Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Maybe tomorrow is a better day. - Johan S. Nielsen

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Sleepless


▪ depuis quand ? : 26/12/2011
▪ conneries : 14
Féminin
▪ venue au monde : 20/08/1991
▪ et l'âge ? : 26
▪ localisation : dans de beaux draps, les tiens. ♥
▪ groupe : Sleepless.
▪ humeur : J'ai faim.

MessageSujet: Maybe tomorrow is a better day. - Johan S. Nielsen   Mar 27 Déc - 0:21


Johan Søren Nielsen
Maybe tomorrow is a better day


Nom : Nielsen
Prénom(s) : Johan Søren
Âge et date de naissance : 25 ans, 5 juin 1985.
Groupe : Sleepless.
Profession : Policier.
Origine : Århus, Danemark.
Nationalité : Dano-suédoise (mais se sent plus danois que suédois).
Quartier d'habitation :: Häggvik.
Lié : Personne.
Statut marital : Non marié.



Måltid og Carlsberg
everybody's playing the Revolution roulette


I feel the fire flare alight inside me
Higher so I can see
N' aspire to survive this fight in spite of
Liars and travesty
Oh fire

Seul dans la salle de bain, tu tires sèchement le rideau bleu et humide qui te cachait de la vue d’yeux un peu trop curieux. Lentement, tu sors une serviette propre de ce placard qui n'est pas à toi. Puis tu la noues à ta taille, histoire que ça tienne un peu. Oh et puis, si ça tombe, tu t'en fiches, elle t'a déjà vue à poil. Une fois de plus ou de moins, qu'est-ce que ça peut faire au final. Une bite reste une bite, une paire de fesses, reste une paire de fesses.

Coup d'œil par l'embrasure de la porte, elle doit encore dormir, tu peux entendre son souffle profond et régulier dans la pénombre. Tu hausses les épaules, reportant ton regard sur le miroir teinté de buée situé juste en face de toi. D'un revers de bras, tu chasses le flou humide de ta vision et observe ton visage fatigué par la soirée de la veille, que même une bonne douche n'avait pas réussi à effacer.

Bon dieu. On dirait ton père.

Tu sais là, ce danois qui t'a engendré avant de tout plaquer pour tenter de trouver l'american way of life, là-bas, aux Etats-Unis. Le mec qui t'a oublié au passage, toi, le fiston tant désiré et laissé avec ta suédoise de mère qui dû vendre l’appartement modeste que vous habitiez à Århus pour repartir en Suède. Farvel far, velkommen Sverige. La Suède était devenue pour toi un beau-père remplaçant que tu eus du mal à accepter. Les choses qu'elle t'avait enseignées, tu les avais vite appliquées. A la perfection. Parce que bien sûr, quand tu es arrivé là, du haut de tes quinze ou seize ans, tu n'avais qu'une chose en tête, t'intégrer. Ce que tu avais réussi parfaitement, sans pour autant ne pas éviter quelques altercations avec ton sentiment anti-suédois hérité de ta vie passée au Danemark, sans changer de nom et avec un enregistrement au service de l’immigration.

En l'espace de quelque mois, la barrière de ton comportement impulsif et autoritaire était passée, celle des cuisses de quelques suédoises aussi. Des femmes faciles ces filles. Il suffisait de montrer un peu de muscles pour qu'elles tombent dans tes bras. Il suffisait qu'elles te contredisent un peu trop acerbement ou te trompent un peu pour que tes muscles servent à autre chose qu'ouvrir une canette de Carlsberg. Ca s'était passé comme ça avec ta dernière copine en date d'ailleurs, enfin… ton dernier plan cul régulier. Hôpital et procès à la clé. Mais bof. C'était une paire de seins comme une autre de toute manière, même si ton salaire de barman flair débutant ne pouvait pas couvrir les frais d'avocat en plus de la peine. En niveau intermédiaire de ce genre de métier, on n’a pas une très grosse paie. Sauf si on bouge ses fesses sur Stockholm. Et puis de toute manière, c'était la dernière fois que tu te mettais avec quelqu'un. Payer à chaque fois pour une claque, c'était hors de question.

Par contre celle-là …

Tu jettes encore un coup d'œil à l'embrasure de la porte. Toujours le silence. Tu as du l'épuiser la pauvre.


It's a bit like a trip, but you hit it with a slip of a tongue, like a whip, and we're sinking
n' I'm rolling my eyes like the stones for the lies, is it really all about the size or just a simple vice...

Un sourire goguenard se dessine sur tes fines lèvres. Un bon coup. Dommage que le numéro que tu lui avais donné au bar était un faux.

Il fallait dire que ce n'était pas difficile d'amadouer ce genre de fille. Jongler un peu au bar le plus connu de la capitale et réussir à charmer la gent féminine avec un sourire tout à fait factice, c'était jouissif. Surtout quand tu tentes de monter sur le comptoir tout en jouant avec les bouteilles. Bouteilles qui avaient failli t'échapper des mains en même temps que tu réussis presque à te casser la figure devant les spectateurs. T'avais la classe avec ta vodka dans les cheveux, non vraiment. Epater la galerie, tu aimais ça de toute façon, et tu aimes toujours ça. Peu importe le moyen, faut se faire remarquer. Et c'était d'ailleurs comme ça tu t'étais fait embaucher par ton patron. En faisant le con avec trois bouteilles en marchant dans la rue. Pas d'école. Non, tu avais appris tout seul. Et ton père qui était à l'autre bout du monde, ne se doutait absolument pas que tu avais été viré de ton université pour « escalade des murs et descente des escaliers sur la rampe ». L'université de droit et toi, vous n'aviez pas le même humour. Mais ça, c'était le passé, maintenant t'as un boulot stable avec vie la nuit, dodo le jour. Pile à ton rythme. Tant que tu arrives à l'heure devant tes verres, ton shaker et tes bouteilles.

