Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Najad.

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All I Need


▪ depuis quand ? : 21/11/2010
▪ conneries : 37
Féminin
▪ venue au monde : 30/05/1994
▪ et l'âge ? : 23
▪ localisation : Loin.
▪ groupe : All I Need.
▪ humeur : Changeante.

« — you are my soulmate »
Relations avec votre Lié:

MessageSujet: Najad.   Mer 28 Déc - 21:53


Prénom Nom
Avez-vous peur de la mort ?


Nom : Østergård.
Prénom(s) : Najad, référant aux nymphes des eaux. Son deuxième nom est Lykke, mot qui signifie la joie, ou la bonne fortune.
Âge et date de naissance : Dix-sept ans. Née le 28/8/1992.
Groupe : All I Need.
Profession : Elle ne travaille pas, son état l’en empêche.
Origine : Danoise.
Nationalité : Danoise.
Quartier d'habitation : Häggvik
Lié : Jytte Katja Amundsen
Statut marital : Célibataire... En un sens.



Personnage
Le Paradis ? Heh. Qu’une bêtise inventée.

Seul. Dans votre bureau, le silence règne, et aucun bruit ne vient vous troubler, au plus profond de vos réflexions. Nous sommes le douze janvier 2010. Dans un bruit de glissement, votre plume de couleur bleue marine note les derniers détails d’une rencontre avec un patient, qui a quitté depuis déjà dix minutes, ou si non plus. Vous ne pouvez savoir, car malheureusement, compter le temps n’est pas votre fort. Vous êtes patient, attendant que cette journée puisse enfin passer, pour que vous puissiez enfin regagner votre maison, vous occuper de votre famille, de vos enfants. De ce petit monde bien à vous, que vous chérissez tant. Il ne reste que quelques heures, durant lesquelles vous aurez à affronter la dure réalité de ceux qui vous entourent. Dans votre uniforme, vous n’êtes qu’un simple psychiatre parmi tant d’autres, de ces âmes égarées rôdant sans cesse dans l’établissement, parmi les autres médecins spécialisés. Il fait déjà noir dehors, car l’hiver règne, elle et ses heures tardives qui se font si vite sentir avec la nuit, apportant avec elle plus tôt sa grande couverture noire. L’horloge sonne alors l’heure fatidique, celle que vous attendiez avec impatience, car après le début de cette heure viendrait sa fin, et vous pourrez enfin quitter. Vous levez donc la tête de ce morceau de papier, que vous classez dans un dossier sous le nom d’un patient que vous voyez depuis si longtemps déjà. Un autre dossier gît sur le coin de votre bureau. Vous le fixez pendant un bon moment avant de le prendre, de lire ce qui est marqué tout au-dessus.

NAJAD LYKKE ØSTERGÅRD


Encore un moment de silence. Vous ne regardez pas les détails pour l’instant : Vous voulez voir par vous-même. Alors, vous vous décidez à étudier son nom. Najad. En Suédois, c’est une nymphe des eaux. Un prénom qui n’est pas si commun que l’on voudrait penser. Vous continuez donc sur son deuxième prénom. Lykke. Celui-ci ne vous évoque rien, dans votre langue natale. Il signifie ‘le bonheur’, cependant, en Danois. Son nom vient confirmer le tout : Østergård est un nom Danois. Il signifie « Habitant de la ferme à l’Est » Vous savez alors que cette personne, qui qu’elle soit, a de la descendance Danoise, si elle ne vient pas de ce pays. Elle est votre prochaine patiente, la dernière en cette soirée de Janvier. Vous attendez encore quelques instants avant que la porte de votre bureau, devant vous, ne s’ouvre. Vous laissez le dossier sur la table, portant votre attention sur celle-ci, qui s’ouvre de plus en plus large. Entre une jeune femme, une adolescente. Elle ne doit pas avoir plus de dix-huit ans. Ses cheveux sont d’un blond de blé étincelant, bien que fade, par la cause de l’hiver. Ses yeux étudient la pièce avant de se poser sur les vôtres. Ils sont d’un vert pétillant, dans lequel vous voyez une petite touche bleuâtre. Elle soutient votre regard sans même broncher, pendant plusieurs secondes, avant de s’avancer vers la chaise, juste devant votre bureau : Peu importe quel est son mal, elle sait, elle est consciente de ce pourquoi elle est ici. Vous déduisez ceci par sa manière presque convaincue, bien qu’hésitante, de marcher. Elle prend alors place, sérieuse, neutre. Comme s’il n’y avait aucune émotion sur son visage. Ce genre de comportement, cependant, ne vous effraie pas. Vous en avez déjà vu des pires que cela. Vous prenez vos notes, écrivant le nom de la patiente sur celles-ci et ce que vous voyez de son caractère présentement. Vous lirez son dossier pendant cette séance. Vous débutez alors la conversation.

