Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 No more dreaming like a girl

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MessageSujet: No more dreaming like a girl   Sam 27 Nov - 0:19


© orlyicons
nom du personnage ; Blaise.
prénom(s) du personnage ; sibylle, Juliette.
âge du personnage ; 18ans.
date de naissance ; 11 Janvier 1992
personnalité sur l'avatar ; Willa Holland.
groupe ; Sleepless (à vérifier).
lié(e) ; Personne pour le moment.
son origine ; Sibylle a quelque origine de Sardaigne, et en remontant loin, on trouvera des australiens et un peu de russe - qu'elle maîtrise à merveille.
sa nationalité ; Française et ça ne compte pas changer.
son occupation ; Sibylle est une lycéenne, devant, si elle effectuait ses études en France, passer en terminale littéraire ayant eu ses épreuves anticipées avec brio, mais elle a préféré se pencher sur l'échange scolaire et choisir la Suède comme pays d'accueil.

Histoire
Pour moi c'est l'heure de foutre à la poubelle mon cœur de bois, et pour de bon ;


Elle se foutait bien de l’acte, elle se foutait bien de savoir ce qui se passait réellement ici. Elle se foutait bien de comprendre ce qui se passait, ce que ça impliquait. C’était ici, c’était maintenant. C’était rien d’autre. Ça n’avait aucune importance, ça n’en n’aurait jamais aucune. Ce serait quelque chose emporté par la nuit froide de novembre, quelque chose qui n’aurait jamais pu avoir lieu, qui ne pouvait pas avoir eu lieu. Ce qui se passait ici ne s’était, aux yeux de tous, jamais passé. Et les murmures emportés par le plaisir, et l’acte emporté par la nuit, et l’amour qui s’est foutu le camp avec l’alcool dans le sang.

Ça n’avait aucune importance. Les circonstances n’avaient aucune importance, l’amour n’avait aucune importance. L’acte n’avait aucune importance. C’était une vertu dont il fallait faire décadence, c’était une chose dont il fallait se débarrasser, une maladie sordide, dont le seul remède était bien le fait de ne lui accorder aucune importante, de la donner au premier venu qui la ferait disparaitre, de la refiler au premier qui la voudrait, qui la prendrait avec plaisir, avec un sourire, avec l’alcool dans les synapses. La virginité, seule maladie qu’on se faisait un plaisir de refiler, seul moyen de la perdre.

Les regrets ? Oh par pitié, à notre époque, ça n’a plus aucune importance. Elle a dix-huit automnes, dix huit bonnes raisons de se faire prendre ici et maintenant, dix-huit fantasmes à assouvir, dix-huit angoisses qui lui nouent le ventre. Elle a dix-huit ans, seulement dix-huit ans, et son être égocentrique se sert de l’alcool comme GHB. Sa petite personne se meut sous le corps musclé, cherche l’autre, les ongles s’enfoncent dans la chair, et putain qu’est-ce que ça faisait mal, et putain, qu’est-ce quelle se forçait pour ressentir par-dessus tout le désir, l’envie, le plaisir, et toute ces belles choses qu’on lui a raconté.

Mais quelle pauvre conne.

Les lendemains. Les rires qui donnent mal à la tête, les câlins qu’on cherche en vain. Pauvre conne. Il est réveillé maintenant. Pauvre conne, il a tout oublié maintenant, et celui qui consumait votre plaisir dans tes draps rouges maculés n’a de toi le souvenir que ce qu’il veut bien te croire. Une amie un peu bête, assez pour le vouloir alors que c’est impossible. C’est pourtant bien ça, le propre du désir, c’est la frustration qui s’accompagne, la frustration de l’avoir là, sous la main, de le vouloir là, maintenant, de vouloir reproduire cette nuit vicieuse, et de ne pas pouvoir le faire, car il n’y ni amour et plus d’alcool pour toi, chérie. Il y a toi, ton sourire forcé, tes angoisses, tes envies et tout ce que tu n’auras jamais.

Tu auras perdu ta virginité pour pas grand-chose, pauvre conne.

