Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Andreas Viktor Fredriksen

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All I Need


▪ depuis quand ? : 22/07/2010
▪ conneries : 122
Masculin
▪ venue au monde : 28/02/1992
▪ et l'âge ? : 25
▪ localisation : Chez Masha ou chez October.
▪ groupe : All I Need
▪ humeur : Gai.

MessageSujet: Andreas Viktor Fredriksen   Ven 23 Juil - 17:45


© fanpop
nom du personnage : Fredriksen
prénom(s) du personnage : Andreas Viktor
surnom(s) du personnage : Andrea, Vik, le naïf
âge du personnage : 18 ans
date de naissance : 28/02/1992
groupe : Sleepless
lié(e) : /
son origine : Suédoise
sa nationalité : Suédois
son occupation : Étudiant en chimie moléculaire et en management (pour pouvoir reprendre l'entreprise de son père – dans le cas où celui-ci daignerait le dé-déshériter)

Histoire
Hold you breath, count to ten, then fall apart and start again.


Oh show us the way to the next whisky bar
Oh, don't ask why, oh, don't ask why
For if we don't find the next whisky bar
I tell you, I tell you, we must die.

Andreas ouvrit les yeux. Il était dans un lit. Un lit double. Nettement moins confortable que celui auquel il était habitué. Ce qui signifiait qu'il n'était pas chez lui. Ce qui était logique vu qu'il venait de se faire virer de la demeure paternelle. Ce qui l'embêtait plus, c'était qu'après être arrivé à la soirée avec Jed il avait bu. Et évidemment il ne se souvenait de rien. Et donc pas de comment il était arrivé là.

Il se redressa, s'assit sur le lit, regarda son environnement. Il était dans un petit appartement. Et aussi... il était en caleçon. Était-il chez Jed ? Non, celui-ci n'avait pas de chez-lui. Enfin, c'était ce qu'il disait toujours. Donc il était en caleçon dans le lit d'un inconnu sans aucune mémoire de la veille. Quel bon début de vie libérée d'autorité paternelle.

« Excusez-moi, y a-t-il quelqu'un ? »

D'une salle voisine provint un « Enfin réveillé ? » amusé. Andreas sortit du lit et se dirigea vers l'endroit d'où provenait la voix, qui se trouvait être une petite cuisine, dans laquelle était assise un inconnu. Et tout espoir d'être tout de même chez Jedediah disparut.

« Je suppose. À... à moins que je ne sois encore en train de rêver. » répondit Andrea, observant sans discrétion son vis-à-vis qui buvait tranquillement son café, torse nu, en pantalon de pyjama noir. Il avait un charme indéniable. « Euh. Je. Je m'excuse, mais je crois que j'ai oublié votre nom. » ajouta-t-il.

L'autre lui jeta un regard supérieur et rétorqua qu'il ne pouvait y avoir plus normal, étant donné qu'il ne lui avait pas donné. Il lui proposa à manger, ce qu'Andreas accepta avec gratitude, sentant son ventre gronder. Il s'assit sur le tabouret que son interlocuteur avait sorti pour lui et se servit un bol de céréales. Non, il n'était pas habitué à ce genre de frugal repas, mais sa politesse et sa gêne l'empêchaient de faire aucune remarque. En revanche, il osa demander comment et pourquoi il était ici. Même s'il avait compris que l'inconnu se plaisait à demeurer tel.

« Quand on ne sait pas boire... On se retrouve facilement chez des inconnus. » fut sa réponse amusée. Baissant les yeux, Andreas reconnut qu'il avait raison. Et non, il ne se plaignait pas, comme semblait le supposer le vis-à-vis. Il était juste perturbé.

« Alors, cela t'arrive-t-il souvent ? » demanda encore l'inconnu. Andreas, surpris, releva la tête, puis soupira, expliquant qu'en général Jed était là, rentrait avec lui, chez lui, que cette fois il l'avait amené à la soirée pour le consoler d'avoir été chassé de la maison paternelle. Le regard brillant, il fit l'hypothèse que son interlocuteur fût une connaissance de Jed. Malheureusement, l'hypothèse ne fut pas validée. Ou du moins, elle n'eut pas de réponse : l'inconnu semblait désirer savoir pourquoi son invité avait été chassé.

