Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Mikaël Laury Orler

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MessageSujet: Mikaël Laury Orler   Dim 11 Juil - 8:37


© acide edulcoré
nom du personnage ; Orler.
prénom(s) du personnage ; Mikaël Laury.
âge du personnage ; Vingt-hui ans.
date de naissance ; Le 24 décembre 1981.
groupe ; Sleepless.
lié(e) ; Il ne l'a pas encore rencontré.
son origine ; Suédoise depuis de nombreuses générations !
sa nationalité ; Suédois.
son occupation ; Mikäel est en recherche d'emplois.

Histoire


Pour parler de la guerre Il n'y a que des larmes.


Tu te regardes dans ce miroir sale et, tu baisses les yeux. Depuis combien de temps tes traits enfantins étaient-ils devenus ceux d'un jeune adulte. Tu ne le savais plus...Oui, tu avais tout simplement arrêté de compter. Tes yeux se ferment quelques secondes et, ta main glisse sur cette barbe naissante qui ne fait que renforcer tes traits tirés et fatigués. Des traits que l'on ne devrait pas voir sur un visage aussi jeune et pourtant, ils y sont bien. Pourquoi ? Cela, tu le sais bien et, c'est de ta faute, tu le sais...Pourtant, tous les jours tu pries, tous les jours tu demandes pardon. Un pardon que tu espères entendu mais...Tous les soirs la douleur est là, tous les soirs la sentence tombe et, tous les soirs la torture commence... Alors, tu demandes pardon encore et encore, cette fine chaine autour de ton cou serrée dans ta paume, des larmes taries ne coulant plus sur tes joues et pourtant, tu aimerais bien qu'elles coulent, tu aimerais à nouveau les sentir. Oui, les sentir comme ton remord, comme ta douleur, mais, ce n'est pas le cas... Ta main saisit l'objet tranchant, derrière toi un homme en uniforme, doucement il se pose sur ta joue et, le poil noir s'efface comme si le temps revenait en arrière, laissant ainsi voir cette part enfantine qui persiste sur ton jeune visage...

Le canon était pointé sur le front de cet enfant.
Le canon tremblait tout comme le garçon qui le tenait.
Les larmes coulaient que ce soit sur son visage ou le sien.
Le canon cracha et le sang coula douloureusement.
Il serait accepté.
Il rentrerait dans le gang de son grand-frère.
Oui mais…au loin les sirènes raisonnaient déjà.
Oui mais…il était écroulé, recroquevillé sur lui-même, hurlant et pleurant comme l’enfant qu’il était.
On lui avait ordonné de tuer.
Il avait écouté son grand-frère.
Sa vie ne sera plus jamais la même.
Tes jambes étaient remontées sur ton torse, un livre dans tes mains. La Bible. Oui, tu n'avais pas réussi à faire autrement. Tu ne croyais pas en lui mais...la douleur, la mort avait été trop dure alors, doucement tu avais appris à prier, doucement tu avais choisi une nouvelle voix et, même si la douleur était encore là, tu te sentais mieux...tu priais pour la paix... Ton regard se baissa sur la grille qui était la porte de ta chambre, un frisson glissa dans ta colonne, ils étaient là...Tes yeux se fermèrent, lentement, tu rangeas ton livre et alors...la nuit put commencer...Une nuit comme toutes les autres, une nuit ou l'on se fichait de ta douleur, ou ton corps n'était plus qu'un objet pour deux hommes. Un objet qui se faisait violer encore et encore...Tu connaissais cette douleur depuis que tu étais arrivé...tu la connaissais, la détestait et...l'appréciait en quelque sorte...Tu étais vivant, tu avais mal...

