Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Lily ▪ She lives in a fairytale.

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MessageSujet: Lily ▪ She lives in a fairytale.   Sam 24 Juil - 21:30


© livejournal
nom du personnage ; Horton.
prénom(s) du personnage ; Lily, Doreen.
âge du personnage ; Vingt-cinq ans.
date de naissance ; 14 juin 1985, Stockholm, Suède.
groupe ; « all i need »
lié(e) ; John A. Gissing.
son origine ; Suédoise.
sa nationalité ; Suédoise.
son occupation ; Officiellement, Lily prépare astucieusement un doctorat en Mésopotamie depuis voilà trois ans. Officieusement, elle passe également la plus grande partie de son temps à apprendre de son Lié qu'elle est contrainte à appeler « Monsieur » lors de ses cours.

Requiem
Ami, regarde-moi, mon cœur piétine.


« La Mésopotamie ou Irak actuelle, peuplée d'environ trente-et-un mille habitants..
- Cessez le superficiel, Miss Horton ! Venez-en aux faits ! »

La voix était vindicative, le regard agacé. La concernée se rétracta très légèrement, les mains posées à plat sur la table qui surplombait le bureau professoral de seulement quelques mètres. John Gissing lui faisait face dans toute sa splendeur, l'œil sémillant d'une exigence effrayante, le visage tiré, les traits austères et vidés. « Un vieux de la maison », avait-il été décrit évasivement par une élève de deuxième année de doctorat qui lui avait fait un rapide état des lieux concernant les enseignants qui parsemaient la faculté. Lily obtint sa licence et son master avec toute la joie que pouvait avoir un étudiant à emporter ses premiers grades, sa première fierté, ce fut donc sans trop d'inquiétudes qu'elle avait foulé les marches de l'université, entamant ainsi sa sixième année. Le dernier cap, la ligne droite qui la mènerait ainsi à un parcours brillant, un doctorat qui ferait la fierté de ses parents, qui glorifierait des études trop scolaires, témoignant ainsi d'une tendance de petite écolière.

C'était apparemment ce que l'homme devant elle lui reprochait- comme pour illustrer son propos, il amorça un geste de la main, englobant l'amphithéâtre dans sa totalité.

« Comme la majeure partie des étudiants qui traversent ces salles chaque année, vous êtes incapable de vous détacher des données inscrites dans un livre !
- Il faut bien une..
- Introduction? Ne vous faites pas d'illusions, Miss. Ce ne sera pas une présentation impersonnelle de l'Irak qui va attirer ceux qui sont sensés lire cette thèse, qui traite, comme vous paraissez vous-même l'avoir oublié d'un pays actuellement affaibli où il règne un chaos inimaginable.
- … Mais, professeur.. La période sur laquelle je vais me concentrer est à des kilomètres du champ de bataille qu'est devenu ce pays. De ce fait, une présentation à peine brossée de la situation contemporaine paraît plus juste.
- Vous oubliez par ailleurs- il semblait parler sans prendre compte de ce qu'elle lui disait- que la période préhistorique, en plus d'être occulte et traitée de manière désordonnée par nos contemporains, est très prisée par les étudiants, ces dernières années. »

Il s'approcha d'elle, plus sévère que jamais, penchant son buste en avant- Lily se plut à deviner que ses mains étaient attachées dans son dos, et l'image séduisante de sa personne déambulant d'un air débonnaire entre les rangées d'étudiants attablés à étudier la fit sourire de manière imperceptible. Le professeur haussa le sourcil, surpris. Elle haussa les épaules d'un air impuissant, incapable de se départir de ce sourire qu'il lui apparaissait si désagréable.

« De ce fait, il m'est inacceptable que vous puissiez commettre l'erreur d'échouer. »

Sa voix claqua, authentique et lucide. Soutenir son regard était une épreuve de force, une immersion audacieuse dans le monde terrifiant de ces adultes flegmatiques et désillusionnés, si bien que Lily posa ses yeux bleus entachés de marron sur ce visage innommable, crut bon de hocher la tête frénétiquement pour lui montrer qu'elle ne serait pas comme les autres. Ajouté à cela, un sourire timide départi de toute la nervosité qu'elle avait emmagasiné à l'idée de l'aborder après seulement deux semaines de cours. Et même si, bien dissimulé derrière son visage innocent et souriant, ses ongles râpaient la surface difforme de la table sur laquelle elle s'était impétueusement assise, Lily se savait entre de bonnes mains.

Elle s'apprêta à lui réclamer des informations concernant les horaires qu'ils mettront en commun, sentit son cœur battre à la nécessité qu'elle sentait à lui signifier qu'il ne faudrait y faire impasse puisqu'ils devraient désormais se voir quotidiennement. La bouche ouverte, sur le point de chercher ses mots, il la devança.

