Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 La petite dame au chapeau

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All I Need


▪ depuis quand ? : 05/09/2010
▪ conneries : 114
Féminin
▪ venue au monde : 21/01/1986
▪ et l'âge ? : 32
▪ localisation : Suède
▪ groupe : All I Need

« — you are my soulmate »
Relations avec votre Lié:

MessageSujet: La petite dame au chapeau    Lun 6 Sep - 20:11


© de la dynamite
nom du personnage ; Strain
prénom(s) du personnage ; Katleen Charlotte
âge du personnage ; 24 ans
date de naissance ; 21 janvier 1986
personnalité sur l'avatar ; Zooey Deschanel
groupe ; All I Need
lié(e) ; Arthur Strain
son origine ; Anglaise
sa nationalité ; Suédoise
son occupation ; Secrétaire

Histoire
I found what you're still craving for




Ça tinte au trousseau de clé de Katleen Charlotte Strain. Y a des babioles à n’en plus finir. Des grelots, des petits bonshommes, des pompons de toutes les couleurs. Toute la joyeuse compagnie fait un tintamarre d’enfer lorsque la pétillante brune tourne deux fois la clé de la maison familiale dans la serrure de l’énorme porte verte.

Elle referme son parapluie en forme de grenouille et l’abandonne sur la poignée de porte, dépose soigneusement son chapeau melon sur la pointe des pieds sur une des branches du porte manteau posté à l’entrée, fais quelques pas pour s’échapper de l’endroit, aperçoit sa silhouette dans le miroir à côté du porte manteau, revient à l’endroit initial et son reflet montre ses grands yeux bleus s’attarder sur sa chevelure frisottant à cause de l’humidité au dehors. Elle les chiffonne plusieurs fois à l’aide de ses deux mains, s’observe un moment dans une presque immobilité. Étire sa bouche vers la gauche. Vers la droite. Façon comme une autre de témoigner de son indécision concernant son fin minois. La demoiselle en face d’elle finit par sourire et elle disparait presque aussitôt du miroir, Katleen s’étant baissée pour quitter ses bottes en caoutchouc blanches aux pois rouges.

Elle arrive dans le petit salon par la porte à double battants et s’arrête dans l’entrebâillement, les mains sur les hanches, les sourcils froncés.

    « Pourquoi tu pleures Becky ? »


Becky, c’est Rebecka. Sa mère. Un drôle de personnage qui est actuellement en train de se moucher bruyamment sur le canapé dépareillé de la pièce à vivre. Katleen traîne ses chaussettes autrefois blanches sur le parquet parfaitement ciré et recroqueville ses longues jambes sur sa poitrine, sa tête s’abandonnant sur l’épaule de sa mère.

    « Regarde donc ton crétin de père. »


Les yeux de Katleen se posent sur la petite télévision du salon, où s’agite, dans le bocal, un homme au large sourire qui est en train d’embrasser une petite fille aux joues rondes et roses : Elle. A côté, une petite blonde rouspète en tapant du pied : Sa mère.

Et dire que tu as fait écrire le prénom de Charlotte sans H. Quelle idée. De quoi aura-t-elle l’air avec son prénom mal orthographié… Katleen… C’est une honte.

La jeune femme se mit à rire en frappant deux ou trois fois dans ses mains pour manifester son amusement. Sa mère, toujours en larmes à ses côtés, la bouscula un peu pour faire connaître son mécontentement. Et comme presque tous les jours de l’année, Rebecka s’offusqua de cette appellation grotesque. De toute façon, Rebecka s’offusquait de tout ce qui pouvait venir de son ex mari. D’ailleurs, elle n’avait jamais appelé sa fille Katleen. Elle avait toujours été Charlotte, quand ce n’était pas cet affreux sobriquet que sa mère affectionnait particulièrement : Lolotte.

Katleen se pencha vers la table basse du salon jusqu’à finir par s’asseoir en tailleur, à même le sol. Elle tourna quelques pages de l’album photo que sa mère avait sans doute du feuilleter durant l’après-midi.

    « Oh regarde là, la remise des diplômes ! Comme j’étais fière ce jour là. La plus jeune de ta promotion. »


Mademoiselle Strain passa ses doigts sur la photo et tourna la page dans un triste sourire. Elle continua d’en tourner encore quelques unes de façon un peu machinale avant de tomber sur la photo d’un petit garçon au sourire qui montait jusqu’aux oreilles, aux yeux rieurs d’un bleu éclatant. Katleen eut une expression attendrie qui lui traversa le visage et elle se tourna vers sa mère qui la prit de vitesse.

    « Au fait, comment ça s’est passé là bas ? »


Sa mère, une prude incroyable disait courtoisement « là bas » pour évoquer le Speed Dating dans lequel elle avait inscrit sa fille. Katleen soupira et pencha sa tête en arrière pour qu’elle finisse sa course dans un des cousins moelleux du canapé.

    « Comme d’habitude. »


Comme d’habitude, ça voulait dire qu’il y avait eu pas mal de vieux chauves, quelques imberbes en chaleur, un mec qui paraissait pas mal mais qui devait avoir un petit secret sale pour être arrivé aux côtés de Katleen dans cet endroit rempli de célibataires désespérés. Souvent, elle imaginait les différents scénarii pour tuer sa mère de façon douloureuse pour la punir de cet affront terrible que de l’avoir inscrite dans une abomination pareille.

