Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 { Holly. J'ai passé ma vie à saigner.

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MessageSujet: { Holly. J'ai passé ma vie à saigner.   Dim 25 Avr - 20:17


© dunno
nom du personnage ; Goodman
prénom(s) du personnage ; Holly Amadeo
âge du personnage ; 24 piges
date de naissance ; 14 août 1986
groupe ; We are Broken
lié(e) ; Nemaides River
son origine ; Italie
sa nationalité ; Italienne
son occupation ; Gérant d'un petit sex shop "Ganymede lol'd"

Histoire
J'ai saigné toute ma vie




    « Okay, mec, tu veux savoir comment j'en suis arrivé à vivre dans ce patelin pourri ? Alors que j'aime pas spécialement la neige, hein, et que les bourrasques ont plus tendance à me faire fuir qu'autre chose.... »

    Lolz. Bref. Et si tu passais au principal maintenant ?

    Holly.A.Goodman reposa son verre, fixant sur l'albinos un regard fasciné. Un homme entra dans le starbuck, ramenant avec lui un vent glacé chargé de neige. Le blond ferma précipitamment les boutons de son trench marron. Holly était un fils de l'Italie, élevé à Rome. Puis lâché en Suède. Pas très habitué aux – 10°, quoi. S'il avait eu le choix, il ne serait jamais venu là, dans cette petite ville POURRIE. Mais visiblement, c'était un peu la croisée des Mondes, cet endroit, là. Il avait bien fait d'y ouvrir sa petite boutique ; « Ganymede lol'd », installée dans une allée sombre, avait reçu un accueil mitigé de la part des catho'. Mais qu'est ce qu'on s'en fout, en fait. Holly vendait des sex toys et il le vivait bien.

    Pauvre gamin ?

    Eh, que dalle. Il avait dépassé le stade du mioche malheureux. Parce que, mine de rien, malgré son visage pâle et lisse, il avait 24 ans. Et quand t'as cet âge là, mec, tu sais te prendre en main. Tu ne fais pas de caprice de gamin. Tu grandis un peu, quoi. T'essayes de pas être un boulet.
    Holly savait très bien qu'il en était un, de boulet. Depuis des années. Son estime de lui même volait au raz des pâquerettes. Et c'est pour ça, surtout, qu'il avait mortellement besoin de Nemaides. Sa grande gueule, c'était que de la façade. Un jour, son psy – Signore Cavallecero – lui avait dit : « il vaut peut être mieux que tu ailles prendre...l'air ailleurs. Ca te ferait du bien de changer de pays. Que dirais tu d'aller en Suède ? C'est à l'extrême opposé de l'Italie, et le vent te donnera un peu de couleur. »

    GENRE. Genre, Holly, c'est un cadavre. Il est pâle, c'est sûr, mais plus comme un gamin, que comme un mort. Il est blond aussi, et il a des grands yeux bleus. Un bleu assez froid, même. Sauf quand il prend des expressions niaises qui réchauffent ses prunelles gelées. Holly, il sourit souvent. Il a un visage de fille, un peu trop maigre. Mais c'est normal. Il a le sida. On ne va pas dire qu'il n'a eu que de la chance dans sa vie. Il est beau, pourtant. Il est maigre, il est pâle, mais il reste souriant. Un peu trop innocent, parce qu'il ne veut pas penser au passé.

    Passé ? Vous avez dit passé ?

    Holly – Amadeo – Goodman est né à Rome, le 14 août 1986. Son père était un bijoutier américain. Sa mère.....une femme au domicile. Ca simplifiait les choses. Et son frère... un type random, mort en Irak en 2002. Son père, Ethan Goodman, pensait qu'on n'attaquerait jamais un homme avec un enfant. Quand il devait apporter des bijoux à un client, il attachait toujours la mallette à son poignet et emmenait Holly avec lui. La tragédie eut lieu en décembre 1996. La voiture roulait lentement. Ethan avait promis à son fils qu'après le travail, ils iraient au magasin de jouets. Le petit blond était sur la banquette arrière et jouait avec une poupée. L'enfant adorait ce qui était féminin ; et, à cause de son visage trop androgyne, sa mère l'avait emmené deux, trois fois à des concours de beauté, travesti en fillette. Il avait gagné, bien sûr, mais à quel prix, puisque son identité masculine était sans cesse piétinée ? Le jour où, arrachant sa perruque, il s'était rué vers sa mère en lui hurlant qu'il avait gagné, il avait été définitivement banni des concours. Lolz. Ethan voulait depuis longtemps faire de lui un homme. Mais il ne disait pas grand chose quand l'enfant réclamait ses poupées. Père faible, ouais, qui avait la foi dans le dollar américain.

