Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Homesick - Eivind Hansen

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Bedshaped


▪ depuis quand ? : 26/12/2011
▪ conneries : 21
Féminin
▪ venue au monde : 03/04/1992
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▪ localisation : Dans un caisson de morgue. C'est convivial.
▪ groupe : Bedshaped
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MessageSujet: Homesick - Eivind Hansen    Mar 27 Déc - 1:26


Eivind Hansen
I've traveled far and I've burned all the bridges I believed as soon as I hit land all the other options held before me would wither in the light of my plan


Nom : Hansen
Prénom(s) : Eivind
Âge et date de naissance : 24 ans, né le 17 Novembre 1986
Groupe : Bedshaped
Profession : Préposé à la morgue
Origine : Norvégienne
Nationalité : Norvégienne
Quartier d'habitation : Häggvik
Lié : Ca n'arrive jamais ce genre de chose, voyons.
Statut marital : Célibataire. Mais dans le genre cas désespéré.



Alt for Norge
a song for
someone who needs somewhere
to long for

On lui avait souvent fait remarquer qu'il avait cet air condescendant, typique de ceux qui ont eu l'éducation de l'étroitesse d'esprit, bien enveloppé dans la volupté d'un foyer riche et indifférent au sort du monde.

Ce n'était pas si éloigné de la vérité. Si on prenait en compte le fait qu'il était norvégien, et que par déduction, s'il avait pû se payer un aller simple et s'installer à Sollentuna pour une durée indéterminée - et ce depuis un an et quelques - en effet, oui, il venait d'un foyer plutôt riche. Quoique modeste en Norvège, mais on ne pouvait pas toujours comparer équitablement. Pour le reste, personne n'avait jamais pu dire, personne ne l'avait jamais connu.

Il sirota son café, l'air hautain, et tourna la page du journal, alors que le téléachat proposait des magnifiques balais-brosses révolutionnaires pour votre cuisine, madame, vous qui en êtes restée au stade de bobonne fait le ménage dans sa cuisine. Même expression lorsqu'il jeta un regard par la fenêtre. Rien de bien palpitant.

L'évidence se présentait à lui : il s'ennuyait. Doux Jésus - dont le pelage de trentenaire Palestinien ne devait pas le rendre si doux, mais que voulez-vous, y en a qui aiment - c'était bien un de ces rares moments où il s'ennuyait.

Car figurez-vous qu'Eivind n'était pas d'un naturel enclin à l'ennui. Sa solitude était loin d'être un handicap, il y avait toujours à faire chez soi : nettoyer, ranger, lire, regarder la tv, philosopher, critiquer. Où trouver le temps d'y caser l'ennui ? L'ennui est pour ceux qui ne savent pas s'occuper intelligement. Et Dieu qu'il y avait des cas d'intellect limité en ce bas monde. Du moins il le pensait dur comme fer. Dire que le norvégien se sentait au dessus de la mêlée était un doux euphémisme. Mais jamais, ô grand jamais, il ne le laisserait paraître directement. Tout dans la subtilité et les remarques acerbes.

Il décida alors de s'occuper avec ce qui se présentait à lui, et la tasse de café souillée semblait être une bonne excuse pour aller faire la vaisselle, de frustration. Il se leva donc, le t-shirt flottant atour de sa longue silhouette masculine. Toute ses manies, additionnées à son style vestimentaire lui conféraient comme une aura permanente autour de lui, le genre qu'on décrit souvent en "putain t'as vu le blond là bas ? Plus gay tu meurs", mais il n'en était rien. Eivind n'aimait pas plus les hommes qu'il n'aimait les femmes et inversement, Eivind n'aimait simplement personne. Cela ne voulait pas dire qu'il n'avait de l'affection pour personne, mais l'Amour, le vrai, le grand, le passionné, très peu pour lui. Quant à parler de ses vêtements, pas forcément effeminés mais pas complètement virils, leur origine était là : Eivind était norvégien. Et les norvégiens ont un sens très particulier de la mode.
Cela dit, il voulait bien reconnaitre qu'il était quelqu'un de maniéré, mais il y avait toujours une logique derrière. Une logique très stricte, qu'il avait sans doute héritée de son adolescence chez des parents très croyants. Dans l'esprit de contradiction, il avait cherché quelque chose à redire à chaque chose donnée comme acquise, essayant de comprendre la logique de leur religion pour en déduire qu'il n'y en avait pas. En l'occurrence, récurrer une tasse à café trois fois de suite entrait dans la logique suivante : il faut que tout soit propre, un environnement sain ne peut être que sain pour la personne, non je ne suis pas un maniaque obsessionnel.

