Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 |UC| ▪ L U N D K V I S T ◊ P i a ▪ Candidate à la désélection naturelle ↓

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MessageSujet: |UC| ▪ L U N D K V I S T ◊ P i a ▪ Candidate à la désélection naturelle ↓   Sam 1 Mai - 3:04

- S O U L M A T E THE W O R L D -
‟Bouches-toi les oreilles fort fort fort... Tu entends comme je t’aime ?
La règle du jeu était de ne rien changer,
et ce que l’on pouvait appeler taquinerie lorsque que on était gamin devait a présent s’appeler perversion. „
    C’est que la loi est stricte là-dessus. Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.
LES REGLES DU JEU

    ■ Mettez-vous en cercle.
    Désignez quelqu’un pour jouer le rôle du rouge-gorge.
    Placez-le au milieu.
    Tuez-le.
Spoiler:
 


Dernière édition par Pia M. Lundkvist le Sam 1 Mai - 11:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: |UC| ▪ L U N D K V I S T ◊ P i a ▪ Candidate à la désélection naturelle ↓   Sam 1 Mai - 3:04

THE FINE ART OF POISONING


Ma vie pour la tienne

■ Candidate à la désélection naturelle ←

♦️ nom du personnage ; Lundkvist
♦️ prénom(s) du personnage ; Pia Mairead
♦️ âge du personnage ; Presque vingt-deux ans {d’autisme, c’est que ça commence à faire long…}
♦️ date de naissance ; Sept mai 1988
♦️ groupe ; {j’y pense, sans trop y réfléchir… -à venir-}
♦️ lié(e) ; {va savoir –à venir-}
♦️ son origine ; D’après mon père, ma mère ressemblait à une nymphe. Une belle matrice aux cheveux rouges. Originaire d’un conte de fées. J’ai ses cheveux, ses yeux. J’ai longtemps cru mon père. En fait j’ai les cheveux châtains et les yeux clairs, les yeux aquatiles de mon père. Quant à ma mère, vraisemblablement très ordinaire. Très suédoise. Je suis très suédoise. C’est la réalité.
♦️ sa nationalité ; Je vais là ou mes pieds m’emmènent, mais je suis d’où ils ont pris racines…Stockholm, ma Suède, mon « Canaan ».
♦️ son occupation ; Compagne des gens qui ne sont pas d’ici. Tanguy à mes heures perdues. Je parle, de moi. De ma journée. Je ne suis pas bavarde. Mais c’est la procédure. C’est ce qu’il faut faire. J’écris, beaucoup. Correspondre avec les gens de l’extérieur. Je ne les comprends pas. J’ai peur d’oublier.

I
D
E
N
T
I
T
Y


_My mother called me 'mistake'. I have an identity now.



'Mairead’ hein ? On dirait un nom d'homme. Tu es l'aphorie même du complexe féminin. Tu te conduis comme un homme, Pia. Tu empoignes d'amour les chevilles des femmes lorsqu'elles t'appartiennent, tu parjures de bienséance mal propre tes confrères, parce que tu ne supportes pas l'alcool. Tu te confortes dans ce bordel névrotique de lesbienne par défaut, mais tu es plus que ça. Tu es un homme, tu parles comme un homme, tu penses comme un homme, tu ferais l'amour comme un homme. Ta féminité est la veuve poignet de ton émasculation. C'est l'apothéose chimérique d'une salope de la haute sphère. Mairead. Quand est-ce que tu te feras enculer ? Enfoirée.'
-Claes-

Comme s'il était plausible, de désirer un enfant, et de le nommer ainsi. L'on donne les plus étranges pour les plus attendus. Les plus rares pour les enfants uniques. Des consonances grecques parfois. On donne ces sonorités mythologiques, lorsque l'on est incapable d'expliquer telle convoitise. Un prénom ordinaire pour un avenir insignifiant. Je n'ai rien de tout cela. Mairead. C’est un nom qui n'a aucun sens. Pas pour moi. Je suis une chose attendue par trop de temps et sacrée, on me trouve au fond, parfois. Souvent, on ne me trouve pas. Une clé sainte et pure pour les portes du Paradis.
Foutaises. J'ai adjuré. Que l'on ne me méprenne plus pour un corpuscule de nacre façonné. Personnifiez-moi, merde.
Ne m’appelez plus Mairead.

Je l'attends toujours, cette putain de vénération judéo-chrétienne. Adulez-moi.


_J'aime les lys. Offrez-moi un bosquet de gymnospermes.


'Tu n'as pas de lèvres. Elles sont trop minces. Ta bouche est dure. Ce sont les gens méchants qui n'ont pas de lèvres.'
-Maman-

