Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Extra-quelque chose. La vie n'est qu'un jeu.

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MessageSujet: Extra-quelque chose. La vie n'est qu'un jeu.   Mer 20 Oct - 17:39

Spoiler:
 

Les citations sont de Brel, Les remparts de Varsovie.

Fiordiligi Astrée von Leidenfrost
dite Lili



© source
nom du personnage ; Von Leidenfrost
prénom(s) du personnage ; Fiordiligi Astrée
surnom du personnage ; Lili
âge du personnage ; 27 ans
date de naissance ; 12 novembre
personnalité sur l'avatar ; Diane Kruger
groupe ; Never There
lié(e) ; Lazare T. Jensen
son origine ; Mi-Italienne mi-Française, mariée à un Autrichien d'origine hongrois, a été en internat à Londres pendant 10 ans.
sa nationalité ; Autrichienne (elle s'est fait naturaliser)
son occupation ; Être Lili : elle s'est essayée à l'écriture, au mannequinat, au stylisme, au cinéma, à l'opéra, à la variété, elle a réussi partout, elle a tout abandonné : elle se lasse très vite. Là, elle est sans occupation. Mais dès qu'elle s'ennuie ou qu'elle a besoin d' « arrondir ses fins de mois » elle cherche un occupation. Ainsi, elle a déjà été serveuse, hôtesse, paparazzi (sisi), impresario, secrétaire (mais elle a vite abandonné)...

Histoire
« Lili connaît tout le monde et tout le monde connaît Lili.
Si tu ne fais pas partie de tout le monde, tu n'es rien. »



    What everyone sees.


Madame promène son cul sur les remparts de Varsovie
Madame promène son cœur sur les ringards de sa folie
Madame promène son ombre sur les grand-places de l'Italie
Je trouve que Madame vit sa vie

Tu as été invité par le père du meilleur ami du cousin de l'ex-petite amie de ton oncle à un gala de charité. Tu te tiens là, engoncé dans ton smoking loué pour l'occasion, trop grand et dans lequel tu as l'air d'un nain, malgré ta taille raisonnable. Malgré tout, tu as réussi à lier conversation avec une charmante jeune femme, habituée du milieu, qui tolère ta naïveté et corrige tes petites erreurs de néophyte. Tu commences à prendre confiance en toi, tu oses goûter un de ces cocktails aux couleurs étranges, tu trouves cela exquis. Mais avant que tu ne puisses te laisser à une ivresse ridicule, une voix annonce d'un ton sec – de façon à ce que tu sursautes et décides de ne finalement pas boire ce troisième cocktail – le nom d'une femme, nom que tu ne saisis pas, à cause du brouhaha.

Tu n'es pas trop loin, tu la vois entrer, et tu es obligé de te forcer à garder la bouche fermée, pour ne pas avoir l'air d'un abruti. Grande, vêtue d'une robe bustier en soie bleu nuit recouvert de tulle de même couleur parsemé d'éclats de diamants, semblables à des étoiles, elle a une grâce indéniable mais quelque part, étrange. Elle porte de longs gants du même bleu sur ses bras fins, dont l'un tombe nonchalamment le long de son corps, et l'autre est replié légèrement sous sa poitrine ronde, laquelle dernière est délicieusement proportionnée et dont on voit quelques affriolants morceaux de chair, tenant une pochette bleue, contenant probablement les premiers secours (une carte bleue, un tube de rouge à lèvres, son téléphone portable). Sa peau est claire, semble douce. Tu aimerais pouvoir voir ses jambes, son corps nu, tant la taille fine et élancée, le doux élargissement des hanches moulées par la robe annoncent un corps délicieux. Mais tu dois te contenter de ses épaules nues, de sa gorge découverte (si ce n'était pour cette rivière de diamants), de son visage harmonieux encadré par des boucles blondes. Ses yeux bleus glissent sur l'assemblée, elle a un sourire absent, et puis tout à coup, elle commence à parler à la personne la plus proche d'elle. Elle parle fort et bien, sa voix chantante roule dans des « r » brûlants, tu rêverais qu'elle te chante tes berceuses, qu'elle te murmure des mots doux, qu'elle te raconte ses dernières expériences sexuelles. S'il y a quelque chose qui te marque en cette femme, c'est bien sa voix, mais aussi son air mature, son être si vivant. Tous les regards se sont tournés vers elle, le brouhaha à présent ambiant ne semble que parler d'elle. Elle est tout, elle est toute, elle est là. Tu remarques cependant que ses gestes sont trop grands, ses sourires trop joyeux, ses paroles trop fortes, ses mimiques trop expressives pour être vrais. Et pourtant, comme tout le monde, tu veux y croire. Et surtout, tu veux savoir qui est cette femme, vers qui tous se dirigent.
Tu tapotes l'épaule de ton interlocutrice et tu lui demandes, ingénu que tu es, qui est cette femme. Elle fronce les sourcils, semble ne pas pouvoir imaginer qu'on ne la connaisse pas.