« Bonsoir. »

La jeune femme vous regarde, toujours aussi fixement. Comme si elle n’avait rien entendu de votre voix. Elle chuchote un ‘bonsoir’ presque inaudible, toujours en vous regardant de cette manière étrange, que vous ne pouvez qu’à peine capter.

« Votre nom est bien Najad, n’est-ce pas ? »

Votre regard se pose sur son dossier et sur son visage. Elle est, et il faut le dire, très jolie. Ses airs sont encore enfantins, comme si l’innocence pure se reflétait de son être. Elle est si calme que ce petit détail vous semble presque troublant. Elle hoche la tête lentement. Vous pouvez voir qu’elle respire calmement, normalement. Aucun stress. C’était déjà bien.

Vous reposez le regard sur son dossier, après avoir noté ce que vous avez vu. Le diagnostic des autres psychiatres semble clair. Cette jeune femme souffre de problèmes mentaux relativement graves, qui peuvent s’avérer très dangereux. Cependant, elle semble inoffensive. Son dossier vous révèle qu’elle n’a pas passé le plus clair de son temps dans un asile, ni dans un hôpital. Vous reportez votre attention sur elle.

« Comment allez-vous ? »

Elle ne répond pas, se contente de vous fixer pendant un long moment.

« Je vais… Bien.

Parfait. Savez-vous pourquoi vous êtes ici ? »

Aucune réponse ne vient, même après plusieurs secondes. Vous notez, posant un nouveau regard sur son dossier.

Ses parents sont encore en vie, son père, cependant, absent, est un militaire de la Force de Défense du Danemark. Sa mère, quant à elle, est un médecin de ces mêmes forces, cependant retraitée, par la cause de sa fille. Elle s’occupe maintenant d’elle à plein-temps, la laissant parfois, semblerait-il, se promener dehors en sachant qu’elle revient toujours, qu’elle ne va jamais très loin. Jusque là, elle ne semble pas avoir subi de traumatisme sur son passé.

Le silence pèse dans la salle.

« Racontez-moi votre enfance. Vous voulez bien, Najad ? »

Elle semble devenir plus concentrée quand elle entend son nom. Elle hoche une nouvelle fois la tête en esquissant un petit sourire. Comme si ses souvenirs étaient heureux.

« Mon enfance était celle de tous les enfants normaux, fit-elle, d’une voix douce, agréable. J’allais à l’école. J’avais des amis. Je me souviens de Jytte. Elle était ma meilleure amie. Elle regarde votre bureau, lit son nom à l’envers sur le dossier que vous avez redéposé. Mes parents m’aidaient avec mes devoirs. J’avais toujours du mal avec la mathématique. Mais Papa, quand il était là, c’était lui le meilleur. Maman avait aussi du mal. Mais pas autant que moi, non… Pas autant. C’était facile, pour elle. Dans ce temps-là.

Et Jytte ? Parlez-moi plus d’elle.

Son regard s’anime, son sourire disparaît, une lueur de douce mélancolie danse dans ses yeux et sa tête se lève. Ce nom avait tout de suite attiré votre attention pour le simple fait de sa mention, mélancolique et presque instantanée de la patiente. Pouvait-ce être sa Liée ? Son problème, qu’importe ce qu’il était, était-il lié à cette fille ? Elle continue son récit. Votre plume reste en alerte.

Elle était ma voisine. Nous étions toujours ensemble les soirs. Nous jouions jusqu’à ce que le soleil se couche. Après nous retournions à la maison, pour dormir. Elle avale sa salive avant de continuer. Nous étions toujours dans la même classe. Je me souviens. »

Elle soupire alors.

« Elle me manque. Je vais toujours me souvenir d’elle.

Je comprends. »

Vous prenez des notes. Aucun traumatisme de son enfance, ou pas encore. Elle agit comme une personne normale pour l’instant. Aucune crise à signaler, rien d’anormal. Cette fille retient votre attention. Elle paraît prise dans ce nom, comme s’il reste accroché à ses lèvres.

« Et comment se porte votre mère ?

Elle se porte bien. Elle s’en fait pour ma santé. Elle reste toujours avec moi. Et elle sourit. J’adore son sourire.

C’est bien. Et votre père ?

Je ne sais pas. Il est sur la base. Il est toujours sur la base. On a rarement de nouvelles de lui.

