Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 But there's no room for me, in your eyes ♦ Nate

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MessageSujet: But there's no room for me, in your eyes ♦ Nate   Lun 26 Juil - 14:07


© fanpop
nom du personnage ; blackstone
prénom(s) du personnage ; nataniel lewis
âge du personnage ; vingt et un ans.
date de naissance ; onze septembre dix-neuf cent quatre-ving neuf.
groupe ; sleepless.
lié(e) ; personne.
son origine ; européen.
sa nationalité ; suédois.
son occupation ; chanteur dans un bar. certes peu glorieux. il n'a jamais fait que ça, ses études terminées.

Histoire
I don't wanna be in love ; Everybody put up his hand, say I don't wanna be in love, I don't wanna be in love.



    « C'est un très bel enfant »



Franchement, qui dirait d'un enfant qu'il est moche ? S'il l'est et que vous ne savez pas quoi répondre, dîtes simplement qu'il a un beau pyjama, ça passe. J'vous jure, j'ai essayé. Dans la petite salle de l'hôpital privé où j'étais né, mon père se tenait là, un peu en retrait. Il regardait d'un air vide l'infirmière qui devait sans doute être une nouvelle. Un homme austère, mon père. Toujours une allure sinistre, limite taciturne. Il avait un visage droit, froid, indifférent. C'est à cause de lui que j'ai du mal à me faire comprendre à travers des expressions faciales. J'ai hérité de lui aussi ma froideur. " Mon système de défense ", ma répartie. Mais je n'ai pas hérité de sa manie de respecter des traditions romaines inutiles. Et c'est tel un romain qu'il a tendu les bras vers moi. Je criais à m'en déchirer le gorge, j'étais couvert de sang mais la personne qui m'avait aidé à sortir me tendit sans hésiter. Le client est roi. Mais ce n'est pas tout. Il irradiait de prestance et c'aurait été une grave erreur de me garder en son sein. Les romains avaient une tradition, pour y revenir. Le père, s'il prenait l'enfant dans ses bras, le considérait comme son fils, comme sa fille. Le cas échéant, il l'abandonnait dans la rue. Mais c'est impossible qu'il rechigne un enfant !, me direz-vous. Impossible n'est pas anglais, mes chers. Une forêt vide, un landeau placé un peu à côté d'un tanière de chiens sauvages affamés, ceci se résume à une rue. La vie est une jungle. Difficile est d'y survivre. J'ai été reconnu comme son fils. Tout a commencé comme ça. Dans un silence pesant, dans des murs retapissés de sang et dans quelques hurlements presque étouffés par le costume Armani de mon père.


    « Et sinon c'est quoi ton nom ? »
    « Lewis ou Nate. »
    « Moi c'est Jake. Enchanté, Lewis ou Nate. »
    « Tu choisis, mon nom c'est pas Lewis ou Nate. Mon nom c'est Nate. Mais tu peux aussi m'appeller Lewis. »
    « T'es chelou comme mec. Bon ben va pour Nate. T'as quel âge ? »
    « J'ai douze ans. »
    « J'en ai treize. »
    « Ok. »
    « T'as l'air passionné. »
    « Tu veux pas la fermer ? »



J'étais un enfant plutôt renfermé. Froid et distant. Non, j'étais plus un enfant perturbé. Depuis que j'avais huit ans, on me cataloguait comme tel. Pourquoi ? Tout le monde disait que c'était parce que ma mère était morte en couche en donnant à mon père ma jeune soeur. Je lui en veux pas, à Marie, mais à ma mère si. Je sais, bizarre. Pourquoi m'a-t-elle abandonné ? Je ne sais pas, peut-être parce qu'elle est morte. Breffons, voulez-vous ? J'ai fait la rencontre de Jake dans la cour de l'école. C'était un chahuteur, et il s'était intéressé au petit brun aux yeux noirs assis au coin de la cour. Il avait redoublé une classe, il n'était pas brillant. Moi, je l'aimais bien, Jake. C'était un chic type. Un tantinet bavard, mais sympa. Il a été le premier à devenir mon ami. Personne n'a suivi, évidemment. Je dis ça comme ça. Il m'entraînait dans les jeux, me disait de ne pas m'en faire, bref. C'était un peu mon grand frère. Ce que je vais vous dire maintenant doit rester dans ce papier. Dans votre tête, tout au plus, mais jamais vous ne le direz à quiquonque. J'étais amoureux de lui. Je ne parle pas de Lien, je parle d'Amour. Avec un grand "A". Oui, j'étais amoureux d'un autre homme, et j'assume complétement... peut-être pas finalement. Il ne fallait pas le dire, c'était un secret entre moi et ma conscience. Je devais le dire à personne, personne ne l'a jamais su. Vers nos quinze ans, on a eu nos premières aventures. La question ne se pose pas, qu'avec des filles. Où vous croyez vous ? Je n'étais pas vraiment homosexuel, j'étais attiré par les filles mais j'étais complétement dingue de Jake. Et Jake uniquement. Jamais quelqu'un d'autre. Jamais. C'était inconcevable, il n'y avait que Jake. Je répète que je ne parle pas de Lien.