« Lili connaît tout le monde et tout le monde connaît Lili. Si tu ne fais pas partie de tout le monde, tu n'es rien. » daigne-t-elle finalement dire. Et puis elle te plante là pour aller parler à Lili. Honteux et confus, tu t'éclipses, tu t'en vas, tu rentres chez toi, en jurant qu'on ne t'y reprendrait plus.

En bon geek asocial (qui d'ailleurs est maintenant vraiment dégoûté à tout jamais de la société), tu tapes dans Google le nom « Lili », sans t'attendre à trouver directement. Et pourtant, la première page affiche des liens extrêmement pertinents. Tu les regardes un par un (ou pas).



Wikipédia
Citation :
Fiordiligi Astrée von Leidenfrost, née Medici, plus connue sous le nom de Lili (ou Lili von Leidenfrost), est une écrivaine, actrice, styliste, mannequin, cantatrice, chanteuse de variété et mécène. Elle est née à Florence (Italie) le 12 novembre 1983. C'est une femme célébrissime.



1. Naissance et Enfance
Fiordiligi Astrée future von Leidenfrost est née deuxième et dernier enfant à Florence dans la demeure familiale des Medicis. Sa mère, Lucienne de Montchantant, de la vieille noblesse française, mourut en couches, du fait d'une santé très fragile, pour laquelle même les médecins surquailifiés de la famille ne purent rien. Élevée avec son frère par une nourrice jusqu'à ses 7 ans, elle fut envoyée dans un internat de haute société à Londres pendant 10 ans où elle fut une élève brillante et discrète.

2. Mariage
Suite à un mariage arrangé, elle épousa Heinrich von Leidenfrost, un noble Austro-Hongrois. De cette union naquit, moins d'un an plus tard un Lucien von Leidenfrost, qui sera abandonné à une nourrice puis mis en internat à 7 ans. Peu après que sa femme s'était fait naturaliser [eh oui ! Indicatif après « après que » !] autrichienne, Heinrich déménagea en Chine avec sa maîtresse, la sulfureuse actrice espagnole Silvia Benites. Lili ne souhaite toujours pas divorcer, ce qui semble arranger les deux familles.