    « Ce serait bien que tu essaies d’être un peu moins… Comme d’habitude. »


Rebecka n’aimait pas que Katleen soit aussi désinvolte. Aussi légère. Aussi moqueuse. Aussi joueuse. Elle n’aimait pas quand Katleen demandait à un des prétendants s’il portait une perruque. Elle n’aimait pas quand Katleen demandait à un autre ce qu’il pensait de l’onirisme des cachalots.

    « Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Ils sont tous pareils. Ils me disent que mon accent est charmant. Que je suis mignonne… »


Katleen méprise les gens qui lui disent cela. Parce que Katleen n’a pas toujours été jolie. Avant, elle se cachait sous ses pulls informes, derrière ses affreux culs de bouteille. Et quand ses copines lisaient Elle Magazine, elle, dévorait Rimbaud en version originale. Katleen s’amuse à faire des généralités sur les gens, de façon futile et sans vraiment s’y intéresser mais finalement, elle déteste ça : les préjugés. Elle tombe amoureuse des esprits et elle ne veut pas comprendre pourquoi ces autres bavent devant sa beauté plastique. Elle préférerait qu’un jour, on aime son défaut de dentition, cette incisive qui monte légèrement sur sa dent de devant. Qu’on remarque qu’elle est gauchère et que si elle écrit avec de l’encre, elle en fout partout.

    « Tu leur as dit pour Arthur hein, tu ne peux pas t’en empêcher. »


Katleen croise le regard désapprobateur de sa mère et lui fait un très grand sourire. Le sourire que font les enfants quand ils ont fait une bêtise.

    « Je l’ai rencontré le 19 décembre 2005. Il est l’homme de ma vie. C’est ce que j’ai dit, je ne comprends pas pourquoi cela les fait tous fuir… »


Sa mère se tape la tête contre la paume de sa main et invoque Dieu comme elle le fait souvent. Elle attrape les longs cheveux de sa fille et répète doucement, tout en les caressant : « Qu’est-ce que je vais faire de toi ma Charlotte, qu’est ce que je vais faire de toi… »

Rebecka n’a pas toutes les qualités du monde. Elle est maniaque. Elle s’habille comme une petite coincée. A vrai dire, c’est une petite coincée. Elle ne sait pas cuisiner et elle a abandonné Katleen durant toute son adolescence. Son mari l’a quittée, un jour. Comme souvent. Elle est repartie dans son pays natal, la Suède, laissant la gamine avec son papa en Angleterre. Mais, le sort vous fait toujours payer les erreurs que vous avez commises. Enfin, c’est du moins, ce en quoi la pieuse Rebecka croyait. Alors, le jour où sa fille a débarqué sur le seuil de sa porte en larmes, un bébé dans les bras et qu’elle lui avait annoncé que cela faisait deux ans qu’elle avait arrêté ses brillantes études de droit après que son père l’ai foutu dehors pour travailler comme secrétaire dans une grande entreprise afin de pouvoir survivre, le bambin et elle, elle lui avait ouvert chaleureusement sa porte et avait remercié Dieu tous les jours de lui permettre de laver ses péchés.

    « Il continue de te prendre pour une cruche au bureau ?»


Cela irrite sa mère au plus haut point. Que sa fille passe pour la poupée de service. Mais ça, ça ne gêne pas du tout la principale intéressée, ce qu’elle veut, c’est faire rentrer l’argent, alors s’il faut qu’elle sourit mielleusement toute la journée et qu’on lui parle comme à une retardée, cela ne lui fait rien.

Elle sourit.

Katleen sourit toujours. C’est son arme la plus efficace. Elle échappe au monde avec beaucoup de talent, s’enfuit dès qu’elle le peut dans une rêverie incroyable. Et elle est si énervante. Elle paraît si intouchable. Hors de portée. C’est comme ça souvent, pour les gens qui ont eu une vie un peu plus difficile que les autres. Katleen est loin d’être une personne parfaite, mais elle cache bien ses points faibles. Mis à part un.

Un assez particulier, qui vient de débouler dans le salon avec un petit bonnet de père noël. Un qui vient de s’affaler de tout son long sur les jambes de Katleen. Un qui se tient maintenant debout, face à sa mère et qui la questionne du regard.

    « Alors, Becky a dit que tu étais partie chercher un chéri ? »


Katleen ébouriffe les cheveux de son fils et embrasse le sommet de son crâne avant de l’amener vers elle pour le serrer dans ses bras.

    « Mon chéri, c’est toi Arthur ».


Oui, le 19 décembre 2005, Arthur Strain a déboulé dans la vie de Katleen. Elle ne pensait pas que le petit con qui l’avait mise enceinte lui offrirait cette chose si rare que tellement de gens cherchent autour d’elle : Son Lié.



Spoiler:
 



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Bedshaped


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▪ et l'âge ? : 23
▪ groupe : « bedshaped »
▪ humeur : Indiscible.

MessageSujet: Re: La petite dame au chapeau    Mar 7 Sep - 18:43

Eh bien, après m'avoir fait maintes fois sourire, Katleen aussi est en droit de rejoindre le monde des niaiseux verts. Une très belle petite fiche, très bien écrite Wub
Bienvenue.


Seal my heart and brake my pride ; I've nowhere to stand and now nowhere to hide. Align my heart, my body, my mind to face what I've done and do my time. Well yes sir, yes sir, yes it was me ; I know what I've done, cause I know what I've seen. I went out back and I got my gun, I said, "You haven't met me, I am the only son."
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La petite dame au chapeau

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