« Nous recommencerons, Miss Horton. »

Le regard qu'il lui adressa alors fut porteur d'un tel ressentiment qu'elle ravala la boule de tristesse qui lui obstruait la gorge, attrapa son sac, lui souhaita une bonne soirée et s'en alla. Il lui suffit de dépasser les portes de l'université pour se sentir envahie d'une joie monstre, réalisant enfin ce qu'elle n'arrivait à s'avouer à elle-même depuis deux semaines : John Gissing, le professeur de fac le plus improbable qui soit lui était Lié.

De plus, la manière qu'il possédait de prononcer « miss » était incroyablement voluptueuse.


« C'est quoi, le Lien, maman? »

La petite fille blonde, cheveux rattachés en deux couettes ostensibles- sa mère ne sut si c'était parce qu'elle avait choisi de les orner avec des élastiques de couleur rouge pimpante ou si cela s'expliquait par l'incroyable rondeur du visage de sa fille- secoua les jupes de sa mère avec ferveur, constatant que la réponse prenait trop de temps à venir pour que cela puisse être normal. De son côté, la génitrice ne savait choisir les mots justes pour lui expliquer le phénomène de société qui s'était emparé de leur pays depuis quelques années. Certains voulaient légiférer, ceux qui n'avaient pas d'âme-sœurs invoquaient le délire populaire, la mine agacée, stylo à la main. Lily la rappela à l'ordre.

« Ma chérie, tu ne m'aides pas du tout en me posant ta question comme ça. Je ne pourrais pas te définir quelque chose par une autre chose. Mais si tu veux quelque chose de clair.. Représente-toi deux mains, enlacées ou non, soit très proches, soit très loin l'une de l'autre. Maintenant, rattache-les ensemble avec un fil rouge. Ce que tu vas trouver bizarre- ça l'est pour tout le monde, d'ailleurs..- est que ce fil est indestructible, quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive. »

Sa mère ne le lui avait pas demandé mais Lily avait imperceptiblement fermé les yeux, ses mains s'étaient détachés de ses vêtements. La voix douce lui avait donné matière à rêver, de ces rêves d'un éclat incroyable qui vous empêchait de sortir de votre lit et épuisait votre esprit quand celui-ci s'affairait à autre chose. Les deux mains qu'elle s'était imaginée étaient mues l'une dans l'autre à un point tel qu'en distinguer les doigts était difficile.


« Intello » claironna la voix goguenarde de l'adolescent à côté duquel on l'avait mise. D'abord sincèrement surpris de son impressionnante capacité à réfléchir et son excessive aptitude à retransmettre l'information avec une impeccabilité inégalable, il devint vite agacé en se rendant compte que l'adolescente n'avait- à part cela- rien d'exceptionnel. Une blonde tout à fait fade qui se démarquait néanmoins pour son œil si particulier, taché de marron. Il s'ennuyait, pensant déjà impossible de pouvoir suivre, à l'instar de sa voisine, la matière fastidieuse qu'était l'anglais.

Lily sembla tout d'abord ne pas prendre compte de l'insulte, trop occupée à boire les paroles de l'enseignant mais déchanta très vite puisque son camarade était loin d'avoir abandonné.

« Écoute.. -elle eut un moment de doute quant à son prénom- tu iras embêter quelqu'un d'autre les prochaines fois d'accord?
- Et pourquoi ça, mademoiselle Lily?
- Parce que je n'aime pas les gens qui se moquent de moi.
- Et moi je n'aime pas les gamines prétentieuses « m'as-tu-vu » dans ton genre. »


« Tes yeux.. Ce sont des vrais?
- Non, j'en avais des si peu originaux à la naissance que ma mère a décidé de me les changer. »

Un silence perplexe suivit cette pauvre tentative d'ironie. Lily ne discerna pas si c'était l'agacement qu'elle avait à l'égard de cette fille qui l'avait poussée à agir ainsi ou un soudain regain de colère.


« Hum, ça va, ça va. »

Lily n'avait rien dit. Il lui avait suffit d'adresser un regard sceptique et sincèrement intrigué à la jeune femme qui lui faisait face pour qu'elle ait une réponse aussi évasive. Assises dans une terrasse d'un café, sans cesse interrompues dans leurs vaines tentatives d'amorce à une conversation correcte, les deux jeunes femmes savouraient timidement leurs retrouvailles. Choisir une heure de pointe pour se retrouver alors que la nuit commençait à poindre n'était pas une des idées les plus astucieuses de Lily, qui se dit intérieurement que le fast-food le plus miteux de Sollentuna aurait sans doute plus convenu. Décochant néanmoins un sourire éclatant à la jeune brune, sa tête se tourna, à la recherche d'un serveur de libre qui pourrait satisfaire leur demande. Heureusement, lorsqu'elle avait quitté la faculté cet après-midi là, le bar était vide, elle se crut donc dans de bonnes conditions afin de solliciter les conseils de son amie, qui elle, savait à quoi s'attendre concernant les Liés.

