Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Lucie → She fell away.

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Sleepless


▪ depuis quand ? : 15/03/2010
▪ conneries : 245
Féminin
▪ venue au monde : 31/07/1992
▪ et l'âge ? : 25
▪ localisation : Dans les bras de mon amoureux ! (ou pas)
▪ groupe : Sleepless Darling.
▪ humeur : Joyeuse.

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MessageSujet: Lucie → She fell away.   Mer 28 Déc - 10:57


Lucie Hélène Gauthier
i did not see her fall to better days sometimes i wonder was she ever there


Nom : Gauthier
Prénom(s) : Lucie Hélène
Âge et date de naissance : Dix-huit ans - Le 08 janvier
Groupe : Sleepless
Profession : Squatteuse
Origine : Parisienne Bobo
Nationalité : Française
Quartier d'habitation : Rotebro
Lié : Inconnu
Statut marital : Célibataire



Sans peur
and we drank and laughed and threw the bottle over


J'ai toujours été un peu amoureuse d'Aurélien, comme toutes les petites filles sont amoureuses de leur grand frère. Je trouvais Julien stupide et méchant, Aurélien prenait toujours ma défense quand il me tapait et me virait de sa chambre. Je me souviens d'un jour où Julien m'avait dit que je n'étais qu'une grosse truie, et que j'étais partie en pleurant. Aurélien était venu me voir, m'avait caressé les cheveux, avait embrassé mon front, et m'avait dit que j'étais la plus jolie des petites filles qu'il connaissait.

Quand j'ai dû choisir entre tuer ou laisser vivre, j'ai laissé vivre. J'ai décidé de laisser grandir en moi cette larve. Je ne pourrais expliquer mon choix. Je ne suis pas contre l'avortement, enfin, je ne suis contre rien. La politique, je n'y ai jamais compris grand chose. Peut-être que je suis un peu conne, moi, je suis pour la liberté. Je suis pour la liberté de penser, de rire, et de vivre. Je crois que j'ai le droit de vivre. Ce truc aussi.

Je ne me suis jamais bien entendu avec mon père. Enfant je m'engueulais beaucoup avec Julien, mais lors de mon adolescence (assez précoce, sûrement), nous nous sommes rapprochés dans la haine pour la figure paternelle. Je n'ai jamais manqué de rien. Au pied du sapin de mon enfance se pressent des cadeaux par milliers, des illusions blessées, des promesses abandonnées, des rêves susurrés, ignorés, adorés. Je crois que même enfant, j'avais un problème avec mon père. Même enfant, je le trouvais faux et étrange, il me faisait peur, je l'avais dit à maman, un jour, que papa me faisait peur, et je me souviens qu'elle m'avait juste intimé de me taire, avec sa voix douce, comme elle sait si bien le faire, elle m'avait dit avec amour, de fermer ma gueule.

Je n'ai pas réussi. Je n'ai jamais pu parler à voix basse. Je suis le genre de filles qui crie en toutes circonstances, et malgré elle. Je ne marche pas, je cours. Je vis trop fort, trop vite, je ne fais pas attention aux conséquences et je m'écrase au sol plus souvent que je ne vole. Je ne reste jamais en l'air, pourtant j'écarte les bras et je me tire pour prendre le vent, qu'il m'emporte, m'emporte au loin. Je ne reste jamais en l'air, mais je m'envole. J'ai l'adrénaline du saut, le plaisir du risque, la peur dans le ventre et les jambes écartées, je cours et je saute. L'important c'est le départ, le plaisir et la jouissance.
Le reste je l'oublie.

Ma mère n'est pas morte, contrairement à ce que Julien a voulu prétendre le temps de quelques semaines, elle est juste partie avec un autre homme, un matin d'automne. Elle nous a expliqué, à Julien et moi, elle nous a embrassé, enlacé doucement, et nous a dit qu'elle n'aimait plus notre père, mais que nous elle nous aimerait, nous aimerait toujours.