Un policier attrapa l’enfant.
Un enfant lui aussi victime mais, un enfant aux mains souillées.
Il pleurait, il pleurait contre le corps de ce policier au visage doux.
L’arme tomba sur le sol et il se laissa faire.
La force était partie, il ne pouvait plus qu’être la victime de cette guerre.
Tu fermas la fermeture de ton sac et, doucement ton regard se posa sur ton colocataire. Un fin sourire traversant ton visage fatigué, défiguré. Tu étais si jeune et pourtant ton visage était tellement dur, tellement fatigué. On voyait que tu avais vu l'enfer...Toi un si beau jeune homme. Te relevant de toute ta taille, tu glissas ton sac sur l'épaule et, tu te dirigeas lentement vers la porte de ta cellule, celle que tu n'avais pas quitté depuis maintenant dix ans... Ton regard se tourna une nouvelle fois vers cet homme et puis, tu te mis à marcher d'un bon pas, suivant le gardien, évitant les regards haineux. Aujourd'hui ton monde changeait à nouveau...On te permettait de vivre une nouvelle fois. Cette vie sera-t-elle meilleur que l'autre ? Tu ne savais pas mais, tu ne peux retenir un fin sourire d'éclairer ton visage sombre lorsque les grilles se refermèrent derrière toi. Tu étais là, debout, libre...

Le marteau de bois frappa le bureau.
La sentence venait de tomber.
Il irait en centre de détention pour adolescent.
Il irait à ses dix-huit ans en prison.
Sa vie venait de se finir.
Pour faire comme les autres, il avait tout détruit.
Son regard azur se posa sur son frère, haineux.
Il lui en voulait mais, surtout, il s’en voulait.
Tes pas étaient lents et incertains, ton sac pendait mollement sur ton épaule. Tu avais froid, c’était l’hiver. Tu ne savais pas où aller. Chez toi ? Tes parents étaient-ils seulement au courant de ta sortie ? Quelqu’un savait-il que tu avais été libéré pour bonne conduite ? Que tu avais droit à une nouvelle vie ? Une vie guidée par un bracelet à ta cheville. Oui, tu n’étais plus entouré de barreaux mais, à ton pied, la prison persistait à vouloir rester…

L’enfant avait disparu.
Il n’avait pas supporté la mort.
Il n’avait pas supporté l’enfermement.
Il avait tout perdu, sourire, rire et joie.
Il n’était plus un enfant.
Il était devenu trop grand avant l’heure.
Ton regard se posa sur cet appartement piteux. On t’avait aidé à le trouver. En fait, c’était ton centre d’incarcération qui te l’avait donné. Oui, la prison comme tu ne l’aimais pas l’appeler t’obligeait à faire certaines choses et pour cela, elle t’avait trouvé cette chose miteuse et toute petite, quinze mètres carré, de la peinture fissurée, des stores tombant de travers, une tuyauterie rouillée. Voilà qu’elle était ta nouvelle vie, une nouvelle vie dans laquelle tu devais trouver un travail mais…quoi ? Tu n’avais ni diplômes ni compétences enfin…c’est ce que tu croyais, car, ton esprit était plus vif et plus intelligent de bien des génies… Ton corps tomba lentement sur le fauteuil défoncé et ton regard se porta sur le quartier dans lequel tu allais vivre… Etait-ce vraiment la vie ? Arriverais-tu as vivre ? Toi qui n’avais plus de vie dans les yeux, toi qui avais oublié comment rire ou comment parler correctement. Tu n’étais plus le petit garçon innocent, non, tu étais devenu le jeune homme détruit…


"Vu ♥"
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MessageSujet: Re: Mikaël Laury Orler   Dim 11 Juil - 9:07

Bienvenue GF
J'aime le ton avec lequel tu décris toute la jeune vie de ton personnage, de cette manière oratoire et attendrissante.. C'est direct et tranché, je trouve dommage qu'on en sache finalement pas plus sur le mystérieux gang et le grand frère. Cela faisait longtemps que je n'avais pas accueilli un Sleepless inconnu en ces terres familières. Quelques petites fautes d'inattention parsèment ton texte mais je ne vais pas t'offrir le dérangement de corriger tout ça.. J'ose espérer en savoir plus et te souhaite la bienvenue ici, Ô ex-captif.
En espérant qu'un(e) éventuel(lle) Lié(e) vienne panser tes blessures.


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

EDWARDAUPLACARD
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Mikaël Laury Orler

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