Elle n'avait pas eu besoin d'un temps très long pour se rendre compte que si elle était restée l'enfant toute enfermée dans ses livres et accaparée par une incommensurable soif de connaissance, elle n'aurait daigné à jeter un regard sur cette jeune femme qui fit la une des journaux pour une affaire de famille des moins reluisantes. Huit ans après l'un des drames les plus médiatisés de toute la Suède, Lysiane prétendait à une vie normale. Mais « normale » n'était pas un adjectif qu'on apposerait aux côtés de celle qui lui souriait. Une imperceptible carrure androgyne laissait tout d'abord un soupçon acide son appartenance sexuelle- elle lui avait plusieurs fois confié avoir attiré les filles les plus téméraires et délurées, une aura libidinale, ensuite, faisait planer sur sa personne les personnages de mauvaise langue qui encensaient hypocritement son passé, pour enfin être scruté d'un regard acéré- vairon-, occasionnellement empli de colère, jamais départi d'une nostalgie inexorable, conduit par ceux qui avaient trop vécu. Lily n'avait jamais osé aborder la vie sentimentale de son amie, craignant de passer pour une opportuniste mal attentionnée. Bien sûr- comme tout le monde- elle n'avait pu s'empêcher de rechercher sur internet, en tapant « Hearbson », à simple titre indicatif, sans jamais le lui faire savoir. Bien sûr- elle associait désormais sa silhouette solitaire et exigeante à celle de son frère, apparemment détenteur de la qualité d'héritier de la dynastie banquière, imaginant un homme rongé par le passé qui s'amendait en redorant l'image de sa famille par le biais des médias. « Heureuse » était un mot que Lysiane adorait prononcer puisque que toutes les occasions semblaient bonnes pour implicitement faire référence à la vie équilibrée qu'elle menait aujourd'hui.

Dans sa bonté et son bon vouloir dénué de tout intérêt fallacieux, Lily l'encourageait dans cette voie, sans chercher à en savoir plus.

Cependant.. Aujourd'hui, c'était elle qui avait besoin de conseils. Oh, elle avait longtemps patienté, savait d'ores et déjà qu'elle devait s'armer d'une patience monstre pour venir à bout de son vieux professeur d'histoire. Si les quelques barrières superficielles de méchanceté et sarcasme gratuits avaient été franchies, il restait que leur relation stagnait depuis voilà deux ans. Lily ne savait pas réellement ce qu'elle devait définir par « relation » mais ce qui était certain demeurait : ils étaient Liés, certes, pas officiellement- sa carte d'identité ne devait pas encore être renouvelée- et la Ligature était un rêve qu'elle pouvait déjà écraser de talons aiguisés. Elle ne voulait pas l'amour du vieux professeur toutefois, elle se sentait incapable de continuer à faire perdurer cette tension légère, qui se manifestait par quelques intonations dans sa voix, quelques mots trop vite dits qui démontraient qu'il n'avait pas encore réellement assimilé le fait qu'il devait supporter une personne dont il avait deux fois l'âge.

Et plus personnellement, elle rêvait de confidences, livrées dans une alcôve entre deux cours, de la voix veloutée qu'il utilisait pour caresser des faits historiques.

« Deux cafés et un chocolat chaud, s'il-vous-plaît. »

La voix grave et aiguisée de Lysiane la fit sursauter de manière impromptue puisqu'elle ne put s'empêcher de se rappeler de ce à quoi elle pensait, il y a à peine quelques secondes. Pérorer au zèle qu'il mettait à la rendre plus assidue dans ses recherches, sans son travail- l'Irak, un pays fascinant- était sans conteste plus intelligent que s'évertuer à fantasmer sur sa voix.

« Désolée..
- Tu es toute excusée.. J'espère qu'il n'y a rien de grave. »

Lily passa une main dans ses cheveux blonds, chercha de l'air, rougit et préféra regarder ailleurs que dans le regard inquisiteur de son amie. Vêtue d'un poncho marron, son petit sac noir collé tout contre elle, la mine légèrement déconfite, Lily décocha tant bien que mal un sourire nerveux à Lysiane qui haussa un sourcil d'appréhension, sa chemise bleue d'été entrouverte laissait ressortir une peau rougie par un froid impitoyable- celui d'une toute fin d'année.

« Hum, en fait, voilà.. Je me demandais.. Je me demandais si tu pouvais me conseiller à propos de euh.. mon.. L-lien?  »

Spoiler:
 
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Sleepless


▪ depuis quand ? : 15/03/2010
▪ conneries : 245
Féminin
▪ venue au monde : 31/07/1992
▪ et l'âge ? : 25
▪ localisation : Dans les bras de mon amoureux ! (ou pas)
▪ groupe : Sleepless Darling.
▪ humeur : Joyeuse.

« — you are my soulmate »
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MessageSujet: Re: Lily ▪ She lives in a fairytale.   Lun 26 Juil - 19:38

    Re-re-re (je crois ?) Bienvenuuue.

    C'est vraiment une héroïne de Shojo, Lily. Voilà ta vraie nature, mièvre femelle.
    Mais elle est choute, donc tu es validée. (surprise !)



→ every step that you take could be your biggest mistake. it could bend or it could break, but that is the risk that you take.
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Lily ▪ She lives in a fairytale.

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