    Ce jour de décembre 1996, donc, ils étaient sur la route. Ethan se gara dans une petite ruelle, pour éviter les parkings payants. Holly roulait sur la banquette arrière, écartant les jambes de sa barbie pour la faire sauter d'un siège à l'autre. Il faisait terriblement froid et tout ce qu'il disait se transformait en petits nuages de buée. Il se tourna vers son père, pour lui demander quand est ce qu'ils iraient au magasin, mais il n'eut que le temps de voir le canon d'un revolver s'enfoncer dans ses oreilles. Il y eut un bruit mat, les doigts blancs d'Ethan se contractèrent sur le volant, comme s'il avait juste le souffle coupé. Les mains qui tenaient le revolver se retirèrent brusquement :

    « Prends lui la mallette, bordel !»

    Holly roula par terre, terrifié, refusant de voir l'étrange matière rose qui maculait le siège. On attrapa la mallette, on essaya de l'arracher au corps sans vie. On cria. L'enfant leva timidement les yeux vers le tableau de bord. On venait d'y pousser le bras de son père pour attaquer son poignet à coup de hache. Le petit blond du se retenir de hurler ; l'angoisse, lente, glissait en lui et gelait son corps. Une chose molle tomba soudain sur son dos, laissant échapper une liquide chaud. Il leva à nouveau la tête, pour voir la hache plantée en travers du tableau de bord, lugubre. Et le bras sans main. On retira la hache, pour s'enfuir. Et lui, bloqué derrière le siège, pleurait nerveusement, la main d'Ethan entre ses omoplates comme une chose morte et caoutchouteuse. Le sang coulait lentement dans son cou et poissait ses vêtements. Terrifié, persuadé que s'il hurlait les voleurs allaient revenir, l'enfant fixa le vide, essayant de ne pas penser à ce liquide brûlant qui souillait sa peau.
    Lorsqu'on le retrouva une heure après, on eut toutes les peines du monde à le faire sortir de sa cachette. Il était rigide, comme un bloc de glace, et la main coupée adhérait à son pull à cause du sang séché. Le fait que son père soit mort, ce n'était pas le pire. Le plus horrible, c'était cette main gelée qui avait pesé tellement longtemps sur son dos.
    Il passa près d'un an dans un état catatonique, après la « tragédie » :

    « Emil Kraepelin la définit comme une des formes de démence précoce, démence précoce qui est au demeurant l'ancêtre théorique de la schizophrénie »

    Refus de manger, de bouger. De vivre. L'équilibre s'était brisé.

    Lorsqu'il pu enfin sortir de l'hôpital, ce fut sa mère qui s'occupa de lui. Son frère, Erwan, âgé alors de 15 ans, ne rêvait que de mitraillettes. Lui, Holly, était nettement... plus doux, plus naïf, malgré l'éternelle stupidité qu'il s'inventait pour excuser ses moments d'absence. Il redoubla sa première année de collège, magistralement. Le fait est, que comme il s'enfermait dans son monde sanglant et cynique, il ne voyait plus le reste. Tout avait des couleurs trop criardes pour son regard gelé. Deux, trois années passèrent comme ça, avant que le voile ne glisse de ses yeux. Sa mère, plusieurs fois, lui demanda de mettre des vêtements féminins, et ce visage de femme hurlante poursuivait l'adolescent dans ses rêves. S'il s'appelait Holly, c'était parce qu'elle voulait une fille. Et que à la place, on lui avait donné un garçon aux traits trop androgynes. « Ton frère deviendra gay » répétait elle souvent à Erwan. Lui, modèle typique du macho wesh kikoo lol, se moquait tout le temps de son cadet. Son psy ne l'aidait pas non plus et le blond commença, peu à peu, à se dire que son cas était désespéré et qu'il finirait gigolo pour pauvres filles desséchées. Ou caissier à Lidl.

