Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Alan Ohlsson - i'm no one but a shadow

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All I Need


▪ depuis quand ? : 25/12/2011
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MessageSujet: Alan Ohlsson - i'm no one but a shadow   Mar 27 Déc - 11:36


Alan Ohlsson
It's so sad, but i hate you like a day without sunshine


Nom : Ohlsson
Prénom(s) : Alan
Âge et date de naissance : Vingt-deux ans – 13/04/89
Groupe : All I Need
Profession : A arrêté les études. Dealer de drogues
Origine : Anglais
Nationalité : Suédois
Quartier d'habitation : Rotebro
Lié : James Ohlsson
Statut marital : Célibataire



Caractère
You think you're a man, but you're only a boy


    « Bonsoir, ravissante demoiselle. »


Il entre dans le bar irlandais, un peu de gel dans ses cheveux châtains, un sourire malicieux posé sur ses lèvres fines, un manteau marron lui arrivant en bas des fesses, une chemise à carreaux sortie du le pantalon, une allure classe, un regard perçant.
C’est toujours ça, avec Alan. Il donne une apparence plus ou moins sérieuse, avec ces fringues parfois trop grandes qui lui vont tout de même à ravir. Au premier regard, au premier abord, il donne une incroyablement bonne image de lui, avec son regard atrocement langoureux qui vous déshabille sensuellement. Et vous, la ravissante demoiselle en question, vous devez avouer que vous le trouver charmant, lui et ses petits yeux bruns ainsi que son beau sourire à l’anglaise. Sans compter que vous le voyez souvent par ici, ce bar irlandais, c’est un peu son quartier général.

    « Ne le dîtes à personne, je suis un peu LE dealer de la ville. Généralement, on évite de m’faire chier. Un autre verre pour la demoiselle, garçon ! »


Alan n’est rien de tout cela. Certes, il cache dans son ancien coffre à jouets, dans sa chambre, une certaine quantité de drogues en tout genre. Cela va de la simple weed à de l’héro, en passant par la cocaïne et les champignons hallucinogènes. Et certes, il vend toute cette jolie came aux habitants de la petite ville, lorsqu’ils lui demandent ses services. Dans un sens, bien sûr qu’il est dealer. Sauf qu’Alan se croit au sommet de la hiérarchie, il est persuadé d’être le big boss des trafiquants de drogues de Suède. Malheureusement pour lui, il n’est qu’un minable petit dealer de quartier qui fournit les jeunes adolescents à la recherche de sensations nouvelles et d’indépendances vis-à-vis de leurs parents, ou les pères de familles ayant besoin de se sortir de l’horrible quotidien dans lequel ils se sont lancés malgré eux.
Le problème d’Alan, et ce depuis sa naissance, c’est qu’il cumule les emmerdes, il les attire. Un véritable aimant à problèmes. L’autre problème d’Alan, c’est qu’il ne fait absolument rien pour que cela s’arrange, et je dirai même qu’il fait absolument tout pour que cela empire. Il a toujours été le gamin tabassé dans la cour de récréation qui en demande encore, sûrement par fierté, ou pour se faire remarquer des autres, pour avoir une étiquette. Il ne pourrait lui-même énumérer le nombre de fois où il est rentré chez lui la lèvre ou l’arcade sourcilière en sang, un œil au beurre noir ou une dent cassée. Parce qu’il ne tient jamais, jamais, jamais parole. Et si je dois vous donner un conseil, c’est de ne pas lui faire confiance, une erreur qui a été commise par ceux l’ayant embarqué dans leur réseau de dealers. La came qu’ils lui filent ne rapporte que la moitié de ce qu’elle devrait rapporter. Parce que ce con d’Alan n’a toujours pas compris qu’il n’était pas censé consommer la marchandise, qu’il devait la vendre pour faire un chiffre d’affaire, et surtout pour ne pas se fâcher avec ses supérieurs hiérarchiques. Alors souvent, vous pouvez le voir s’engueuler avec des gars armés de matraques ou autres, et la plupart du temps, si vous revenez cinq minutes plus tard, il sera à terre, en train de se faire ruer de coups. Par fierté, il se relèvera, boitant, les saluera d’un signe de la tête, et s’en ira en courant en les traitant de connards assez fort pour qu’ils l’entendent et qu’ils lui courent après.