Ah oui. Maintenant que t'y penses. Le bar. C’était le bon temps. Se fait virer pour avoir fracassé la tête d’un client à cause d’une insulte danophobe, c’était fort. Enfin, ce n’est pas avec tes vingt-cinq ans que tu pourrais dire que tu es vieux. Il ne manquerait plus que l'impuissance guette à la porte.


Did you think that I'd blink, that I'd go and take the ink to your control, that I'd sell my soul, and does it ring any bells that it sells that we're living out of shells in a shotgun

Tu regardes ta montre que tu viens de mettre à ton poignet en soupirant. Quelle heure est-il déjà ? Est-ce l’heure de reprendre le service ? Te dirigeant vers la chambre, serviette toujours autour de la taille, tu ramasses tes fringues éparpillées dans la pièce et les enfiles au fur et à mesure que tu retrouves tes vêtements comme le petit Poucet avait fait avec ses cailloux. Tu t'habilles alors, enfiles tes rangers, accroche ta ceinture avec fermeté. Cela fait un bruit de cliquetis que seuls les criminels et les gens comme toi connaissent. Et tu refermes ton blouson bleu-noir qui te sert à exercer ton autorité, devant le frigo préalablement ouvert. Oh, de la pâtisserie.

Coquine, je croyais que tu faisais régime, penses-tu en t'enfournant le gâteau dans la bouche en grand gourmand que tu es.

Tu te redresses alors, te léchant les doigts, sortant de ta poche ton paquet de cigarettes presque vide. Et tu passes la porte, sans même un regard. Tu enfiles ton képi d’un geste nonchalant. Le trip policier c’est kiffant, pas vrai Mademoiselle dont tu n'as pas retenu le nom ?


Oh, and the ones we choose
Oh, witch hunting fools

Tu t’assoies sur le siège conducteur de ta Volvo garée non loin de l’habitation de ton coup d’un soir et jette un regard à ton jumeau de miroir dans le rétroviseur intérieur. Il est tôt, trop tôt. Tu allumes le contact et démarre. En conduisant, tu penses à cette fille. Elle n’était pas ton lié. Toi qui pensais que tu la trouverais en un claquement de ronde de nuit dans le quartier festif de la ville, en fin de service. C’était la désillusion.

Et il ne manquerait plus que ton lié toque à ta porte un jour. Dans quarante ans, pour être bien sûr tiens, histoire que tu ne tiennes plus la route niveau relationnel, quand tu seras devenu totalement fou.

Cette histoire de « lien ». Tu t’étais bien marré quand tu avais entendu ça par la radio en arrivant en Suède. Puis, peu à peu, tu avais appris à y croire. Lorsque tu avais rencontré cette fille, lorsque tu étais tombé fou amoureux et cru puérilement à ce « lien », que c’était « elle ». Cette fille qui disparut de ta vie à coup de « je t’écrirai » et qui était partie faire sa vie à Paris. Situation emplie d’un romantisme désespérant qui ressemblait plus à une peine de cœur infantile qu’à une véritable séparation. A partir de cet instant, tu n’eus plus foi en le « lien ». Oh bien sûr, tu continues d’y croire. Un peu. Mais plus aussi fortement qu’avant. Alors tu observes et tu attends.

Tu ranges ta voiture devant ton garage et passe la porte intérieure qui mène à ta cuisine. Loki doit dormir comme un malpropre dans son panier. Brave chien. Tu esquisses un sourire en montant dans ta chambre en vrac. Si ton chef apprend qui tu as encore fait un écart disciplinaire comme tu les collectionnes tant (que ce soit violent ou autre), tu ne donnes pas cher de ta peau au commissariat.

7h30.

Mais n’y penses plus et tu pourras peut-être profiter des dix minutes de sommeil qui te restent avant que ton collège ne passe te prendre, vautré sur la couverture polaire de ton lit douillet.


Fire flare alight inside me...

Fire, return my joy cos I'm so
Tired, tired of me
Inspire the weary eyed to see the
Ire and Irony
Oh fire



Amsterdam
« grow me a garden of roses »


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Âge : 20 ans.
Découverte du forum : Rain in Paradise, maintenant fermé.
Un mot : Et j'espère que la seconde personne ne va pas vous tuer. Et j'aimerais changer le nom de mon perso' en Johan S. Nielsen, c'est possible ? (Merci pour le changement <3)
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MessageSujet: Re: Maybe tomorrow is a better day. - Johan S. Nielsen   Mar 27 Déc - 21:52

brillant
Bon, je dois dire déjà que le prénom Johan m'a grandement perturbée pour des raisons qui sont personnelles, mais il se trouve que le spécimen n'est pas le même, que je parviens tout de même à être sous le charme du flic. (genre vous vous êtes concertées entre vous : "deux policiers d'un coup sur SM, normal, genre c'est trop évident" - mais Dieu merci, on change carrément de l'univers des littéraires un peu barré qu'on a ici 8D)
Je ne vais pas m'étaler par contre, mais j'ai beaucoup aimé ton histoire comme en témoigne le smiley au début de mon post.
Bienvenue (enfin !) parmi nous, validée, très chère hehe


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

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