Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Ilyna Nod - Boîte à musique

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Bedshaped


▪ depuis quand ? : 05/07/2010
▪ conneries : 118
Féminin
▪ venue au monde : 07/04/1988
▪ et l'âge ? : 29
▪ localisation : Suède
▪ groupe : Bedshaped
▪ humeur : Capuccino

MessageSujet: Ilyna Nod - Boîte à musique   Mer 28 Déc - 10:00


Ilyna Nod
Allons ! La marche, le fardeau, le désert, l'ennui et la colère


Nom : Nod
Prénom : Ilyna
Âge et date de naissance : 7 avril 1988
Bientôt 22 ans

Groupe : Bedshaped
Profession : Serveuse
Origine : Suédoise
Nationalité : Suédoise
Quartier d'habitation : Périphérie de Sollentuna
Lié : Sans, merci.
Statut marital : Séparée





Et puis
Sans trois


Pseudo : Haku
Avatar : Coeur de Pirate
Âge : 19
Découverte du forum : C'est Lucie, du coup
Un mot : Ilyna c'est la dernière fiche, promis. J'envoie Fabian à la trappe même si je l'aime d'amour.
Le code : Code validé par Lush.


Dernière édition par Ilyna Nod le Dim 8 Jan - 21:20, édité 3 fois
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Bedshaped


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MessageSujet: Re: Ilyna Nod - Boîte à musique   Mer 28 Déc - 10:01


Take it Back
“ Sorrow is just for fools
And sadness is for loosers
I don’t know how to behave
Because it’s been two days now since you promised me to call “



- Tu me fais un sourire ?

C’est une gamine qui se tient devant Zacharias. Elle se balance d’un pied sur l’autre, un peu maladroitement. Fixe le plafond d’ennui. Tourne sur elle-même, une, deux fois. Y a comme une maladresse désarmante chez cette jeune fille. Une spontanéité rafraîchissante. Elle a encore l’insouciance des jeunes années. Elle a encore des rêves plein la tête. Elle en a même tellement, des rêves, que ça la fait vaciller de côté. L’objectif de Zacharias quitte l’œil, il ne veut être gêné par quoi que ce soit pour observer ce phénomène. Son rire, c’est comme un soleil dans la grisaille alentour. Ça fige le temps. Pourtant, elle n’a rien d’extraordinaire cette petite. C’est une grande tige qui semble gênée dans le vêtement de sa peau, au visage pâle et aux cheveux courts désordonnés. Une adolescente comme tant d’autres. Mais y a ce petit quelque chose, imperceptible, qui fait briller le vert de l’œil. Comme une petite musique intérieure qui réchauffe le cœur.

- Hé, attention, vous me regardez avec des yeux bizarres. J’ai déjà un fiancé, vous savez.

Elle n’accuse pas, elle constate juste, dans un sourire. Et quand Zacharias se masse la nuque, un peu gêné, elle est déjà passée à autre chose.

- Alors, c’est pour de vrai, cette interview pour Hänt Bild ? Ma mère ne va jamais en revenir.

Zacharias acquiesce d’un bref signe de tête. La jeune impatiente demande quand cela va commencer. Le stagiaire ne peut s’empêcher de sourire et lui répond, assez mécaniquement :

- Je finis d’installer le matériel, ensuite l’équipe photo fera quelques prises et après, tu pourras aller répondre aux questions du journaliste.

_ _ _ _ _ _

La salle est complète, le moindre espace est occupé, on a abaissé les strapontins. Lazare est debout, dans l’ombre d’un rideau, il observe. Les femmes au balcon qui font messes basses. Les journalistes à la plume acerbe. Les photographes. La famille. Les proches. On dirait qu’une partie de la Suède s’est agglutinée dans le théâtre de Stockholm. Ils l’attendent tous au tournant. C’est la petite fierté des journaux locaux de Sollentuna, On est impatient de savoir si cette gamine va s’effondrer. Ils sont au spectacle. Ilyna intéresse. Elle est jeune. Elle est douée. Et il y a cette histoire, aussi, entre elle et ce violoniste de Lazare, de cinq ans son ainé. Ça fait couler un peu d’encre.