Je vois. »

Elle est calme. Elle le reste. Sait de quoi elle parle. Connaît même sa condition, assez pour en parler couramment. Elle lance un aura de sérénité qui subjugue. Elle est mélancolique, mais calme. Elle sourit même doucement, très doucement. Le fait que son père ne soit jamais là vous intrigue. Peut-être est-ce la cause, finalement, de ce problème mental ?

« Continuez. Parlez de votre enfance. »

Elle relève le regard du dossier, le pose dans vos yeux. Elle semble mystérieuse, toujours enfantine.

« Ma mère aimait la musique classique. Je me souviens de ces notes qui jouaient à la radio. Maman adorait les écouter et me les faire entendre. On faisait ça, souvent, le dimanche, avant que Jytte revienne avec ses parents de chez sa grand-mère. Heh. Jytte. Ce que je faisais pour être avec elle. Mais…

Qu’y a-t-il ?

Il y a cette journée…

Oui ?

Je m’en souviens à peine. Ils disent qu’ils m’ont retrouvée dans la cour d’école. »

Vous lisez alors son dossier. ‘À douze ans, Najad fut retrouvée dans la cour d’école, entourée d’enfants, par terre, ne pouvant s’arrêter de crier, de pleurer. On ne sait toujours pas ce qu’elle voyait ou même ce qu’elle entendait. Elle fut internée à l’hôpital. Elle retourna chez elle par la suite, quelques jours plus tard, sa mère la prenant en charge.’

Ce fut le début de sa maladie mentale, qui ne faisait que commencer, comme on allume une bougie. À douze ans. Vous notez alors ce qu’elle vous dit, sa perte de mémoire, ses émotions. Elle semble cependant toujours aussi neutre, toujours aussi … Calme.

« Oui. Je vois. »

Votre plume continue de gratter contre la feuille de papier. Elle vous regarde. Elle semble étudier le bruit. Comme si elle le connaissait déjà. Elle tremble alors un peu, en regardant la plume. Elle reprend sa respiration.

« Ils disent aussi que j'avais une sœur. Beaucoup plus jeune que moi. »

Et elle vous regarde, son regard perçant fixant le vôtre, une étincelle de malice jouant dans ses iris. De son air perpétuellement neutre, ses lèvres, douces et rosées, s'étirent dans un sourire des plus tordus, montrant ses dents blanches parfaitement alignées. De l'ange qui s'était assise devant vous, il ne restait que son ombre. Car devant vos yeux semblait maintenant se tenir la parfaite représentation du Mal. Elle se lève alors, ses cheveux de la couleur du blé tombant en cascade devant son visage, et passe son corps par-dessus le bureau qui vous sépare. Et alors elle s'arrête, son visage si près du vôtre, ses lèvres seulement à quelques millimètres de votre oreille. Et toujours avec ce même sourire, étouffant un rire qui ne serait qu'un chuchotement, elle murmure quelques mots.

« Ses cris étaient si doux... Sa voix si belle... Je me souviendrai toujours de son visage quand je lui ai tranché la gorge, pour la regarder mourir au bout de son sang. »

Vous lui priez donc de reculer, de se rasseoir. Elle s'exécute lentement avec un rire morbide. Elle vous rend mal l'aise. Elle semble parfaitement consciente, et pour tout dire, elle semble adorer ce simple détail. Vous regardez son dossier, alors perplexe, en le lisant. Quelqu’un avec un tel problème mental et un homicide sur la main devrait être plus surveillé que ça, non ? La jeune adolescente devrait être dans un asile sans chance d’en ressortir. Ce que vous lisez alors dans les premières lignes vous laisse stupéfié : Enfant unique. Aucune sœur ne figure dans son dossier. En relevant le regard, vous voyez son air triomphant. Vous osez alors lui demander qui sont ces gens dont elle parle. Son sourire disparaît aussitôt.

« Ces silhouettes et ces gens, qui déambulent devant moi… Ce sont des cadavres qui bougent, ils sont furtifs, ils sont sans visage. »

Vous comprenez alors, même si vous aviez déjà une bonne idée.

« Continuez. »

Elle semble être revenue neutre, sans émotion. Elle replace une mèche qui était devant son visage.

« Ma mère… M’a enlevé de l’école. Je ne voyais plus personne, plus d’amis, plus rien. Je ne pouvais pas sortir de la maison. Jytte. Je ne la voyais plus. »

Sa voix s’arrêtait quelques secondes. Son regard bleuté se portait au plafond, d’une manière pensive, avant qu’elle ne continue, toujours en fixant le plafond.