« Mon père nous a surpris. » répondit Andreas en haussant les épaules, désinvolte. « Il est homophobe. » Il s'en foutait.

« Tu as l'air vraiment blessé. » dit l'inconnu, et Andrea le fixa un instant, perplexe. Pourquoi disait-il ça ? Blessé ? D'avoir été chassé de chez lui ? Non. Il avait 2 millions de couronnes à dépenser par mois. Son père ne le laissait pas à la rue. Il ne voulait juste pas le voir. C'était juste une excellente excuse pour avoir la maison vide et avoir autant de maîtresses qu'il voulait.

« De l'absence de Jed, oui. » reconnut l'adolescent. Où était son ami, son amant ? L'avait-il abandonné, lui aussi ? Ce ne semblait pas être l'avis de l'hôte qui dit, sûr de lui, que Jed reviendrait. Il n'en fallait pas plus pour l'héritier. Oui, comment pouvait-il douter de son Jedediah ?

Là-dessus l'autre s'en fut prendre une douche, et revint peu de temps plus tard, une serviette autour de la taille, une autre, de taille ridicule, dans la main. Andreas, comprenant enfin que cette serviette n'était pas celle qui lui servirait à sécher ses cheveux, mais son corps, soupira, puis alla se doucher. Quand il en ressortit, en caleçon et cheveux mouillés, il retourna dans la chambre où il s'était d'abord réveillé. Son hôte, assis sur un canapé Louis XVI élimé abîmé, écrivait dans un carnet. Avisant ses habits soigneusement pliés sur un bord du lit, Andreas les enfila. Que c'était bon d'être de nouveau vêtu. C'étaient des vêtements de la meilleure facture, chics mais simples : une chemise blanche à manches mi-longues, un gilet, un pantalon et une cravate noirs. Avec ses cheveux bruns soigneusement peignés au-dessus de son visage androgyne aux yeux très clairs, son attitude polie et digne, il était indéniable que l'adolescent avait eu une excellente éducation et un foyer aisé.

Il s'allongea sur le lit, sur le ventre, la tête sur les mains et les coudes sur le lit, regardant son hôte.

« Ma mère est partie quand j'avais huit ans. Son excuse ? Elle avait trouvé son Lié. Son cher et tendre. Son âme sœur. Ce qui lui donnait d'excellentes raisons de quitter son porc de mari. J'aurais probablement fait pareil. Mais j'y aurais sans doute réfléchi à deux fois si cela signifiait abandonner son enfant, son enfant de huit ans avec une personne si détestable. Elle l'avait épousé pour l'argent, même lui il le savait. Elle était très belle. Elle doit sans doute l'être encore. Et mon père est un richissime entrepreneur. Gros, laid, répugnant, mais richissime. Et ça tombait bien, son Lié était assez riche lui aussi. Et dans le milieu du show-biz. Ils sont partis, aux Etats-Unis probablement. Le rêve américain, vous savez. »

O moon of Alabama, we now must say goodbye,
We've lost our good old mama, and must have whisky
Oh you know why.

    Père a dit que Mère est partie pour toujours, que je ne la reverrai jamais. Je lui ai demandé si elle était morte. Je suis assez grand pour savoir ce que c'est la mort. Il a ri, ça ressemblait au bruit que fait un cochon. Et puis il a dit qu'en ce qui le concernait, ce serait mieux si elle était morte. J'ai demandé pourquoi. Il m'a expliqué qu'elle avait trouvé son Lié, un imprésario et qu'elle était partie avec lui. J'ai essayé de comprendre pourquoi elle est partie sans moi. J'ai demandé à Père pourquoi elle était partie sans moi. Il m'a tapé. Il a crié que si elle était partie avec moi, elle ne serait pas partie, que c'était de ma faute. J'ai pleuré.