3. Célébrité
À 19 ans, délaissée par son époux, de cinq ans son aîné, Lili décida de commencer à écrire. Son premier roman Les dessous du diamant, connut un succès énorme. Six mois plus tard, elle publiait une suite Sexe et saphirs, qui connut un consécration identique, voire supérieure. Elle traduisit elle-même les deux romans – écrits à l'origine en français – en anglais, en allemand et en italien et surveilla de très près les traductions dans les autres langues.
Mais ces premiers succès littéraires la lassèrent bientôt, et, elle s'essaya à d'autres spécialités. Elle commença simultanément une carrière de cantatrice – son premier rôle étant celui de son homonyme de Cosi fan tutte de Mozart – et de chanteuse de variété, dont on retiendra ses deux plus grands tubes : Éclat et Morbido (doux, en italien). Rendue célèbre par ses romans, elle n'en fut que plus connue et consacrée « divine muse ». Elle s'arrêta cependant bientôt et disparut quelques mois de la scène publique, avant de revenir, styliste. Ses créations, osées et extravagantes, suscitèrent admiration … et imitations. Mais être dans les coulisses ne lui suffisait pas, il fallait qu'elle passe sur le devant de la scène : elle connut une fulgurante et brillante carrière de mannequin, mais le style de vie ascétique lui déplut rapidement.
Abandonnant les carrières artistiques, Lili se consacre maintenant à des galas de charité, finance des recherches scientifiques (la reproduction sans hommes, le chocolat qui ne donne pas de boutons, la science infuse...) et a entrepris un tour de l'Europe pour « récolter des informations » (sur quoi ?).
Tu te sens un peu moins con, mais tu décides de continuer à regarder : cette Lili a éveillé ton intérêt, et certains faits te paraissent encore obscurs.

Facebook – Lili von Leidenfrost
Tu cliques, avec beaucoup d'espoir, sur « Inviter ». Mais, comme tu t'y attendais un peu, on t'annonce que la demoiselle a trop de demandes d'amitié. Tu te contentes donc d'aller dire que tu l' « aimes » dans son plus grand fanclub Facebook (parce que oui, elle en a plusieurs).

Tout sur Lili – Le site officiel de Lili von Leidenfrost
Autre que d'immenses galeries de photos, tu ne relis rien de très nouveau sur un site au design impeccable et impressionnant. Tu abandonnes rapidement : les informations sont soit trop soit pas assez précises.

Les expériences de Lili
Citation :
Lili von Leidenfrost, la « divine muse », finance nombre de recherches scientifiques, des « classiques » (lutte contre le SIDA, le cancer), comme de plus surprenantes. Il s'agit, entre autres, d'expériences visant à parvenir à la reproduction entre deux femmes, sans intervention mâle, comme, dans une toute autre logique, de créer un chocolat qui, au lieu de donner des boutons et de faire grossir, fasse disparaître et rende mince... sans parler de recherches sur l' « infusion de science » (ou « science infuse »), l'apprentissage d'une science en buvant un thé spécialisé.
Tu commences lentement à te demander si cette Lili n'est pas totalement barrée...

Lili, auteur de deux romans qu'on s'arrache...
Citation :
Le succès fulgurant des deux romans de Lili von Leidenfrost s'explique par leur style léger, pétillant et surprenamment suggestif sans être vulgaire. Mais les intrigues, drôles et bien ficelées, participent aussi à cette réussite. Dans les dessous du diamant, on assiste à l'ascension sociale d'Alysa, une serveuse dans un restaurant de luxe. Entre quiproquos et retournements de situations, surprises et expériences sexuelles, la jeune femme est finalement sacrée « princesse de Monaco ». Sexe et saphir raconte la vie sexuelle débridée de Ludwig, adolescent libéré de la haute, jusqu'à la disparition de ses parents et de sa fortune. Il tente cambriolage sur arnaque, mensonges et inventions farfelues et finit par réussir à épouser Alysa.
Ces soi-disant « intrigues bien ficelées » te laissent perplexe et tu doutes de la qualité d'écriture, mais enfin, si ces romans ont eu tant de succès, c'est pour une bonne raison, non ? « Raison » charnelle pour laquelle tu t'empresses de commander les deux romans sur amazon, avant d'aller jeter un coup d'oeil à ses chansons.

Vidéos correspondant à lili
Ses performances en tant que cantatrice te laissent sans voix, mais d'un autre côté, n'es-tu pas qu'un pauvre néophyte qui n'y connait rien en musique classique ? Quant à Eclat et Morbido – tu n'as écouté/regardé que celles-la – tu comprends pourquoi elles sont devenues des tubes : rythmes entraînants, paroles provocantes sans être vulgaires, compréhensibles sans être communes, et clips bien pensés.

