Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Katleen Charlotte Strain - In the mood for.

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All I Need


▪ depuis quand ? : 05/09/2010
▪ conneries : 114
Féminin
▪ venue au monde : 21/01/1986
▪ et l'âge ? : 31
▪ localisation : Suède
▪ groupe : All I Need

« — you are my soulmate »
Relations avec votre Lié:

MessageSujet: Katleen Charlotte Strain - In the mood for.   Lun 26 Déc - 9:12


Katleen C. Strain
Et je me demande qui je suis


Nom : Strain
Prénom(s) : Katleen Charlotte
Âge et date de naissance : 24 ans.
21 Janvier 1986

Groupe : All I Need
Profession : Secrétaire
Origines : Anglaise par son père et suédoise par sa mère
Nationalité : Suédoise
Quartier d'habitation : Périphérie de Sollentuna
Lié : Son fils, Arthur Strain
Statut marital : Célibataire



Facéties
"Il faut de tout pour faire mon monde"

Dans les manèges du mensonge
Le cheval rouge de ton sourire
Tourne
Et je suis là debout planté
Avec le triste fouet de la réalité
Et je n'ai rien à dire
Ton sourire est aussi vrai
Que mes quatre vérités.


Jacques Prévert




La structure de bois a pris la poussière. Cela fait déjà quelques années que le berceau se repose dans le grenier. Au-dessus est accroché un petit mobile aux couleurs éclatantes. Des éléphants rouges. Des crocodiles bleus. Des girafes vertes. Ils sont figés dans leur course. Etrange immuabilité du souvenir. Katleen ose à peine toucher le mécanisme du mobile, les doigts tremblent un peu lorsqu’elle tourne la clé pour l’activer. La joyeuse troupe animale a des soubresauts puis se lance, lentement, au rythme de cette petite comptine pour enfant : « Twinkle, twinkle little star ». Un léger sourire se dessine sur les lèvres de la jeune femme, elle échappe, de sa voix lente et murmurée, les paroles de cette berceuse qu’elle a tellement chanté. Elle reste un moment, debout, dans le silence de ce grenier, seulement dérangé par la mélopée cristalline du mobile. Le défilé d’animaux finit par s’épuiser, le son crachote encore une ou deux notes, puis, s’éteint. On dirait que le temps s’est arrêté. Suspension mélancolique. Les doigts sont agrippés aux barreaux du berceau, les yeux semblent regarder bien au-delà de ce qu’ils fixent bêtement, ce petit coussin en forme de soleil lui rappelle bien d’autres soleils passés et des météos plus agitées. Un temps. Puis les yeux reprennent vie, le bleu de l’œil connait une éclaircie. Les jambes sortent de leur paralysie pour faire deux-trois enjambées avant de se laisser tomber devant une grande malle. Ca fait des clics et des clacs. Et ça s’ouvre dans un cri de vieil objet enroué. Il faut dire que cette vieille malle du nom de Louisa n’a pas ouvert le bec depuis quelques années. Katleen l’a condamnée au silence depuis qu’elle est arrivée en Suède, il y a trois ans de ça.

La demoiselle aux milles chapeaux est une personne qui raconte beaucoup de choses. Peut-être trop de choses. C’est un moulin intarissable dont les ailes tournent gaiement au gré de son imagination farfelue. L’image du moulin est très appropriée. Katleen brasse de l’air. Continuellement. Tout est toujours prétexte à l’amusement. Cette tasse de thé ressemble à un éléphant recroquevillé. La déferlante des tuiles d’ardoise bleues de sa voisine sont une vague terrible qui essaie de l’attaquer quand elle va au travail. Elle raconte à un de ses collègues que le réverbère à côté du bureau est vivant, il lui a dit qu’il s’appelait Albert. Oui, mais. Katleen raconte mais ne dit rien. C’est comme un silence coupable. Y a comme quelque chose de menaçant dans ces non-dits tenaces. Louisa, c’est la seule maligne qui connait quelques tocs de cette petite dame. Là, à l’intérieur de son gros estomac, elle digère depuis des temps ancestraux, les secrets de Katleen. La brunette décide d’ailleurs d’aller explorer la bête, elle enfonce ses mains à l’aveuglette dans les entrailles de Louisa. Elle effleure des aspérités d’objets qu’elle connait par cœur. Une vieille brosse à cheveux que sa mère passait dans ses cheveux, le soir, quand elle était enfant. Un yoyo qu’elle portait en collier quand elle était en petite école. Elle finit par se décider à sortir un des trésors du ventre de cette chère Louisa. De vieilles photos poussiéreuses et collantes, d’une qualité piètre, à part une ou deux, et les photos scolaires.

Et c’est un peu douloureux, de se souvenir. Ça touche ce cœur qui se croyait inexistant à force de ne plus vouloir. Elle fait défiler dans ses mains, ces clichés. Clichés. Elle a entretenu des stéréotypes. Coincée dans des apparences. Ce doit être ses faux airs enfantins qui la poussent a toujours jouer à cache-cache.