    « Mais putain, mec, je te dis que je vais te rembourser. Oui, je sais. Mais là j’ai un coup avec la petite demoiselle. »


Comme vous l’aurez compris, Alan a des dettes un peu partout dans la ville. Même à l’hôpital, j’en suis sûre. Dettes qu’il ne payera jamais, jusqu’à ce qu’il se fasse casser la gueule, qu’il emprunte à un ami pour rembourser, qu’il doive donc du fric à cet ami, qu’ils s’engueulent, qu’il se fasse frapper ou presque, et ainsi de suite. Un mot vous vient en tête, oui, je l’entends d’ici. Alan est un looser. Et c’est le nom qui doit sûrement le mieux décrire le jeune homme. Ce n’est pas sa faute, il est né comme cela, et sûrement mourra-t-il avec cette étiquette. Car il a cette réputation, du moins dans son quartier. Déjà petit, il était le sale gosse du pâté de maisons. Les autres mères le regardaient de la tête aux pieds, de leurs regards perçants, et se disaient entre elles que le « petit Ohlsson ne ferait rien de sa vie ». Elles avaient vu juste.

    « Bon, sinon, tu suces ? »


Alan dans toute sa splendeur, son élégance. Parce que s’il s’attire autant d’emmerdes, c’est qu’il est incroyablement irritable et immature. Il parle trop, et souvent pour dire peu de choses. Il est le roi des interventions inutiles qui ne feront qu’empirer la situation. La sienne, comme celle des autres. S’il a peu de succès auprès des filles, c’est parce qu’il est maladroit malgré lui, et incroyablement grossier. C’est à en dégoûter la pire des nanas de Suède. Alan n’a aucun tact, et surtout aucun respect, pour rien ni personne. Il ne se respecte même pas lui-même. Parce qu’il a compris, qu’il était chiant, que peu de gens l’appréciait réellement, qu’on se foutait continuellement de sa gueule. Alors pourquoi prendre la vie au sérieux, dans de telles conditions ? Tout part de là, c’est un réel cercle vicieux. Plus les gens le détestent, plus il est irritable, et plus il est irritable, plus les gens le détestent. Jamais personne ne s’en sortira, comme ça. Parce qu’il est borné, Alan.
Au fond, vous vous en doutez, ce n’est pas un mauvais gars. C’est juste un adolescent attardé qui n’a jamais su se trouver jusqu’alors, un jeune homme en manque d’affection qui trouve l’amour dans la haine des autres. Parce que la haine, c’est mieux que l’indifférence. Et parce qu’il est plus facile d’humilier et de cracher sur quelqu’un que d’admettre que vous l’aimez. Tout le monde ne le déteste pas, il y a bien des gens pour le trouver attachant et drôle, dans sa connerie sans limites.

    « Ouais, James. Viens prendre une bière, bro. Comment ça tu bosses ? Va te faire foutre. NON TOI VA TE FAIRE FOUTRE. NOOOON, TOI VA TE FAIRE FOUTRE. Allô ? Connard. »


Son grand frère, James. Alan a beaucoup de mal à s’entendre avec lui, pourtant il lui doit tout, absolument tout. Car le jeune a très vite quitté le nid familial afin d’assouvir un besoin urgent de liberté, et il s’est réfugié chez son aîné chez qui il vit depuis quatre ans. Ou cinq ans, peut-être. Il ne se rappelle plus vraiment, il se souvient juste que lorsqu’il a eu son bac au rattrapage, le soir même il était chez son frère, une grosse valise en main, et il n’est plus jamais parti de là. Parce que James et Alan sont Liés, inséparables malgré eux, malgré leurs conflits interminables. Malgré le complexe que le cadet éprouve pour l’aîné. Parce que James est tout ce qu’Alan ne sera jamais. Il est le beau flic respecté de tous, le black apprécié dans le quartier – black, puisque les frères Ohlsson ont été adoptés –, le gentil fils qui a réussi sa vie professionnelle et amoureuse. A tel point que le jeune homme n’a pas supporté de voir son frère heureux et marié, il a été obligé de ruiner son mariage en étant le plus insupportable possible avec sa femme. Parce que tant de bonheur polluait la maison.
James et Alan sont si différents, et c’est la raison pour laquelle il est rare que la maison soit calme, et que l’espace sonore ne soit pas empli de cris d’engueulades. Un dealer et un flic qui vivent dans la même maison, ça fait des étincelles.