Les lumières de la salle s’éteignent pour braquer leur attention sur une grande blonde, endimanchée dans une robe bustier verte, elle piétine de ses chaussures à talons jusqu’au piano dans un silence inconfortable. Lazare ne peut s’empêcher de sourire devant ce tableau burlesque. Ilyna jette un regard circulaire dans la salle, elle cherche le violoniste mais ne le voit pas. Le visage se décompose un instant mais l’attention est attirée par une personne du premier rang qui semble lui faire un signe, Lazare croit le reconnaître, c’est un stagiaire du journal Hänt Bild. Ilyna retrouve aussitôt son sourire habituel et dans un hochement de tête reprend du courage. Elle s’assoit lourdement sur le tabouret, fait craquer sa tête. Ça va commencer.

Les premières notes scindent les préjugés de la salle. Ilyna défait la réalité sans scrupule. Ces habits de clown deviennent habits de lumière, elle irradie dans la lumière blafarde des projecteurs. Lazare est toujours décontenancé par ce talent. Cette aisance. Cette émotion. Ça parait si simple. Ce sourire. Presque insolent. Et soudain, la douleur presque palpable. Elle verse des larmes de sons, de ses yeux trop fermés.

Les applaudissements le surprennent, l’agressent. Les yeux se baladent à une vitesse folle sur tous ces visages inconnus, finissent par se poser sur la silhouette d’Ilyna, elle paraît si loin tout d’un coup, dans cette lumière quand il s’éteint dans l’ombre. Il va la perdre. Il le sait depuis le premier jour.

La vague de spectateurs rejoint la sortie tandis qu’il est pris d’une frénésie incontrôlable. Il va à contre-courant. Comme toujours. Pousse les gens pour arriver à la scène, l’escalade, bouscule un technicien.

Elle est là, devant sa loge, dans sa bonne humeur inflexible. Il s’arrête à sa hauteur, la scrute de son air trop grave. Elle incline la tête sur le côté, s’approche, interroge silencieusement. Elle rit, elle rit de ce pathétique tableau. C’est comme des éclats de verre. Ça fait mal. Ça écorche Lazare. Elle ne comprend pas. Elle pose sa main sur la joue du violoniste, il rejette ce geste violemment. Cette simplicité heureuse l’agace. Elle ne comprendra jamais.

- Lazare…

Il enferme de ses deux mains le visage d'Ilyna. La dévisage dans une tristesse infinie. L'embrasse, comme une dernière fois.

Ils ne sont pas Liés. Ils ne le seront jamais.

_ _ _ _ _ _

- Vous croyez au Lien ?
- Désolée, je ne parle pas de politique.

_ _ _ _ _ _

- Zacharias, toujours rien ? Je veux que tu arrives à chopper des photos de Nod. Ça remplira les pages et les gens aiment toujours ça, un peu de drame, une bonne grosse dépression. Tu imagines ? Ça fait un an que son violoniste l’a plaquée et personne ne l’a revue depuis. Je vois déjà le titre : l’enfant déchue. A ton avis, que va devenir cette gamine ? Pas d’études, plus dans le circuit…

Le rédacteur en chef d’Hant Bild sort de la salle de conférence laissant Zacharias seul. Ce dernier ouvre le dossier qu’il a fermé précipitamment à l’entrée de son supérieur. Une dizaine de clichés d’Ilyna se trouve à l’intérieur, toutes plus désolantes les unes que les autres.

_ _ _ _ _ _
Ilyna s’engouffre dans la maison à grands pas, furieuse, Lazare la suit de près, ferme la porte d’entrée brusquement. C’est une dispute de schéma classique. La même qui passe en boucle dans leur vie depuis quelques mois déjà. Elle se défait de son manteau, le laisse choir au sol et va se recroqueviller dans le fauteuil du salon. Lazare s’installe dans le canapé en face. La pianiste fixe obstinément le coin de la table basse, elle essaie de contenir sa colère mais la respiration même de Lazare la met hors d’elle.

- Ily. Ça va arriver, ça va se finir. Tu rencontreras ton Lié ou je rencontrerai le mien… Je ne pourrai pas le supporter. Notre relation ne tiendra pas face à cette… Chose. C’est une évidence, il faut que…

Elle se lève, et d’un coup, ça se brise. Elle pleure à n’en plus finir, elle enfouit son désespoir dans ses poings serrés, elle s’en déferait les yeux.