Oh show us the way to the next pretty boy
Oh, don't ask why, oh, don't ask why
For if we don't find the next pretty boy
I tell you, I tell you, we must die.

Comme l'inconnu semblait soit ne pas l'écouter, soit lui prêter une attention distraite, ce qui convenait à Andreas, celui-ci poursuivit.

« Par la suite j'ai eu une seconde mère. Silja. Elle ressemblait un peu à ma mère, blonde, un peu plus svelte, un peu plus douce. Je l'aimais bien. Puis j'en ai eu une troisième, Anja. Puis une quatrième, une cinquième, et j'ai fini par perdre le compte. Au bout de quelques années, Père ne prenait même plus la peine de me les présenter comme « nouvelle mère ». Elle restaient si peu de temps. Il se lassait vite. Elles n'en voulaient qu'à son argent, comme ma mère, après tout. J'ai rapidement réalisé qu'elles étaient toutes interchangeables. Je me suis désintéressé des femmes. »

Il tourna la tête de l'autre côté, et continua, sa voix se faisant plus passionnée au fur et à mesure.

« Comme j'ai un an d'avance j'ai commencé l'université cette année. Là, j'ai rencontré Jedediah, d'un an et demi mon aîné. Rapidement, nous avons commencé une liaison. Nous allions ensemble en soirée, puis il me ramenait chez moi, et restait dormir. Hier matin... mon père est entré dans ma chambre, il nous a vus. Il nous a mis dehors. Je n'ai plus de toit, mais j'ai de quoi le payer. »

O moon of Alabama, we now must say goodbye,
We've lost our good old mama, and must have pretty boys
Oh you know why.

    J'ai rapidement réalisé que les femmes n'avaient aucun intérêt pour moi. D'abord parce qu'elles n'en avaient aucun pour Père. Ensuite parce qu'elles étaient toutes pareilles, elles voulaient toutes la même chose, l'argent. Fielleuses, mielleuses, intéressées, usant de leur corps comme d'un outil. Elles m'écœurent. Les premières m'ont déçues. Je n'ai plus prêté attention aux autres.

    Silja avait l'air gentille, je l'aurais acceptée comme mère sans problème. Je l'ai rapidement adoptée, adorée. Et puis un jour, quand j'avais dix ans, je l'ai entendue faire du chantage à Père. Elle est partie avec de l'argent, elle n'est jamais revenue. Ça a été à peu près le même topo avec Anja. Elle n'est resté qu'un an. La suivante, six mois. La quatrième, trois mois. Et ainsi de suite. Au bout d'un moment je participais même à leur départ, je leur jouais des tours, je me comportais mal avec elles. Elles finissaient par partir, sans argent. Tant mieux, y en aura d'autant plus pour moi quand Père mourra.

    Jedediah a été le coup de foudre. Avec son air narquois, ses commentaires déplacés, son attitude provocante, il m'a tout de suite intéressé. Et réciproquement. Enfin, c'était ce que je croyais. Je me demande pourquoi il m'a laissé avec cet inconnu. Il ne peut pas m'avoir abandonné. Même l'autre le dit. Il va revenir, et me dire que je ne serai jamais seul. Que plus personne ne m'abandonnera.



Les interludes sont de l'Alabama Song écrit par Bertold Brecht pour l'opéra Mahagonny de Kurt Weill.

Spoiler:
 


Dernière édition par Andreas V. Fredriksen le Ven 23 Juil - 20:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Andreas Viktor Fredriksen   Ven 23 Juil - 18:06

    Hey hey hey.

    Que dire que dire. Qu'à cause de mon personnage stupide, y'a même pas son prénom, dans toute cette jolie fiche.

    Validée. <3



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MessageSujet: Re: Andreas Viktor Fredriksen   Ven 23 Juil - 18:08

Oui, c'est ce que je me suis dit aussi en l'écrivant... Eh bien il restera anonyme jusqu'au premier topic...
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MessageSujet: Re: Andreas Viktor Fredriksen   

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