne sait pas. Continuer ou pas ? Elle fond. Elle meurt. Elle vit. Elle...
    Elle le sent une dernière fois sur elle, dans le silence de leurs respirations. Et puis elle l'entend parler. Il semble venir de très, très loin. Elle observe, comme au travers d'un voile, le rictus qui déforme les lèvres pulpeuses de son ami. Elle ne sait pas quoi répondre à cette phrase qui semble arriver de tellement, tellement loin... Il doit avoir raison, non ? Elle laisse son regard dans la sien. Ouvre la bouche, la ferme. Elle veut répondre, puis ne répond pas. Et puis.


    "Bonne idée."

    En fait, la meilleure idée qu'elle ait pu entendre aujourd'hui. Entre la découverte de son Lié, l'engueulade dans la neige, et puis ça ... Non, dormir, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Dormir pour oublier. Yen a qui boivent. Ben Absynthe elle dort. Et en plus, c'est mieux si c'est avec lui.
    Elle remet sa culotte et son jean à moitié enlevés, et aide gentiment le jeune homme à remettre le sien. Pas une rougeur ne l'envahit face à l'absence de sous-vêtements. Étonnant. Elle aurait pu rougir quand même. Mais non. Comme si rien n'était de plus normal que de remettre le pantalon de son meilleur ami après qu'il ait faillit la prendre. Elle pousse doucement sa main, se lève, et va poser les deux mugs (qui étaient tombés par terre dans la mêlée, les pauvres) dans la petite cuisine. Elle les lave rapidement. Puis, elle va éteindre la lumière. Il fait nuit dehors. Mais en hiver, on ne peut pas vraiment savoir l'heure qu'il est si on n'a pas de montre sous la main. Elle retourne se glisser dans le lit, juste contre Autumn. Elle a oublié de refermer sa chemise, mais après réflexion elle se dit que ce n'est pas vraiment très grave. Qu'ils ont arrêté. Que c'était un moment suspendu dans le temps. Qui ne devrait pas avoir de suite ? Elle ne sait pas si elle veut une suite.
    Mais pour l'instant, dormir lui va. Elle colle son torse nu contre celui du garçon, et ferme les yeux, le tenant contre elle comme s'il était une grande peluche. Elle est bien. Et miraculeusement, elle s'endort, vraiment, vraiment très vite.

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