Elle a longtemps été la fille derrière les gros verres de lunettes, aux lubies un peu étranges dont on se moquait derrière la manche. Elle s’enfermait dans un travail minutieux et se plaisait à contenter l’à priori de ses camarades en se hissant en tête de classe. Elle était la fille bizarre du premier rang. Les photos continuent leur balade dans le temps. Katleen change peu à peu de costume. Le corps se grandit, devient presque interminable. Les cheveux se détachent, deviennent blonds, raides et secs comme de la paille. C’est quelques années après la séparation de ses parents. Sa mère, Rebecka, a quitté l’Angleterre pour la Suède, son pays natal. Elle reste seule avec son père, Paul. Elle a dix-sept ans, c’est sa dernière année de lycée. Elle se joue de son père, elle le prend un peu pour un con. Comme s’il ne voyait rien. La bouteille sous le lit. Les cigarettes cachées dans son dressing. Et les mecs. Les mecs qui défilent et dont Paul n’essaie même plus de savoir le nom. Ils changent tous les jours. Katleen abuse de cette toute nouvelle notoriété, prend une revanche sur un passé complexé. Ce sont des excès toujours plus importants. Elle est celle qui attire tous les regards. Elle est brillante. Et elle consomme. Egoïstement.

Elle arrive à la dernière photo. Elle la contemple un instant. Les doigts caressent le papier jauni. Il y a quelques mots griffonnés derrière. Ils étaient adressés à Mark. Un jeune étudiant en droit de quatre ans son ainé. Mark était difficile à obtenir. Il était très convoité. Elle l’avait repérée dès qu’elle était entrée à la fac. Il était devenu son jeu, sa convoitise. Une vanité de plus. Et puis, c’était arrivé. Durant l’été entre sa première et sa deuxième année de droit. Elle l’avait eu. Mark. Elle aimerait s’en souvenir comme la folie de ses même pas vingt ans. Le goûteux passé d’une énième Lolita. Mais la photo qu’elle tient dans les mains, c’est la photo de leur fils, Arthur. Photo qu’elle ne lui a jamais envoyée. Mark n’est même pas au courant qu’il est le père d’un enfant. Elle a gardé jalousement le secret, de peur qu’il ne lui vole son unique et seul vrai trésor.

Le Lien. Arthur. Sa raison de vivre. Son sauveur. Son recommencement.

Ca la fait rire, ça égaie ces tristes souvenirs. Elle, la désinvolte, la volubile, elle n’aurait jamais pensé qu’elle serait touchée de plein fouet par le Lien. C’était quelque chose qui l’amusait, elle se riait de ces personnes mielleuses, qui bégayaient leur joie comme des incapables. Mais elle est pareille. Voire pire. Arthur, c’est un condensé sur vitaminé de bonheur. Du haut de ses cinq pommes, il lui a appris beaucoup de choses. Et d’abord à aimer. Katleen n’a jamais aimé avant Arthur. Alors, ce sentiment nouveau l’engloutit, la ronge, l’angoisse. L’exalte.

    « Charlotte ? »


Les photos sont jetées rapidement dans la malle et Katleen ferme le clapet de Louisa en moins de deux. Sa mère finit de monter les dernières marches menant au grenier et vient s’asseoir sur un petit tabouret aux côtés de sa fille qui est assise à même le sol. Elle lui caresse les cheveux dans un sourire :

    « Je remercie le Ciel chaque jour de m’avoir permis de te revoir, Charlotte ».


Katleen lui offre un sourire d’une rare tendresse. Rebecka est une personne avec de nombreux défauts. Comme celui de s’entêter à l’appeler Charlotte. Katleen, c’est trop païen. Ca ressemble trop à son père. On ne sait même pas comment le prononcer avec cette orthographe à n’y rien comprendre. Rebecka est une fervente croyante. La naissance d’Arthur ne pouvait donc être qu’une bonté du Dieu. Dieu lui ramenait sa fille. Désœuvrée certes, mais elle était là. Elle en veut à Paul d’avoir laissé Charlotte avec un enfant sous le bras pendant plus d’un an avant que cette dernière ne se décide à venir en Suède. Qu’avait-il fait à sa brillante enfant ? Elle arrivait d’un an de galère, en ayant cumulé petits boulots inutiles et arrêt de ses études. C’était déplorable. Rebecka ne supporte pas le fait que sa fille maintenant ait à passer ses journées à faire des cafés et à répondre au téléphone. Elle l’aurait voulu avocate, commissaire-priseur, juge. Aux bras d’un homme respectable.

Les pensées de Rebecka sont stoppées par l’apparition d’Arthur. Il vient s’accrocher à sa mère. Katleen le prend sur ses genoux pour l’embrasser sur la joue, l’instant d’après. Rebecka tait ses pensées négatives dans un sourire. Ces deux frimousses semblent heureuses. Finalement, cette famille de bric et de broc ne lui déplait pas.





De l'autre côté
J'adore vraiment me brosser les dents


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MessageSujet: Re: Katleen Charlotte Strain - In the mood for.   Lun 26 Déc - 22:11

Que dire sinon que je valide cette magnifique fiche et son code ?
Ah : rebienvenue chez toi GK7


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

EDWARDAUPLACARD
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