Jool
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Dernière édition par Alan Ohlsson le Jeu 29 Déc - 14:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Alan Ohlsson - i'm no one but a shadow   Mar 27 Déc - 11:37


Once upon a time
C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage.



J’aimerai bien tout vous raconter depuis le début, mais malheureusement personne n’a la réelle prétention de se souvenir ce qu’il s’est passé de sa naissance à disons ses trois ou quatre ans, à part peut-être Amélie Nothomb dans Métaphysique des Tubes, mais il me semble que cette fille est sous acide. Donc je vais vous transmettre un peu ce que mes parents m’ont dit, puisqu’il me semble que c’est la vérité. Ils ne se seraient pas embêtés à embellir la vérité, ce n’est pas vraiment leur genre.
En 1988, dans la banlieue londonienne, une jeune femme dont j’ignore tout, eut le béguin pour son prof de fac, une espèce d’illuminé de la philosophie déclamant des discours à vous coller le mal au crâne. A force de rester tous les soirs à parler avec lui après les cours, elle finit allongée sur le bureau, le professeur manifestement pas tout jeune profitant de la naïveté de la demoiselle. Le lendemain, vous vous y attendiez, il lui fit bien comprendre – en l’ignorant – qu’il ne fallait pas que leur aventure s’apprenne, que l’amour entre une élève et un enseignant était inenvisageable. Malheureusement pour lui, il avait mal calculé son coup. Il pensait se faire gentiment une jolie femme de vingt ans sa cadette sans le moindre souci. Sauf qu’elle tomba enceinte, et pour se venger de la cruauté de son professeur, décida de garder le gosse. Moi. Dès le début, je fus une source d’emmerdes pour les gens, ça doit venir de là, j’imagine. L’autre folle dévergondée me servant de mère biologique en profita pour accuser l’enseignant de viol, ou une histoire dans le genre, je ne suis pas tout à fait certain de ce que j’avance. Toujours est-il que je suis né, au milieu de tout ce bordel. L’étudiante me garda, peut-être un an, ou deux, comme une espèce de pièce à conviction pour pourrir la vie de son soi-disant violeur, alors que c’était tout simplement la sienne qu’elle gâchait à s’acharner. Elle aurait dû avorter comme toutes les petites salopes refusant de mettre des capotes. Je ne sais même pas si ça existait, à cette époque-là, les capotes. Elle a fini par me bazarder, comme on laisse un chien au bord de l’autoroute, comme on dépose ses besoins au fond des toilettes, comme on jette les restes de son repas à la poubelle. C’était ça, j’étais les restes d’une histoire désagréable dont on ne voulait plus entendre parler.
Je suis arrivé à l’orphelinat vers mes deux ans, puisque l’autre garce ne s’était manifestement pas attachée à moi. Je devais trop ressembler à mon pédophile de père biologique, ou une connerie dans le genre, mais toujours est-il qu’elle m’abandonna, comme je vous l’ai dit.
S’opéra quelque chose d’étrange, d’inexplicable, d’incroyable, mais qui allait marquer ma vie à tout jamais. Je veux parler de cette connerie, dont tout le monde parle, et si je ne le vivais pas, jamais je n’aurai cru une chose pareille : ce foutu Lien, une sensation horrible qui vous prend aux tripes rien que de vous imaginer séparé de votre Lié. James, c’est sous ce nom que je l’ai toujours connu. C’était un gosse de l’orphelinat, de huit ans mon aîné, un black assez osseux et très calme. Je ne peux me souvenir de ce que cela m’a fait, de rencontrer mon Lié, j’étais bien trop jeune pour cela. Mais il m’a expliqué que les gens s’occupant des orphelins ne pouvaient nous séparer – auquel cas je me mettais à hurler –, qu’on avait besoin l’un de l’autre. Alors un gentil couple de cathos suédois dont le mari ne pouvait enfanter à cause de je ne sais quel problème aux testicules est venu dans l’orphelinat, écoutant attentivement les histoires de chacun des enfants présents. Ils ont entendu la mienne, ils ont dû trouver qu’elle était assez triste pour m’adopter. Le problème avec moi était James ; si on me voulait, il fallait prendre ce bel orphelin avec moi. Car autant un adulte peut vivre séparé de son Lié, à condition qu’il le voit de temps à autre, autant un enfant, surtout aussi jeune que je pouvais bien l’être, en était incapable.
Mon père et ma mère comptaient rentrer en Suède à trois, nous sommes donc partis à quatre. Mais ce n’était pas plus mal, surtout pour eux, je veux dire.