Aussi dans cette logique, il en avait, et depuis longtemps, déduit que cette histoire de "Lien" n'était qu'un tissu de mensonge ; une imbécilité sortie par le gouvernement pour rassurer l'être humain imparfait et tout à fait capable de se lier à plusieurs personnes en même temps, malgré ses engagements faits devant Dieu. Ou devant l'Etat. Aussi de tout temps les hommes ont trompé leur femmes et inversement, aussi on n'avait jamais eu besoin d'expliquer ce fait par "mais m'voyez, ils sont liés, c'est normal, les pauvres". Et Eivind restait hermétiquement fermé à toute allusion, levait les yeux au ciel lorsqu'on en parlait, et se contentait de retourner à sa vie d'ermite sans se mêler aux pauvres simplets qui y croyaient. Pas question de se mettre au même niveau.

Il poussa un gros soupir en essuyant la tasse, les yeux dans le vague, regardant fixement - involontairement - la fenêtre du voisin d'en face. Parfois, dans ces brefs moments d'ennui, c'était là qu'il se reposait les questions qu'habituellement il refusait d'entendre, tout simplement parce qu'il avait déjà mûrement réfléchi à leur propos et pensait avoir la solution. Avait-il bien fait d'emménager ici ? Quitter un quotidien banal, monotone, et en trouver un autre, dont seules les circonstances changent ? Il aurait pu - Tiens le voisin se baladait nu dans son salon - aller ailleurs, sa vie n'aurait pas été différente pour autant. Toujours le même solitaire et antipathique. Bien qu'il n'aurait pas été jusqu'à se qualifier d'antipathique. Il reposa sa tasse, et continua de fixer la fenêtre, le regard dans le vague, voyant mais ne voyant pas en même temps, et prit une profonde inspiration.

Peut-être que si, en fait. Peut-être qu'il souffrait de la solitude. Qu'à force de voir les autres sourire ensemble, ça le rendait malade. Peut-être était-ce aussi pour ça qu'il avait choisi ce job à la morgue, au moins là bas, on ne voit pas les gens sourire. Peut-être qu'il jalousait tout ce beau monde qui se retrouvait lors des fêtes et s'amusaient ensemble.

Un instant de silence. Et un mini sourire s'esquissa sur ses lèvres. N'importe quoi. La vérité pure était qu'il n'en avait tellement rien à faire d'autrui qu'il n'arrivait même pas à vouloir aller plus loin que de simples salutations avec quelqu'un, sauf quand sa curiosité l'y poussait. Et se faire aimer était le cadet de ses soucis. Il n'avait pas besoin de ça. Il était fort.

Alors il tourna les talons, alla s'asseoir de nouveau dans le fauteuil, et retrouva un intérêt tout particulier pour la rubrique faits-divers bien glauque du journal. L'air toujours aussi blasé, sans s'intéresser plus que ça à ce qui se déroulait autour de lui.

Avait-il jamais eu, de toute manière, l'air de s'intéresser à quoi que ce soit ?



Le Black Sheep.
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cause I no longer know
where home is


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MessageSujet: Re: Homesick - Eivind Hansen    Mar 27 Déc - 22:16

Bienvenue sur le forum ! (officiellement !)
Eh bien, pourquoi pas August Diehl alors ? (on en parle par MP, si tu veux)
Y a quelque chose que je voulais dire. AH oui ! C'est le premier Bedshaped que je valide comment je me sens trop classe/cool/importante/imposante tout d'un coup brillant
Bon, je. Je suis impatiente de voir ce que va donner Eivind en RP. (puis si tu fais une RS, je viendrai te harceler, tiens.)
Validée GH


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

EDWARDAUPLACARD
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Homesick - Eivind Hansen

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