Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 Lysiane { Over my Head }

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Bedshaped


▪ depuis quand ? : 29/04/2010
▪ conneries : 245
Féminin
▪ venue au monde : 14/12/1994
▪ et l'âge ? : 23
▪ groupe : « bedshaped »
▪ humeur : Indiscible.

MessageSujet: Lysiane { Over my Head }   Mer 30 Juin - 21:52


© katemoennig
nom du personnage ; Hearbson.
prénom(s) du personnage ; Lysiane, Claudia.
âge du personnage ; Vingt-trois ans.
date de naissance ; 19 août 1986.
groupe ; « we are broken. »
lié(e) ; Lucifel Esaias.
son origine ; Suédoise.
sa nationalité ; Suédoise.
son occupation ; Après avoir été maternée pendant des années par des parents richissimes- propriétaires de l'ancienne plus grande banque suédoise- Lysiane a réalisé qu'elle ne devait faire impasse sur son probable avenir et décide de continuer ses études de communication. Actuellement en recherche d'emploi, elle était responsable en communication- ils préfèrent le terme « marketing »- il y a encore quelques mois.


Histoire
Everyone knows I'm in over my head.




Une irrémédiable envie de vivre. Pas l'envie de sentir un corps contre le sien, pas l'envie d'entendre résonner un gémissement resplendissant, un besoin nullement viscéral. La nécessité incroyable de sentir le vent souffler contre son corps, enlacer ses coudes, forcer ses hanches, refroidir ses jambes. Elle est sale. Elle n'empeste pas physiquement, non. Sale d'inceste. Ils furent amants parfaits, explorèrent l'orgasme avec plus d'insolence que jamais, se calfeutrèrent avec une obligeance déplacée entre deux meubles, entre deux lits, contre une porte, sur son piano. Ils ne furent plus vraiment humains, subsistèrent ainsi, parce qu'ils le devaient et parce qu'ils s'aimaient. Et parce qu'ils s'aiment encore. Parce qu'avant d'être son tout, il fut son frère. Désormais, il se dérobait de ce délicat voile blanc, elle ne voyait de lui que l'étui lointain et vague de son violoncelle, croyait mourir. S'écorchait les mains, les joues, les doigts et les cuisses. Lysiane ne mourrait pas. Lysiane, fille d'une mère aristocrate- décédée- et d'un père qui fut l'un des plus riches banquiers de Suède mais qui se décide aujourd'hui à croupir dans son trou parce qu'il prétexte un deuil de veuf, paraît subtilement convaincu qu'il n'a pas le droit de vivre et que ça lui est interdit. Fronce les sourcils à chaque évocation de ses enfants, semble rire, simule l'ignorance, devient un de ces vulgaires quidams qui rient fort, qui savent tout, d'un livre évoqué entre deux bouchés de caviar bien français, ils peuvent habilement vous en faire un résumé. Ils voient les spectacles dont vous entendez parler dans les magazines, vous en font un rapide récital l'air de rien, veulent montrer qu'ils sont doués. Et cette personne, là, montrée du doigt ? Mardi, elle sera sa meilleure amie, jeudi son ennemie la plus féroce. Ils mentent comme ils respirent, s'y adonnent de tout leur cœur, persuadés que cela fonctionne. Effectivement, cela fonctionne avec brio pour ceux qui s'aiment à observer la façade, l'écorce déshabillée, et comme beaucoup ne font que ça, ces calomniateurs de pacotille se pensent rassurés, hors de danger, se persuadent protégés. Comme cette nourrice qu'on lui avait assigné alors qu'elle n'avait que sept ans. C'était un jour d'hiver, elle devait parler la langue de Shakespeare avec cette femme, tel un pacte des mieux scellés, tel un contrat des mieux signés : elles marchaient toutes deux dans les rues calmes de ce jour de février, et Lysiane était particulièrement remontée, sans qu'elle en sache les raisons. Cette stupide gardeuse était loin d'être intégrée en Suède. Âgée, à fleur de peau, Shirley était une anglaise paisible qui la couvait au possible, elle, gosse de riches habituée à une liberté relative et des après-midis clandestins auprès de son frère, Jeremias, de six années son aîné. Les bottes boueuses à cause de la neige qui avait piétinée par d'innombrables passants, de la terre incrustée dans ses ongles, le weekend nullement fructueux qui se profilait l'irritait déjà. Jeremias partait pour deux jours avec son impressionnante troupe pour une initiation à la musique autrichienne. Ses parents, férus d'informatique, n'avaient osé suggérer au maître du groupe qu'une initiation derrière un ordinateur était tout aussi identique.