James n’a jamais réellement appelé ceux nous ayant adopté « papa » et « maman ». Disons qu’il était déjà grand – il avait onze ans. Quant à moi, mon éducation a entièrement été faîte par eux, puisque je suis arrivé chez les Ohlsson lorsque j’avais trois ans. C’est ce qui a creusé une différence, entre nous deux. J’ai toujours eu l’étrange impression que James faisait toujours tout pour que papa et maman le considèrent encore plus comme leur fils, ce qu’ils faisaient déjà, mais il ne devait pas s’en rendre compte, il était jeune. Une certaine jalousie devait se créer à mon égard, car les connards de voisins disaient de temps à autre que j’avais les yeux de mon père, ou la même bouille de ma mère – ce qui est totalement faux, je préfère rétablir la vérité, je ne ressemble en aucun cas à mes parents adoptifs. James, le petit garçon africain, personne n’allait lui dire qu’il avait une quelconque ressemblance avec papa ou maman. J’imagine comme ça devait être horrible, pour lui, d’avoir l’impression d’être le marginal de la famille. Toujours est-il qu’il mettait ce point d’honneur à rendre les parents fiers de lui, pour montrer qu’il n’était pas le cadeau empoisonné qu’on leur avait refilé. Il avait totalement raison, c’était moi, le cadeau empoisonné, le lot pourri dans les deux. Quand je vous dis que j’ai toujours attiré les emmerdes.
Dans le quartier, lorsque j’étais à l’école primaire ou au collège, lorsque je passais, j’entendais les commères cracher sur mon dos. Parce que j’avais montré mes fesses à la maîtresse, parce que j’avais répondu à la prof de français, parce que j’avais insulté leur enfant, parce que j’avais peint entièrement la gueule de leur fille, parce que leur fils leur disait à l’heure du dîner à quel point j’étais insupportable, à quel point les autres gamins complotaient contre moi pour me casser la gueule à la récré, à quel point je n’avais aucune limite dans ma connerie grandissante. Mes parents, à la messe du dimanche matin – que de mauvais souvenirs, cette putain de messe – faisaient profil bas, de peur qu’on vienne encore se plaindre de moi, ils avaient déjà eu trop honte lorsqu’on m’avait viré du catéchisme parce que j’avais dit en pointant le Christ « Ta mère suce des bites en Enfer ! ». J’étais comme un chien ayant mordu un gamin, dont les maîtres s’excusaient platement en ne faisant que répéter « Il n’est pas méchant, il ne faisait que jouer, nous sommes désolés ».J’aurai pu, malgré tout cela, être un bon élève, mais ça n’était pas le cas. Je ne m’intéressais pas à mes cours, et j’avais de médiocres notes. D’ailleurs, je n’irai pas plus loin que mon bac. James, pendant ce temps, excellait un peu partout. Il était brillant à l’école et nos parents ne cessaient de raconter ses exploits à la paroisse du village, pendant que je fumais mes premiers pétards derrière l’église. Il dût rencontrer Marit lorsqu’il avait dix-huit ans, son grand-amour, comme tout le monde se plaisait à raconter. Au début, je n’en avais rien à faire, tant que j’avais mon frère, mon Lié, peu importait. Mais j’ai commencé à grandir, à entrer à mon tour dans cette connerie qu’on appelle l’adolescence, et James a quitté la maison, accompagné de cette superbe blonde au sourire ravageur – salope. C’est à partir de là, que mon frère et moi avons commencé à se disputer sévèrement, puisque nous avions toujours tout fait pour ne pas se ressembler, pour être différents. C’était triste à voir, lorsque James venait à la maison, j’étais partagé entre la joie ainsi que le besoin assouvi de le revoir et la colère de le voir si heureux, avec Marit. En fait, ç’aurait été n’importe qui, j’aurai eu le même sentiment de jalousie. C’était de James dont j’étais jaloux, pas de Marit. Son bonheur parfait me donnait envie de vomir, car il donnait une satisfaction aux parents que je ne pourrai jamais leur apporter, même en faisant un maximum d’efforts.