« Alors je lisais. J’écoutais la télévision. Mais, surtout, je lisais. J’ai toujours aimé lire. La seule personne que je voyais, c’était ce tuteur que Papa avait engagé. Je n’aimais pas ce qu’il m’enseignait. Je voulais apprendre les langues. Je voulais savoir comment on parlait dans les pays voisins… Mon père… Il s’est énervé de me voir aussi bornée. Il ne pouvait rien faire, par contre. Alors… quelques années après les mathématiques et la science… L’enseignant est parti. »

La Danoise marqua une nouvelle pause, toujours aussi neutre, le regard toujours ailleurs, ne croisant jamais le vôtre. Elle semblait suivre un point que seule elle pouvait voir, quelque-chose qui vous resterait à jamais inconnu. Elle était mystérieuse, et la cerner serait votre tâche la plus difficile. Il était rare pour vous de rencontrer une patiente aussi… Aucun mot ne pouvait expliquer. Son regard se fixa sur la fenêtre derrière vous, qu’elle ne semblait pas vraiment regarder. Elle semblait retournée à la normale, mais toujours, vous sentiez que le Diable lui-même vous guettait. Vous ne pouviez plus être certain que ses réactions seraient non-violentes.

« J’ai appris l’anglais, le suédois, le norvégien, le finnois et l’islandais. Je les ai apprises en regardant la télé, en lisant des livres. Ils s’étonnent tous de ma précision, mais… J’étais isolée, j’étais déterminée. J’ai appris leur histoire, la nôtre. Je me suis instruite. Je me souviens de chaque détail de chaque livre que mon regard a osé dévorer. »

Vous trouvez ce comportement étrange, mais vous ne savez comment l’expliquer. Vous continuez de prendre des notes, sur une feuille, tout en écoutant ce qu’elle a à dire.

« Et vos parents ? »

Son regard semble alors fixer quelque-chose, et non le vide du plafond. Elle se concentre une nouvelle fois sur vous. Son visage démontre une touche enfantine alors qu’elle commence.

« Mes parents… Ils ont eu du mal à le supporter. J’entendais souvent Maman pleurer, la voix de Papa qui tentait de la consoler. Parfois, il pleurait avec elle, et je l’entendais entre ses sanglots : ‘Qu’allons-nous faire ? Qu’allons-nous faire ?’ »

Un nouveau coup d’œil sur son dossier vous révèle plusieurs médicaments. Aucun de ceux-ci ne semblait avoir fonctionné. Comme s’ils avaient, et vous posez votre doigt sous les caractères : aucun effet. Parfois, même, en se fiant au dossier, ils ne faisaient qu’empirer la situation. Ce n’était pas bon signe. Mais elle ne semblait pas si dangereuse qu’elle ne le laissait paraître, c’est ce que vous pensiez.

« Parfois, Maman jouait du violon. J’adore entendre maman jouer du violon. Elle est douée.

En joue-t-elle encore aujourd’hui ?

Oui. Parfois. Pour m’endormir. Quand elle est bien loin et qu’elle sait que je l’écoute.

Loin ?

Quand elle est en bas, et moi en haut. »

Vous continuez d’écrire.

« Elle m’achetait des livres pour me tenir occupée. Je n’aime pas les aiguilles. Elle les utilise pour me calmer, parfois. Pour que je dorme. Quand je ne peux pas. »

Vous voyez dans son dossier des preuves de crises sévères, de changement de comportement. Comme si elle devenait possédée par quelque-chose d’autre. Son sourire s’agrandit une nouvelle fois.

« Docteur, avez-vous peur de la mort ? »

Vous la regardez alors, stupéfié.

« La mort. C'est la fin. Il n'y a rien après. Ni Enfer, ni Paradis. Ce n’est qu’un beau mensonge pour nous dire que nous avons autre chose après cette vie. Mais je sais, qu’il n’y a rien. La preuve, c'est que nous resterons toujours comme nous sommes et nous ne changerons jamais. Ce serait absurde de voir un autiste l'être encore au Paradis, n'est-ce pas ? Tout ça c’est que des mensonges. Il n’y a rien de vrai. Rien qui existe. Ils me l’ont dit. Ils savent. Ils sont prisonniers. Ils ne peuvent pas revenir en arrière. Ils ne peuvent pas avancer. »

Vous restez un moment à regarder ce même sourire machiavélique qu’elle vous lance. Dans son délire, elle semble totalement sérieuse, et c’est étrange de se dire que devant vous s’était tenue une jeune fille si douce et si calme. Elle semblait totalement quelqu’un d’autre. Tout en étant cette même personne.