Je sais bien que Julien lui en veut, qu'il a gardé cette amertume, que c'est à ce moment-là qu'il est devenu un peu aigri, un peu énervé et violent. Moi je suis incapable d'en vouloir à qui que ce soit. C'est mon problème, je crois. Je suis la fille gentille. J'adore ma mère. On ne se voit plus que quelques fois par an, pour mon anniversaire, pour Pâques, et je suis obligée d'aller à l'Eglise, mais peu importe. Je profite des instants et de la vie quand je les ai. Julien refuse une fois sur deux de venir. Je sais qu'il lui en veut, je sais qu'il enrage, d'avoir été abandonné. Il me dit que je me fais avoir, par son sourire et ses cheveux blonds, sa tendresse de maman, alors qu'elle a un nouveau gosse, et qu'au quotidien elle m'oublie et elle s'en fout.

Mais moi ça m'est égal. Moi aussi, au quotidien j'oublie. Mais j'aime bien me retrouver dans ses bras le temps d'une tendresse sentimentale, même si ça ne veut rien dire. Ce n'est pas un mensonge, tant qu'on y croit toutes les deux. Et je sais que maman m'aime. Et je sais que je l'aime.

Je suis désolée pour Julien parfois, et j'embrasse son front avec passion.

J'aime très vite les gens. Je m'attache un peu comme si mes vêtements s'accrochaient à tout ce qui se trouve sur mon passage. Les ronces, les fleurs, les gentils et les méchants. Mais je ne suis jamais déchirée. Je ne souffre pas des rencontres et des séparations. J'aime, mais je ne suis jamais égoïste, je ne souhaite jamais que l'autre m'appartienne. Enfin, je ne crois pas. Moi je ne veux appartenir à personne, je veux la liberté à pleine main, je veux l'embrasser et la chérir, je veux pouvoir partir, sans avoir à me retourner. J'aime bien l'idée d'avoir été importante un jour, et d'être ensuite un beau souvenir. Je veux avoir pleins de souvenirs, pleins de gens géniaux à me rappeler pour mes longues soirées d'hiver quand je serai vieille et fripée, je veux pouvoir me rappeler, les amis que j'ai eu, les amours. Je veux connaître tout de ce que la vie peut m'offrir, je veux les connaître tous, ceux que je pourrais aimer.

Je pense avoir été amoureuse une fois, réellement, pour de vrai, l'amour dont on parle dans les films, qu'on raconte dans les livres. J'aurais bien aimé tomber amoureuse de quelqu'un de bien, quelqu'un qui m'aurait comprise, mais je crois que c'est parce qu'on ne se comprenait en rien, que je l'ai aimé très fort, Alexandre. Je l'ai aimé comme la pire des idiotes, sans rien protéger, sans parachute, je me suis lancée trop fort pour nous deux, comme toujours. Je ne regrette rien, je ne regrette pas, d'avoir été trop vite, d'avoir voulu plus. Je sais qu'il m'a aimé aussi, et je sais que d'une certaine manière et que comme dans les films, on s'aimera toujours un peu. On pensera toujours à l'autre avec cette tendresse qui vrille le cœur et tord les boyaux. Je sais que quand Alexandre pensera à moi, quand il pensera à moi il sera triste, et j'en suis désolée. Il ne faut pas être triste. Je ne trouve rien de triste dans cette histoire là, je ne trouve que de la beauté amoureuse, romanesque. J'ai rencontré Alexandre au lycée, comme tous les autres, et on est vite tombé plus ou moins amoureux, comme tous les autres. On a vite décidé, qu'on serait un couple, qu'on sortirait ensemble, et les ennuis doucement ont commencé, on était très amoureux, et on baisait un peu trop, il aimait beaucoup mes cheveux, il embrassait mes joues et mes seins comme personne ne m'avait embrassé alors.
Je ne saurais trop expliquer ce qu'il s'est passé. Alexandre est arrivé en début de l'année de première, on s'est tout de suite aimé, on est resté ensemble jusqu'à la dernière année du lycée. On s'est séparé plusieurs fois, on s'est remis ensemble, on s'est détesté et adoré dans la même seconde, pour le plaisir de gueuler et de pleurer.