Je galérais à avoir mon bac, je galérais à voir plus loin que le bout de mon nez, je galérais avec les meufs, tandis que l’autre con devenait commissaire de police, se tapait un canon et donnait naissance à ma nièce, Lucia. Contre toute attente, je l’ai eu, mon bac. J’ai fait mes valises sous le regard pesant et silencieux de papa et maman, j’ai claqué la porte avec un grand sourire, j’ai pris une grande inspiration de liberté, et j’ai pris le train direction Sollentuna, ville où James s’était installé avec sa femme et son nouveau-né. Je m’en souviens bien, c’est Marit qui m’a ouvert la porte. Salut belle-sœur slash pute, que je lui ai dit. Elle a froncé les sourcils, j’ai enlacé James avec mon air irritable. Il regardait la télé, un verre d’eau à la main, des chaussons aux pieds, le journal sur la table basse, la télécommande sur les genoux. Il était le bon petit mari à sa fefemme. A vomir. Cette salope blonde avait déguisé mon frère en un idéal de la société sur lequel je chiais allègrement avec un bonheur illimité. Ce à quoi tout le monde aspirait et aspire, pour utiliser les bons mots. Que James soit de ces gens, dans toute leur perfection et leurs non-défauts me donnait envie de hurler, de cracher sur sa vie, sur sa maison, et d’enculer sa cuisine Ikea digne d’une publicité de télé. Cette nuit-là, j’ai dormi sur le canapé, le visage tourné vers le plafond, et je l’imaginais entrain d’embrasser sa femme en lui racontant un million de niaiseries dans le creux de l’oreille. Bordel, je sais ce qui me dérangeait, on se croyait dans un putain de film d’amour français.
Vous avez compris, je suis de ceux qui pissent sur le bonheur des autres parce que je suis même incapable de lire la définition de ce mot dans le dictionnaire, parce que ce genre de truc, ça ne m’arrivera jamais. J’ai passé cinq ans là-bas. J’ai commencé à dealer, et à rapporter pas mal de thunes. Mais souvent je m’embarque dans des affaires un peu louches, et c’est James qui est obligé de me sortir de la merde. Personnellement, je trouve ça drôle, une bonne baston entre frères, et rentrer en boitant à la maison pour boire une bonne bière. Et, pourquoi diable cela est-il arrivé, Marit a craqué. Un soir, je matais tranquillement la télé en caleçon, la main dans le froc – quand ça vous gratte, ça vous gratte, bordel ; et puis j’étais chez moi maintenant, je faisais ce que je voulais. Cela faisait déjà quelques temps qu’ils s’engueulaient avec James à mon propos. Mais elle a juste pété un câble, comme une sale petite hystérique, celles que je déteste et que j’évite de baiser de peur qu’elles continuent à me coller au cul après avoir tiré mon coup. Elle a fait ses valises, la petite Lucia à ses côtés qui chialait bruyamment, et elle a demandé en pleurant à James de faire un choix. C’était moi ou elle. Pauvre petite conne, il y a un truc que tu n’as pas compris, c’est que mon frère et moi nous avons quelque chose que vous n’avez pas, le Lien.
Mon frangin a tenté de la calmer, mais j’ai pas arrangé la situation, en même temps. Je ricanais, depuis mon canapé, en lui disait de se barrer, que ça nous ferait le plus grand bien. Elle ne devait pas beaucoup aimer James, puisqu’elle m’a écouté moi, et pas lui.

James a reçu les papiers de divorce, il y a quelques semaines. Cette poufiasse lui a laissé la maison, mais lui a retiré la garde de Lucia, sous prétexte que j’étais dérangé mentalement, drogué, ou je ne sais plus trop quoi. Je ne pense pas que mon frère m’en veuille. Bon, rien qu’un peu alors. Le principal, c'est qu'il m'a pas viré de chez lui.

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MessageSujet: Re: Alan Ohlsson - i'm no one but a shadow   Sam 31 Déc - 11:39

Pardon du retard !
Je suis fan, fan, fan ! J'adore ce mec, j'adore ta façon de dire les choses, puis j'adore leur lien avec James brillant
(puis le fait qu'il soit dealer m'intéresse.
vraiment, beaucoup.
faudra qu'on en parle par MP 8D)

Puis mention spéciale pour ceci, c'est si beau :
Citation :
« Ouais, James. Viens prendre une bière, bro. Comment ça tu bosses ? Va te faire foutre. NON TOI VA TE FAIRE FOUTRE. NOOOON, TOI VA TE FAIRE FOUTRE. Allô ? Connard. »

C'est avec grand plaisir que je valide cette merveille GF


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

EDWARDAUPLACARD
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