Lysiane avait donc été contrainte de se plier à leur conformisme et accompagner les divagations de la pauvre femme de ses balbutiements timides et démesurés. Elle n'avait cependant pas supporté qu'elle lui vienne en aide alors qu'elle s'était sans doute ouvert le genou en tombant dans la neige glaciale, n'avait pas supporté de sentir le contact éhonté qu'avait provoqué sa main plissée sur sa nuque engourdie. Lysiane s'était donc levée et lui avait fait face froidement en lui assénant qu'elle appartenait à personne. Entamant une course effrénée vers le strict chemin qu'elles venaient d'emprunter, Lysiane abandonna la seule et unique nourrice que ses parents voulurent bien lui assigner, sans plus jamais la revoir. Rentrée chez elle, digne, sentant avec excitation qu'elle venait de faire quelque chose de véritablement marqué et significatif, l'enfant qu'elle était alors avait affronté ses parents en leur racontant la mésaventure qui venait de se dérouler en énonçant çà et là les raisons qui la poussaient à mésestimer cette femme. Elle savait que ses parents avaient tout à perdre en tentant de négocier, quand bien même la chose était négociable. Malgré la colère froide avec laquelle son père lui avait fait signifier qu'elle devait cesser ces enfantillages, le sourire en coin qui avait agité le coin de la bouche de sa mère de tics l'avait plongée dans une incroyable euphorie. Si c'était la musique de Jeremias qui les plongeait tous dans une anesthésie rassurante- Lysiane y baignait depuis toujours-, elle serait celle, qui, d'un regard ou d'une parole, les ferait tous trembler. Elle n'aura besoin de se cacher derrière un instrument comme son aîné..

Elle n'avait jamais eu besoin de comprendre les causes de ce qu'elle appelait « les évènements de février », tout avait toujours été très clair dans son esprit. Personne n'avait de droits sur elle. Personne ne devait considérer qu'elle était un dû. Et, seul, Jeremias demeurait. Il était son roi, il était son frère, il était son modèle, il était son amoureux qu'elle embrassait sur les bancs de l'école, il était cet enfant entré dans l'adolescence et qu'elle ne comprenait plus vraiment, il était ce musicien magnifique et prodigieux, incroyable et stupéfiant. Ses parents, agglutinés tant bien que mal derrière un brouillard filiforme, étaient réservés à ces incompréhensibles et étranges élans et besoins d'amour qui la titillaient parfois : un baiser sur les joues, un autre sur la main, pour finir une étreinte tout à fait chaste. Jeremias perdurait et Lysiane savait qu'il ne deviendrait jamais un disque rayé. La première chose qu'elle apercevait le matin était une immense photo de lui et d'elle prise en catimini par leur mère quelques années en arrière. Posée sur les genoux d'un garçonnet d'une dizaine années dont les cheveux longs- attachés en un catogan sévère- émerveillaient toujours, lui-même assis sur un tabouret qu'un somptueux piano à queue surplombait, ils avaient tous deux un visage particulièrement heureux. Souriant sans complexe, l'enfant tenait l'une des mains de son frère dans les siennes, rien ne semblait être capable d'entraver à leur bonheur sans failles.

Et si elle devait donner une définition tangible du bonheur, ce serait celle-ci.

Vinrent les premiers émois, les premiers amours. Lorsqu'elle eut quatorze ans, que Jeremias possédait ses vingt-ans de tout son soûl, elle n'avait pu s'empêcher de lui demander d'un regard quasi-complaisant un baiser des plus passionnés. Probablement savaient-ils que le point de non-retour avait été franchi il y avait bien longtemps, que tout regret, que toute remise en question serait parfaitement inutile, désormais. Tout s'était suivi bien trop naturellement, pas un individu plus avisé qu'eux s'était demandé avec justesse le tournant de leur relation, ce qui liait cette fille et ce garçon. Aucun d'entre-eux ne parlait jamais des « Liés » ou quoi que ce soit de ce genre, Lysiane avait cependant été la spectatrice d'une curieuse controverse en classe : l'enseignante d'anglais avait sévèrement réprimandé un élève de sa classe qui prétendait ne plus pouvoir se passer d'une de ses camarades, qui avait affirmé que ce n'était qu'un moyen détourné pour l'obtenir. Quand l'adulte s'était tue et que le silence fit foi de son invective, le regard gêné et fuyant des élèves sembla lui rappeler qu'elle ne devait leur faire prendre l'affaire avec un tel sérieux, ils n'étaient après tout que des collégiens. Elle s'était reprise en un hautain toussotement et avait décrété que les deux élèves seraient retenus lors d'une ou deux heures avec une réflexion à avoir sur le propos qui les avait opposés. L'enseignante d'anglais fit signifier aux élèves que le sujet était clos en reprenant son cours d'anglais mais Lysiane ne put se concentrer, quand bien même sa voisine lui asséna un violent coup dans les hanches. Elle lui chuchota d'une voix précipitée qu'on pourrait se passer de sa présence pendant une heure. Trop respectueuse des règles, l'enfant près d'elle jugea plus juste de lui répondre par le biais d'un bout de papier qui traînait sur sa table- en vérifiant bien évidemment si la professeur les regardait, en lui expliquant qu'il n'y avait rien à comprendre et que c'était ce que c'était. Lui lançant un regard torve et agacé, elle interrompit le soliloque solitaire d'un des élèves qui s'exprimait sur le texte qu'ils étudiaient depuis le début de l'heure pour quémander une pause de son professeur.