Ce que j'aimais chez Alexandre, c'était sa capacité à me faire oublier tous les autres et toute la vie derrière nous, c'était sa capacité à me faire entrer dans son monde jusqu'à oublier le mien. Mais Alexandre lui, n'a jamais seulement vu la porte de mon monde. Il est resté enfermé dans ce qu'il connaissait et moi à force de marcher à ses côtés j'ai oublié que j'existais, en tant que telle, en tant qu'être, en tant que moi. Je n'étais plus qu'un nous, une boule de nous deux, une pensée qui ne savait plus se nommer et qui ne regardait plus qu'à travers les yeux d'un autre trop différent d'elle-même pour réellement la comprendre et la voir, et elle ne voyait plus rien, elle a fini par tomber. Ailleurs.

On s'est séparé avec tendresse et amour. On ne s'est pas séparé parce qu'on ne s'aimait plus, enfin, je ne crois pas. Je crois qu'on s'est séparé parce que les silences que l'on trouvait délicieux auparavant étaient devenus amers et malades. Alexandre en grandissant avait perdu de son enfance, moi de ma tristesse, et il me trouvait trop insensible, trop sociable, trop riante, et je le trouvais trop renfermé, trop ailleurs, trop intelligent. Pourtant on s'aimait encore, un peu, et on s'est séparé en s'embrassant, et Alexandre a déposé ses lèvres sur ma joue, comme il le fait toujours, et il m'a enlacé très fort, et il a dit quelque chose comme « Je sais qu'on ne le dit jamais sérieusement mais je veux qu'on reste amis ».
Et je crois que je n'ai rien répondu.

J'ai fui la France et sa capitale avant de réussir à passer mon bac. Alexandre et moi étions devenus « amis » en janvier, l'année de notre terminale, et j'avais plus ou moins arrêté de venir en cours, pour vivre un peu ailleurs, à moitié dans la rue, à moitié autre part. Ce n'était pas de la tristesse, ou même du désespoir, mais une envie de voir autre chose.

Je ne sais pas pourquoi, assise sur le trône des toilettes dans une aire d'autoroute ce jour-là, j'ai pensé à Aurélien. Je n'ai pas souvent été triste dans ma vie, je suis pas une fille qui pleure, qui se laisse faire par les malheurs. Mais les rares fois où je me suis allée aux larmes dans ma vie, c'est Aurélien qui les a séché. C'est vraiment la seule personne qui sait me consoler, je crois. Ma mère a toujours été trop égocentrique pour comprendre mes sentiments, Julien trop dur pour accepter que je pleure, mon père trop absent pour y faire attention. Aurélien, lui, a toujours été parfait.

J'ai toujours trouvé ça dégueulasse, de devoir se pisser dessus pour savoir si on était enceinte. Quand j'ai vu la petite croix bleue je crois vraiment n'avoir pensé à rien. Après, j'ai un peu ri, un peu pleuré, j'ai respiré fort et je me suis étouffé dans les toilettes crades.

Je crois que pas une seule seconde je n'ai songé à l'avortement. Je ne saurais pas dire pourquoi, je n'y ai même pas réfléchi, je ne peux pas tuer une mouche, alors une larve, je ne peux pas non plus. J'y ai pensé plus tard, bien sûr, pendant quelques nuits d'insomnies, mais toujours pour la forme, sans jamais l'envisager réellement. Je recevais des sms journaliers de Julien me demandant où j'étais, ce que je foutais. Alexandre, lui, me connaissait trop pour savoir que ça ne servait à rien de chercher à me trouver.
J'suis comme un chat, je finis toujours par revenir, qu'il disait.

Le problème, c'est que cette fois-ci, j'ai peur, et je n'ai pas envie de revenir.
J'ai très peur.



Élise

At night i feel the end it is at hand


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MessageSujet: Re: Lucie → She fell away.   Mer 28 Déc - 16:16

Je valide Wub
Rebienvenue Chérie.


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

EDWARDAUPLACARD
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Lucie → She fell away.

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