    « Dis, Nate, tu crois aux Liens ? »
    « File-moi une clope d'abord. »
    « Répond ! »
    « ... Mon père dit que... »
    « Rien à faire de ton père ! Dis-moi si TOI tu crois aux Liens ! »
    « Je sais pas... Mais je pense que quelqu'un peut tomber amoureux au point de ne plus pouvoir se passer de cette personne. Après réflexion... je crois que oui, les Liens existent. »
    « ... Ok. »
    « Tu m'as l'air passionné. »
    « Ta gueule, Nate. (rires) »



Evidemment, j'aurais dû m'en douter. Il était Lié avec quelqu'un. Avec cette fille. J'avais dix-neuf ans et je traînais toujours avec lui. J'ai déménagé, j'avais assez d'argent pour ça. Nous habitions Stockholm, je suis allé à Sollentuna, un bled suffisament près et loin, suffisament paumé pour ne plus être retrouvé. Vous ne connaissez sûrement pas. C'est pas bien grave. Ma famille était plutôt riche. Mon père, c'était un PD-G d'une grande société. Il était venu, il y a vingt ans de ça, en Suède pour y faire construire des bâtiments de sa société. Et il n'est jamais retourné à Liverpool, trouvant le paysage exquis et le cadre idéal pour fonder une famille. Je suis né une année plus tard. La vie est belle là-bas. Revenons en à quand j'ai déménagé. Mon coeur était brisé, mais disons que je ne voulais pas m'attarder. Je devais l'oublier, ce n'était qu'un passage de ma vie, non ? La vie devait continuer, avec ou sans lui. Voilà pourquoi je ne parlais pas de Lien. Je n'étais pas Lié à lui. Surtout pas. C'aurait été la fin, sinon. J'ai fini mes études, très courtes, de journalisme. Non, je les ai avortées. Que faire après ? J'avais de l'argent, certes, mais je devais faire quelque chose de ma vie, non ? Je chantais, tout con comme truc. Mon spot ? « Le Lien. », un bar dirigé par un loup de mer. Célèbre pour n'abriter que des Non-Liés. Il n'était pas rares d'y voir des Liés, aussi. Certains se câlinaient, d'autres se crachaient du venin, certaines s'embrassaient... mais ils étaient plutôt mal vus. C'a duré une demi-douzaine de mois, « Le Lien ». Puis le patron, le loup de mer, s'est Lié. Plus de « Le Lien ». L'amour... non... le Lien frappe là où on ne s'y attends pas. C'triste tout ça, je trouve. Profitons de notre liberté, avant d'être dépendant de quelqu'un et de ne vivre que pour lui.



Spoiler:
 
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Bedshaped


▪ depuis quand ? : 29/04/2010
▪ conneries : 245
Féminin
▪ venue au monde : 14/12/1994
▪ et l'âge ? : 22
▪ groupe : « bedshaped »
▪ humeur : Indiscible.

MessageSujet: Re: But there's no room for me, in your eyes ♦ Nate   Mar 27 Juil - 12:08

Bonjour et bienvenue sur Soulmates brillant
J'ai adoré ta fiche, sincèrement. L'idée du bar est géniale, tu peux d'ailleurs m'envoyer un MP si tu le veux en lieu dans le jeu Wub Et si tu veux proposer Jake et sa Liée en prédéfini, MP-moi aussi câlin
Bonne chance pour la suite, n'oublie pas de répondre au questionnaire "un peu de vous" dans le flood !
Fiche validée.


Seal my heart and brake my pride ; I've nowhere to stand and now nowhere to hide. Align my heart, my body, my mind to face what I've done and do my time. Well yes sir, yes sir, yes it was me ; I know what I've done, cause I know what I've seen. I went out back and I got my gun, I said, "You haven't met me, I am the only son."
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But there's no room for me, in your eyes ♦ Nate

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