« Alors. Avez-vous peur, de cette fin qui nous attend tous ? »

Vous ne savez quoi répondre. Vous ne faites que la regarder, prenant des notes de ces changements de comportement si soudains, tentant de comprendre, comprendre quoi que ce soit. Cette théorie sur la mort, autant que sur ce qu’elle voit, ces cadavres, vous intrigue de plus en plus. Elle n’a rien d’une patiente normale.

« Continuez. Qu’est-il arrivé, après ? »

Son regard vous fixe comme celui d’un prédateur pendant plusieurs secondes qui vous semblent interminables. Mais plus elle avançait dans son récit, plus elle semblait mélancolique.

« J’ai revu Jytte, après trois ans. Elle est rentrée, elle avait peur. Elle m’a dit qu’elle avait entendu des choses sur moi. Que j’étais folle. Complètement folle. Que j’étais devenue dangereuse… C’est Svend qui lui a dit. Elle m’a dit à propos de son œil en sang, de ses dents rouges. Elle m’a dit que c’était moi, quand j’avais été prise de je ne sais quel mal, qui m’avait débattu et qui l’avait emmené à l’infirmerie, rouge par son sang. Je ne me souvenais de rien. Je ne me souviens pas. Mais Jytte… Je ne lui ai pas fait de mal. Nous avons reparlé. Nous avons tellement reparlé. Elle me manque, Jytte, elle me manque. Elle était ma meilleure amie, là-bas. J’aimerais pouvoir la revoir.

Elle ne peut pas venir ici ?

Ses parents lui interdisent.

Pourquoi ?

Ils ont peur.

Peur ?

Ils ne veulent pas que leur fille fréquente des folles dans mon genre.

Alors ils veulent couper les ponts.

Ils lui interdisent de prononcer mon nom. »

Sa voix semblait amère, comme si ses paroles étaient douloureuses. Pourtant, son visage ne traduisait, comme la dernière fois, aucune émotion. Cela renforce votre théorie. La théorie morbide d’une séparation de Liées. Cette même chose trotte dans votre tête et persiste dans un jugement. Ce même fait était peut-être une cause de son mal. En savoir plus. Pourquoi être ici, alors que sa Liée était si loin, au Danemark ?

« Elle m’a dit qu’elle allait déménager. Elle en a assez.

Parlez-moi de la raison pourquoi vous êtes ici. »

Votre changement de sujet semble la déconcerter pour une petite période de temps. Elle se reprend cependant assez rapidement.

« On a dû déménager ici, il y a un an. Maman en avait assez de ces gens qui me pointaient du doigt. Comme Jytte. Elle voulait recommencer à zéro. Alors, il y a un an… Nous avons déménagé ici. »

Un détail attire votre attention sur son dossier : Lié. Voilà qui confirme. Confirme la douleur qu’elle a, ce mal-être qui l’anime. Qui doit empirer cette maladie dont elle est atteinte.

« Nous sommes arrivés ici il y a un an, environ. C’était le 20 novembre, de 2008. Maman était heureuse. Elle m’avait montré notre nouvelle maison en m’assurant que j’aimerais l’endroit, que je serais bien. Elle disait que ce ‘nouveau départ’ me ferait du bien, nous ferait du bien.

Et qu’en pensait votre père ?

Il était d’accord. Mais il est resté au Danemark. On va le voir, parfois.

Aimez-vous aller le voir ?

Oui. Mais je suis habituée à son absence. Par la cause de l’armée.

Oui, je comprends. Avant votre mère, par contre, qui était là quand les deux étaient de service ?

Ma grand-mère, Maternelle. Mais elle a dû être internée. Elle souffre d’Alzheimer, très sévère. Elle ne nous reconnaît plus et ne veut plus nous revoir, depuis la mort de mon grand-père.

Vous vivez encore dans cette maison ?

Oui.

Comment la trouvez-vous ?

Spacieuse.

Vous l’aimez ?

Assez.

C’est bon, je vois. »

Vous écrivez ces informations, ce que vous avez lu plus tôt vous trottant dans l’esprit. Son air est triste. Est-elle réellement joyeuse ?

« Aimez-vous être ici ?

Je n’y vois pas d’inconvénient. Il n’y a qu’elle. Elle. Je veux la revoir. Elle me manque. Jytte… Elle me manque tellement. »



Joueur
Parce que la fille, elle est carrément cinglée !


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MessageSujet: Re: Najad.   Sam 31 Déc - 11:42

Comme convenu j'ai changé Hayden contre Émilie (hahaha) dans le bottin. Puis j'aime la façon dont est racontée l'histoire, que j'ai l'occasion de redécouvrir, du coup ! Je valide GC
(rebienvenue chez toiii)


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

EDWARDAUPLACARD
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Najad.

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