Légèrement agitée mais irréprochable dans sa matière, Lysiane n'était pas un élément perturbateur. La jeune femme accepta en lui accordant cinq minutes.

Alors que sa voisine et seconde maman se confondait en toussotements gênés, Lysiane sortit et eut enfin la possibilité de respirer ; régnait depuis la dispute une tension imperceptible dans la salle qui lui donnait envie de vomir. Se calant contre le mur le plus proche, elle passa deux mains moites contre son visage pâle. Depuis son enfance, elle espérait de tout son être que son Lié à elle serait son grand frère et personne d'autre. Elle arrivait cependant à faire une différence entre ces fameux symptômes sur lesquels tout le monde ne cessait de pérorer et le profond et désespéré amour qu'elle éprouvait à l'égard de Jeremias. Et son frère grandissait, était adulte. Qui savait si il finissait par l'abandonner si il rencontrait celui ou celle qui lui était destiné ?

Il en serait fini d'elle.

Elle se traîna tant bien que mal vers les toilettes de l'établissement et passa de l'eau vers son visage juvénile. Elle devait retourner en cours, en attendant, rien ne s'était passé. Son frère était à elle, tout allait bien.

Les années passaient, Lysiane évoluait et il en allait de même pour ses désirs. Tant que Jeremias voulait bien d'elle, leur avenir serait lié, qu'ils continuent de s'aimer ou non. Finalement, la jeune fille passa au lycée privé le plus prestigieux de Stockholm, suivant les pas de son vénéré frère par la même occasion. Chaque pause ou moment était bon pour aller explorer les méandres de la salle de musique où son frère avait passé son adolescence, tenter de retrouver ses effluves dans un instrument, sa trace sur un bout de papier ou inscrite sur un mur. Elle n'en parlait à personne, prétendait à son entourage avoir un petit ami fictif afin d'apaiser les consciences, promettait une rencontre prochaine.

Après une dispute violente avec ses parents dans les jours qui suivirent son étrange prise de conscience, Lysiane proposa à Jeremias une sortie à deux. Prévenant ses parents avec une lueur de défi dans le regard, ce fut guillerette qu'elle suivit les pas de son frère en ce début de soirée de septembre. Ils n'avaient pas pris de voiture, marchaient, impunis, dans les rues mouvementées de Stockholm. Lysiane était persuadée que personne ne viendrait jamais les chercher, que ses parents pourraient vaquer à leurs activités habituelles sans se soucier du devenir de leur soirée. Et quand elle fut assurée que personne ne les reconnaîtrait, elle se retourna en se hissant à la hauteur des lèvres de l'homme- parce qu'il fallait parler d'homme dans ces moments précis, ils ne possédaient plus aucun lien de parenté- qui lui faisait face et l'embrassa lentement. Ils durent faire le tour de la ville afin de trouver un endroit réellement tranquille où ils eurent leur première fois. La jeune femme s'était résignée à faire de son aîné toute son existence, à demeurer dans son ombre sans discontinuer, à l'aimer silencieusement, faisant vœu apparent de chasteté.

Lysiane allait passer en deuxième année de lycée lorsque cela arriva. Elle venait d'avoir seize ans, Jeremias allait avoir vingt-deux ans. Leurs relations individuelles avec leurs géniteurs étaient à leur beau-fixe, on parlait de vacances à l'étranger, sa mère paraissait plus heureuse que jamais, les affaires de la banque n'avaient jamais aussi bien marché, les Hearbson étaient heureux, sans conteste. Ils continuaient à entretenir leur relation charnelle avec délice, sans se départir de leur passion initiale, ils s'aimaient comme un frère, comme une sœur, comme deux amants.

Insouciante, endormie, c'était la berceuse du presque lointain soleil de fin d'été qui l'avait faite sortir de sa léthargie. Elle arriva cependant à percevoir le délicat bruit que fit la porte d'entrée en se refermant. Lysiane réajusta la position de sa tête sur son oreiller et grommela qu'il était trop tôt pour s'éveiller. Ce fut quand un corps vint se glisser tout contre elle qu'elle ouvrit les yeux, et, fixés sur la fenêtre entrouverte qui laissait passer un air superflu, elle chercha les mains de son frère, qui, à demi-nu tout contre elle, laissa aller son désir soudain et matinal. Sentant son bas-ventre se tordre à la seule idée qu'elle était envahie par le plaisir alors que son esprit et ses sens n'étaient pas encore bien réveillés, Lysiane lâcha un soupir des plus significatifs.