    Mais, en 3éme année de collège, il fut aspiré par un cercle sournois qui lui apporta une nouveau raison de vivre. Celle du sexe et de la débooowche. Il s'était déguisé, le dernier jour du collège, en femme, pour faire plaisir à ses rares amis. L'un de ceux là lui avait alors dit, sans rire : « t'es bonne » ; Holly n'avait fait que lui rendre son sourire. Mais, sans trop savoir pourquoi, il s'était senti attiré par l'ami en question. Peut être, parce que celui ci lui témoignait un peu d'affection et trouvait son corps joli. Il l'entraîna dans un coin pour coller ses lèvres avides aux siennes, brutalement. Le reste s'ensuivit avec un naturel étonnant. Un peu à la masse, Holly n'avait jamais pris la peine de se soucier des conventions morales ; la seule chose qu'il déduisit de cette expérience, c'était que ça lui plaisait. Il s'offrit alors à qui voulait bien de lui et de son corps trop fin. Le titre de « gay » lui tomba bientôt dessus, sans qu'il ne s'y soit vraiment attendu. « eh, Holly, t'es gay, nan ? Tu me suces ? »....... La réponse était toujours oui. Il n'était pas particulièrement soumis ou dominateur, il voulait juste qu'on le regarde, qu'on touche sa peau avec tendresse, qu'on capture ses lèvres longuement et qu'on l'aime. Même un peu. Giano, Mario, Matheo, Carmelino, Rodrigue, Carlo, Luciano, Sandrino, Fabrizio.... Toussa. Bande de cloportes malsains et affamés de chair humaine. Le corps entier d'Holly était un cri, un appel. Aimez moi.

    L'avenir, à cette époque, lui paraissait vague. Il s'amusait bien, dans les boîtes de nuit italiennes, dans les corps de ses « amis ». C'était son illusion favorite, celle qui lui laissait croire qu'il était aimé. Il se déguisait souvent en femme pour amadouer les hétéros, qui craquaient souvent face à sa lascivité naturelle. Mais quand ils découvraient sa Chose, ils hurlaient. Les créatures pleines de formes ne l'attiraient pas, mais les hommes, mon dieu, oui, les hommes. Eux seuls étaient capables de l'aimer comme il le fallait.

    2002. Son frère, si viril, partait en Irak pour ne jamais revenir. Face à cette deuxième perte, la Signora Goodman se tirait une balle sans penser à son benjamin, si décevant à cause de son sexe. Elle avait fini par penser que, grâce à ses conquêtes, Holly savait se gérer seul. Elle avait tort. L'adolescent retomba dans un état de mutisme inquiétant. Incapable de vivre sans personne, il fut envoyé à l'orphelinat. Endroit qui ne l'empêcha pas de multiplier les aventures et les humiliations. Il était peut être, vraiment, un peu stupide, à cause de cette spirale d'auto destruction dans laquelle il ne cessait de s'engloutir. Les autres n'étaient là que pour tenter de relever son estime de lui même, qui n'arrêtait pourtant pas de se casser la gueule, comme s'il n'y avait plus de chance pour lui de s'en sortir. Plus il baisait, plus il n'était rien. Avenir ? Ambition ? Maturité ? Il ne comprenait pas vraiment ces notions là. Comment se débrouiller tout seul quand, pendant si longtemps, on a refusé de parler et de vivre ?

    Il caressa doucement l'idée d'ouvrir son propre magasin. De sex toys ~ Seul ce genre de commerce pouvait lui offrir la vie pleine de plaisir dont il rêvait. Il n'était pas spécialement bête, en réalité ; les études et lui étaient en bons termes. Son psy aussi. Le Signore en question lui dit un jour de ne pas se laisser retarder par le poids du passé.

    Quel passé ? Toute ma famille est crevée, mec. Mr.Malchance, c'est moi. Y'a plus rien qui me rattache à Rome. Mes potes ? Quels potes ? Ils adorent juste plonger entre mes reins. Je suis faible, vous êtes tous faibles. Et que vienne l'Apocalypse.