- Mais quelle évidence Lazare ? L’évidence, elle est sous tes yeux depuis des années. Tu ne le ressens donc pas ? Ce frisson quand j’effleure ta peau, ce bonheur exacerbé et ridicule. Tu ne le ressens pas ? C’est ça le Lien, rien de plus, rien de moins. Ça n’existe pas cette connerie. Ce n’est rien de plus que le stratagème des faibles. Tu veux savoir ce que c’est, le Lien ? Le Lien, c’est de pouvoir te supporter avec tes manies d’artiste torturé. Le Lien, c’est de savoir si tu préfères les céréales au chocolat ou les croissants le matin. Le Lien, c’est cet amour inébranlable que j’ai pour toi. Même maintenant au moment où je te hais le plus. Est-ce si difficile pour toi d’accepter d’être heureux Lazare ? Le Lien, c’est de la poudre dans les yeux. C’est pour ceux qui n’avaient pas matière à rêver.

Lazare veut l’interrompre mais elle le prend de court.

- Je sais que tu vas me sortir l’argument infaillible. Celui de tes parents qui s’aimaient plus que tout mais que le Lien a séparé. Pourquoi serait-il impossible que ta mère ait juste été charmée par ce vent nouveau ? Cette promesse de renaissance dans la grisaille de son quotidien ? Pourquoi croire en un mythe quand il y a nous. Quelque chose de concret. Ça existe Lazare, il faut juste que tu y crois.

_ _ _ _ _ _

Zacharias a récupéré Ilyna, à la sortie d’un bar, paumée et alcoolisée. C’était il y a un an déjà. Depuis, il s'occupe de l'ancienne pianiste, de loin. Il donne des nouvelles à la mère de la jeune femme, essaie d'éviter ses débordements excessifs. Il a même réussi à entrer en contact avec un des proches d'Ilyna, un propriétaire de bar qui a accepté de la prendre comme serveuse.

Il sait qu’il est con. D’aimer cette poupée défectueuse. Il s’écorche le cœur pour rien. Elle ne le voit pas. Lui, et tous les autres qu’elle attrape, au hasard des rencontres. Mais il ne peut pas s’empêcher, c’est une espèce d’orgueil égoïste. Il veut croire qu’il pourra l’aider à s’en sortir. Tout cela est bien trop compliqué. C’est une valse de sentiments contradictoires qui l’enferment dans une mélancolie terrible. Il souffle la fumée de sa cigarette. Ce soir, elle est venue. Après une tournée des bars en solitaire dans Sollentuna. Il attend patiemment qu’elle revienne de la salle de bains.

Il écrase le mégot de sa cigarette sur le rebord de la fenêtre et soudain, il a un doute. Un doute qui le prend au ventre. Il court jusqu’à la salle de bains, se précipite vers la baignoire et tire brusquement le corps d’Ilyna de l’eau.

- Ilyna ! Ilyna ! Putain, mais qu’est-ce que tu fais ?

Il la serre dans ses bras mais elle semble sans vie, la tête part en arrière, les yeux sont éteints. Zacharias emmène son visage contre le sien, l’enlace un peu plus. La main caresse les cheveux. Le corps d’Ilyna répond enfin, les mains se posent dans le dos du photographe. Le visage se perd dans le creux du cou. Elle semble pleurer.

- Je savais… Lazare… Merci d’être revenu.

Zacharias la soulève et répond seulement, meurtri.

- C’est parce que je t’aime Ilyna.


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MessageSujet: Re: Ilyna Nod - Boîte à musique   Dim 8 Jan - 21:21

J'up comme une kikoo. Bah, t'as vu comment je l'aime ton forum Sarah ? Tellement que j'ai préféré faire ça à mes fiches de cours (excuse bidon #1)

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MessageSujet: Re: Ilyna Nod - Boîte à musique   Lun 9 Jan - 18:53

Mécréante ! Retourne travailler sur le champ !
J'aimerais résumer ça en quelques mots : ça m'émoustille cette fois d'accueillir une nouvelle recrue parmi les Bedshaped Wub


Seal my heart and brake my pride ; I've nowhere to stand and now nowhere to hide. Align my heart, my body, my mind to face what I've done and do my time. Well yes sir, yes sir, yes it was me ; I know what I've done, cause I know what I've seen. I went out back and I got my gun, I said, "You haven't met me, I am the only son."
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