Tu aurais pu écouter maman, attendre le bon, mais tu n’as jamais été patiente. C’était ici, maintenant, tout de suite, quand tu voulais. Tu n’as jamais voulu attendre pour le sexe, tout comme tu n'as jamais voulu attendre pour rien d'autre, tu n’as jamais voulu attendre le conte de fée, tu voulais juste ça, y goûter, savoir ce que ça fait. Tu n’as jamais cherché plus loin, il était temps. La pression sociale, pauvre conne, tu y succombes trop facilement. Les couples main dans la main, les baisers que tes amis échangent en soirée te rendent verte, toi qui recherche l’amour, le désir, à tout prix. Toi qui ne te respecte plus, ni ton corps, ni toi-même, toi qui te montre au premier venu pour juste un peu d’attention.

T’es allée trop vite, à t’accrocher à lui, à t’accrocher à elle, à eux. T’es toujours allée trop vite, tu t’es sans doute un peu perdue en cours de route, sans réussir à te retrouver, est-ce que tu t’es seulement cherché ? Non, tu t’es laissé dériver. C’était bien plus facile. T’es qu’une pauvre conne, tu mourras écrasée par le poids de l’anonymat, et tu t’es torchée avec tes rêves avant de tirer la chasse d’eau. Les études, t’y croyais, mais t’es qu’une adolescente, une ado paumée, tu as arrêtée, ton bac, ton niveau d’étude, tu t’en fiche, tu sèche, tu bois, t’arrives pas à fumer. Pathétique. Tu prends un café à la pause, tu le regarde avec ces yeux là, ces yeux qui le supplient de te voir, mais t'es à jamais qu'une inconnue. Tu regarde ta mère avec haine, avant de te jeter dans ses bras, pauvre conne.

Puis t’en as marre de jouer à ça, t’en as marre de te sacrifier pour les autres, toujours. T’en a marre d’être la seule, qu’est-ce qui se passe, où tu vas ? Où tu veux aller, pas ici, pas dans ce trou paumé où tu vis, où y’a rien à faire, où tout se ressemble toujours, où les journées sont longues et où assumer vos responsabilités, ça devient impossible. Tu le laisseras à d’autres, tu n’aimes pas les ménages à trois, toi. Tu la laisseras à d’autre, et tant pis pour toi.

Tu veux fuir, fuir c’est ce qu’il faut faire. Tu veux fuir le quotidien, la vie, mais tu veux pas sombrer dans la drogue, t’es une gamine sage. T’as aucune histoire, t’en aura jamais. T’as aucune histoire, tu fabules. T'es une gamine simple. T’es qu’une gamine, une pseudo adulte, t’as la majorité, pas la maturité. Le terme adulescent prend tout son sens, et toi t’en a marre de croupir ici, dans ce trou paumé. La France aura ta peau, et t’aura rien connu, sinon des conneries qui ne te font même pas rire. Alors tu fuis, tu profite d’un échange scolaire, et tu verras bien ce qui se passe.

Tu fuis, et t’espère que là bas, au yeux de quelqu’un, tu ne sera plus personne. T’espère que là bas, y’aura quelqu’un pour te voir, pour te désirer, quelqu’un avec qui répéter le même schéma.

Pauvre conne.


Spoiler:
 


Dernière édition par Sibylle Blaise le Sam 27 Nov - 11:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: No more dreaming like a girl   Sam 27 Nov - 5:26

N'oublie pas le code, ma très chère 8D
Je lirai tout ça à une heure plus convenable.


"La passion doit être punie." - Ah oui ? Quel est le con qui a dit ça ?
D'accord on va dire que tu as raison, je ne suis - après tout - qu'un emmerdeur minable qui vient chambouler ta vie. Mais toi, Valentine, est-ce que tu sens ton cœur battre comme le mien ? Est-ce que tu vois cette lueur, dans mes yeux, contre les tiens ? Je déteste les déclarations d'amour. Ce n'en est pas une.

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MessageSujet: Re: No more dreaming like a girl   Sam 27 Nov - 13:27

Jeunes et cons fait écho à ton texte. J'ai beaucoup aimé. Il y a tout ce qu'il faut, absolument tout Wub
Et puis on s'y reconnaît parfois, on a envie de l'aider, Sibylle, à qui je souhaite la bienvenue en Suède Fresse
Fiche validée, ma mie.
(N'oublie pas le formulaire du flood et celui de la présentation des Sleepless, disponible en page d'accueil)


Seal my heart and brake my pride ; I've nowhere to stand and now nowhere to hide. Align my heart, my body, my mind to face what I've done and do my time. Well yes sir, yes sir, yes it was me ; I know what I've done, cause I know what I've seen. I went out back and I got my gun, I said, "You haven't met me, I am the only son."
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