Ainsi parlait maman. Et je pensais mhm...
Il est des moments, des moindres obtus et plus rapprochés dans le temps, où, avec une sorte de morbide et clinique curiosité, je me demande comment je parviens encore à me tolérer. Vingt-deux. Vingt-deux années de fulgurances écorchées et cent fois réchauffées, d'hypocrites confidences, de cabotinage lassé. La vérité, est que, depuis un temps, je ne suis plus qu'une plaisanterie éculée.
Quant à mon nom, c'était le patronyme fort de ma grand-mère. Amour de femme, pénitence de mère. La mienne cherchait-elle une quelconque vengeance ? Peu importe. J'ai, devant moi, la photographie de cette éternelle jeune femme. Ce n'est plus qu'un carton en noir et blanc, jaune par le temps. Elle devait avoir dix-huit ans. Une brave femme, dira-t-on. La préférée de la famille à l'époque nombreuse. Abandonner son enfant pour un adultère maritime, quoi de plus banal ? Seulement, quand il est question de violence domestique, une nuit, préférant à l'humiliation et le déshonneur de la sodomie, l'on se laisser guider par sa létale dignité et le froid pardon de la houle profonde.
Son visage pris de trois quarts, horriblement neutre, de cire. Etait-elle belle ? Je n'en sais rien. Elle n'est plus qu'absence.
Les morts, tous les morts, anciens ou frais de la veille, ont tous, sur les photos, cet air-là. Cette innommable aura d'ailleurs, de presque irréalité et de déshérence. Ma mère, sur les photos, a cet air. Moi-même, maintenant, j'évite de me parcourir en photo. Je m'y vois déjà disparaître. Mes contours se dissipent, mon sourire se fige. Mon visage s'efface. Moi aussi, bientôt, j'aurai cet air-là. Celui où l'on se dit mais comment est-il possible, qu'un jour, cette femme ait été vivante, tout comme moi, autant que moi ?
Sans vouloir insister absolument pour conférer à ces quelques syllabes une importance qui les dépasserait de beaucoup, il me faut avouer malgré tout, que porter le prénom d'une noyée volontaire, et par essence naturelle, d'une origine matrice aussi incertaine, fuyante et anomique que le sable, ne fut vraisemblablement pas sans conséquences sur l'évolution de mon caractère dont, le moins que l'on puisse dire, est que le penchant premier n'a jamais été l'optimisme forcené.
Simplement, ce que j'aimerais souligner, c'est que s'appeler, par exemple, Eugène Tungstène, ou, bien encore, Gustav Friedrich Dodgerson Nabokov, doit tout de même faciliter un autre rapport à l'existence. Voilà tout.

De tout temps, un démon a veillé sur moi. Un signe divin, une voix interne m'a détournée des tentations, des chemins qui ne mènent nulle part. M'a averti de ne pas m'égarer, de ne pas me gaspiller dans les affaires de la société, parmi le creux bavardage des foulées, dans l'affligeant cloaque politique. Les Liens. Toujours, par cette voix, j'ai été protégée. Ne me donnant jamais d'ordre direct, ne m'imposant aucune mission divine. Et voilà que le jour de ma consécration, le jour le plus déterminant de ma courte vie, justement, elle m'abandonne. Elle se tait. Cette journée-là pour moi baignée d'un silence étrange et inaccoutumé. Le démon n'a rien dit. Le signe ne s'est pas manifesté. Qui ne dit mot, peut-être, consent...Dans le silence de l'inexistence du Lien qui nous unit, de ma nouvelle vie, de mon nouveau cercle social, me revient-il, chaque nuit, le mystère de cet autre silence ? La morsure de cette autre absence ?


"Race éphémère et misérable, enfant du hasard et de la peine, pourquoi me forces-tu à te révéler ce qu'il vaudrait mieux pour toi ne pas entendre ? Ce que tu dois préférer à tout, est pour toi hors d'atteinte ; c'est de ne pas être né, de ne pas être, d'être néant. Mais après cela, ce que tu peux désirer de mieux - c'est de mourir bientôt."

Te reconnais-tu Claes ? Toi qui par tes questions incessantes, ta maladie du doute, d'ailleurs et de l'absolu. Qui, à l'ébauche de ta naissance et à jamais, as déchiré le monde. Le mien. Toi qui as ruiné la paix. Qui as souillé toute vie de cette gangrène, qui as corrompu le coeur des hommes de ce fantasme chimérique, de cette exigence insatisfaite qui porte un nom : conscience.

Ainsi, je mourrai comme les autres, et comme tout le monde, sans me savoir. Sans m'être jamais su.






By the way, j'aime mes lèvres.
Notebook, 27 mai 2008


Dernière édition par Pia M. Lundkvist le Sam 1 Mai - 15:52, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: |UC| ▪ L U N D K V I S T ◊ P i a ▪ Candidate à la désélection naturelle ↓   Sam 1 Mai - 3:05

GE
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MessageSujet: Re: |UC| ▪ L U N D K V I S T ◊ P i a ▪ Candidate à la désélection naturelle ↓   Mer 23 Juin - 13:41

Bienvenue (officiellement) sur le forum !
Si je n'ai pas de nouvelles de ta fiche d'ici une semaine, j'aurais le regret de l'archiver et de supprimer ton compte une semaine encore après si je n'ai pas de réponse. Signifie-moi dans ce sujet ou par MP si tu veux avoir un délai supplémentaire à cause des examens ou autre.
Bonne continuation. GF4


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

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MessageSujet: Re: |UC| ▪ L U N D K V I S T ◊ P i a ▪ Candidate à la désélection naturelle ↓   Ven 23 Juil - 12:54

Délai d'un mois dépassé, fiche archivée.
(MPotte-moi si tu veux la récupérer)


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

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MessageSujet: Re: |UC| ▪ L U N D K V I S T ◊ P i a ▪ Candidate à la désélection naturelle ↓   

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