Le moment sembla se prolonger, ils ne faisaient pourtant que se toucher, ça n'avait pas encore pris une tournure sexuelle.

Une porte qui s'ouvre, une voix qui se rapproche.

Et Lysiane savait être la seule à avoir entendu ce lointain frétillement mais elle jura de ne jamais rien dire. Les portes intérieures des différentes pièces de la maison se font violence, l'enfant entend celle de son frère grincer. Le bruit résonna dans sa tête.

Et puis.


« -Il est parti, mon frère m'a abandonnée, il n'est jamais revenu. », justifia t-elle d'une voix à la fois obligée et dure, suppliante et résignée. Elle passa une main sur ses cheveux trop courts, en apprécia le contact rêche et sec. Lysiane leva ses yeux vers le jeune homme qui lui faisait face. Il était, paraissait-il, une connaissance d'Aurélien. Elle crut qu'elle resterait sans Lié à tout jamais, ayant ainsi une alternative pour justifier son deuil sentimental. Elle fut cependant obligée de s'incliner en rencontrant Lucifel. Un prénom des particuliers pour un physique des plus séduisants. En un regard, tout était dit. Lysiane n'avait eu le temps d'expliquer sa prise de conscience au monde qu'elle semblait déjà s'être évaporée dans la nature. Le restaurant de Stockholm dans lequel le petit monde se trouvait était bondé. La fantaisie de l'entourage de l'écrivain raté avait voulu que tous ses amis soient conviés à une soirée, alors qu'elle n'avait encore que vingt-et-un ans- la veille de ses vingt-deux- la soirée d'été qui fut sans doute la plus chaude. La jeune femme y était allée en se résolvant à finir dans les bras d'un inconnu.

Mauvaise pioche, c'était le jour qu'on avait choisi pour le colloque de sa vie.

Quasi même âge. Islandais. Séduisant. Froid.
Incestueux, mais elle n'avait pu le lire écrit sur son front, évidemment.

D'un regard, ils savaient que tout était dit. Lysiane l'avait d'abord haï d'avoir autant d'emprise sur sa vie, l'avait méprisé de s'être décidé à apparaître dans de telles circonstances- aucune ne lui aurait de toute façon convenu, l'avait maudit de lui faire oublier Jeremias. Mais cela restait de l'ordre tout à fait intime, elle avait en fait revêtu un masque de cordialité donc elle ne se pensait plus capable ; conversait avec un intérêt poli en compagnie de cet étudiant en médecine afin d'en savoir un peu plus sur lui.

Et puis- surprenant !- elle avait fini par l'aimer en ayant l'inexplicable envie de prendre soin de lui en leur faisant oublier un passé douloureux.

Mais- et c'était sans doute ce qui faisait défaut à leur relation- leurs frères perduraient, qu'ils le veuillent ou non.

Spoiler:
 


Seal my heart and brake my pride ; I've nowhere to stand and now nowhere to hide. Align my heart, my body, my mind to face what I've done and do my time. Well yes sir, yes sir, yes it was me ; I know what I've done, cause I know what I've seen. I went out back and I got my gun, I said, "You haven't met me, I am the only son."


Dernière édition par Lysiane Hearbson le Lun 21 Fév - 0:50, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://twowordsnineletters.tumblr.com/
avatar
Sleepless


▪ depuis quand ? : 15/03/2010
▪ conneries : 245
Féminin
▪ venue au monde : 31/07/1992
▪ et l'âge ? : 25
▪ localisation : Dans les bras de mon amoureux ! (ou pas)
▪ groupe : Sleepless Darling.
▪ humeur : Joyeuse.

« — you are my soulmate »
Relations avec votre Lié:

MessageSujet: Re: Lysiane { Over my Head }   Lun 5 Juil - 9:47

    Katherine Moennig, comment peux-tu en faire une hétéro T____T Elle est à moi en plus, à moiii *pleure* Je me suis tellement battue pour elle et voilà ! voilà ! *enfuie dans un océan de larmes*

    Bon sinon à part ça c'est parfait comme toujours Chérie, t'es validée, mumuse toi bien Fresse



→ every step that you take could be your biggest mistake. it could bend or it could break, but that is the risk that you take.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Lysiane { Over my Head }

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» DART to Haiti - Words of Thanks to Canadian Head of State
» Buy you gotta keep your head up { Adam Carter
» you say good morning when it's midnight going out of my head alone in this bed ∞ 6/11/11 4h35
» GHOST IN MY HEAD (ft. THE peacekeeper)
» Your head is running wild again ∞ 11/02 - 15:17

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Anciennes fiches-