    Juin 2006. Il suivit le conseil de son psy bien aimé et s'envola vers le nord. Dans sa tête, ce projet classe. Entre ses mains, l'héritage de la famille Goodman. Dans son coeur, un trou. Il installa sa petite boutique au fond d'une ruelle, désabusé mais toujours aussi angélique. Ce qui lui avait fait prendre cette décision, c'était le sida. La maladie l'empoisonnait ; ça ne faisait que quelques mois, il n'en était pas à un stade très avancé, mais c'était quand même très chiant comme état. Maintenant, il devait mettre une capote, tche. Histoire de ne pas entraîner encore d'autres personnes dans sa putain de chute. Putain de chute. Elle était lente ; la conclusion de l'histoire serait donc magnifique, non ?

    Ca ne suffisait pas à lui faire perdre son sourire moqueur. La marchandise s'étalait sur les rayons couleur bonbon, il passait son temps accoudé au comptoir, il y avait parfois quelques clients qui ne ressemblaient pas aux pervers clichés.

    Octobre 2010.
    Et puis, il y eut Lui.

    L'albinos.

    Le mannequin.

    Le Lié.


    Le blond était tellement désabusé qu'il eut le coup de foudre au premier regard. Paradoxal, non ? Il le suivit du regard avant de rugir « TOI' »...Le type avait une tête classe. Et un de ces culs, mon dieu. Holly sentait qu'ils étaient liés ; il le désirait, surtout. Parce qu'il avait besoin d'affection. Même peu. Même presque rien. Et, bien que Nemaides – l'albinos aux yeux creux – le repousse sans cesse, il y croyait.

    Il serra son écharpe rouge sur son cou maigre. Holly!stalker était effrayant. Mais le trou dans sa poitrine se rebouchait un peu quand il voyait l'homme iceberg. Celui ci ne lui offrait que son corps. Et toujours avec un tel...masochisme. Nemaides - le mannequin hypra à la mode, wah, wah - adorait, visiblement, la souffrance qui découlait parfois du sexe. Avec ardeur, oh oui, et le blond s'obligeait à lui mordre les lèvres, pour lui faire plaisir, parce qu'il sentait que son amant - son Lié - aimait ça. Holly ne savait rien, certes, parce que l'autre lui refusait la moindre confidence. Il était toujours tellement seul ; le lien ne changeait rien, même s'il s'accrochait à lui, de toutes ses forces, courant sur ses pas comme un petit animal perdu. Et pourtant, Holly avait un peu chaud, maintenant, même si son reflet ne se s'affichait pas dans les yeux impassibles de l'autre. Il saurait bien le convaincre, avant de mourir, qu'ils étaient faits pour être ensemble. Si on lui avait dit un jour qu'il tomberait raide dingue d'un type random et blanc comme un igloo et maso aussi, il lui aurait jeté à la figure « t'es taré ? J'baise pas avec Silas, moi ! »

    Et pourtant...

    Ne me laisses plus dans le noir

    J'ai mal à en crever.



Spoiler:
 


Dernière édition par Holly A. Goodman le Lun 26 Avr - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: { Holly. J'ai passé ma vie à saigner.   Lun 26 Avr - 15:36

    Tout d'abord, bienvenue. <3

    Holly!stalker a l'air effrayant. La classe. J'ai beaucoup aimé l'histoire, c'est vrai qu'il a pas trop de chance, ce garçon.

    Je ne suis pas aussi douée qu'Aurélien pour faire des éloges dignes des fiches présentées. Cependant, je te conseillerais de retourner lire un peu le règlement ; je crains que le code que tu as présenté ne soit pas le bon. Que nous sommes fourbes.

    Autrement je ne vois pas d'autres inconvénients à ta validation =)



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MessageSujet: Re: { Holly. J'ai passé ma vie à saigner.   Lun 26 Avr - 16:58

Très fourbe D: *sort*
J'ai relu et changé, tout doit être ok maintenant ! 8D
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MessageSujet: Re: { Holly. J'ai passé ma vie à saigner.   Lun 26 Avr - 17:25

    Elle est dure la vie hin GC

    Validé ! Amuse toi bien =)

    (Un admin te donnera ton rang)



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