Le style Lili
Les quelques photos te font lever le sourcil : entre crinolines, style Vivienne Westwood et voiles vaporeux à moitié transparents, accompagnés de bas en dentelle à porte-jaretelles apparents, les mannequins exposent beaucoup de morceaux de chair épars, mais sont quand même très couvertes. Pour tout dire, tu n'aimes pas : trop de couleurs qui se côtoient anarchiquement. Mais tu peux comprendre pourquoi on a adoré.

Après le stylisme, Lili s'attaque au mannequinat.
Encore des photos, beaucoup de photos, et une Lili différente sur chacune. Tu admires sa capacité à se fondre dans le moule du vêtement et regretterais presque de n'avoir pu voir un de ses défilés en live – comme si tu avais pu !

Tu n'en sauras jamais plus sur elle. Mais tu es bien décidé à ne pas rester « rien » et à la rencontrer. Il faudrait quand même que tu puisses être un « tout le monde ». Ne t'inquiète pas, ton vœu se réalisera, tôt ou tard : la demoiselle a fait de son style de vie une suite de rencontres ininterrompues : tant qu'elle est avec des gens, elle n'est pas avec elle-même. Mais ça, tu ne le sais pas.



    What few see.


Madame promène à l'aube les preuves de ses insomnies
Madame promène à ch'val ses états d'âmes et ses lubies
Madame promène un con qui assure que madame est jolie
Je trouve que Madame est servie

La mère, Lucienne
Le nourrisson n'avait pas poussé un seul cri à sa naissance. Il avait regardé sa mère avec un intense regard bleu, et elle crut voir sur ses lèvres enfantines un sourire. Elle s'éteignit en paix, des larmes de douleur et de bonheur perlant à ses paupières fermées.

Elle n'aurait jamais à savoir que ce pseudo-sourire était en fait la grimace qui précédait le premier cri de l'enfant.

La nourrice, Anna
La petite fille était joyeuse, si joyeuse. Jamais elle n'était calme, jamais elle n'était silencieuse, sans être insupportable (enfin, elle l'était, parfois). Et puis un jour elle était partie à l'internat, quand elle avait eu 7 ans, sur l'ordre du père, qui de toute façon ne la voyait jamais.
L'année suivante, la petite fille si joyeuse était devenue muette et silencieuse.

Elle ne sut jamais ce qu'il s'était passé.

Le grand frère, Gaspard
Elle avait 15 ans et lui 18, c'était peu avant Noël, qu'ils passaient « en famille » (leur père et eux deux dans un restaurant de luxe), elle avait débarqué dans sa chambre, en robe de velours rouge vif. De la fourrure blanche, visiblement de l'hermine, suivait son décolleté, entourait ses poignets et lisérait le bas de sa robe. Elle ressemblait à une petite Mademoiselle Noël habillée chez Prada. Ses cheveux blonds, nouvellement coupés courts voletaient en boucles folles autour de son visage, qui avait encore les rondeurs de l'enfance. Elle avait claqué la porte, l'avait fermée à clé et s'était plantée devant lui, qui était en train de se changer pour le dîner qui allait commencer dans une heure.
« Dépucelle-moi. » avait-elle ordonné, le ton impérieux, l'œil sérieux.

Il n'a jamais su pourquoi il lui avait obéi.

Le père, Guglielmo
À 15 ans elle lui avait demandé un cheval. Elle en avait eu un, tout blanc, gracieux et fringant. Elle l'avait monté assidûment pendant deux ans, passant plus de temps avec l'animal qu'avec ses amis de l'internat anglais. Mais il s'en fichait, il avait du travail. Et puis quand il lui avait annoncé qu'elle se mariait, elle l'avait pris avec le sourire, en posant une seule condition : elle arriverait à la cérémonie en amazone sur le fier destrier. Et ensuite il serait amené à l'abattoir quand elle prononcerait ses vœux.

Il ne comprend toujours pas pourquoi.

Le mari, Heinrich
Il l'avait limite vue vraiment pour la première fois le jour du mariage. Tout de blanc vêtue sur son cheval blanc, une vraie princesse de conte de fées. Après son « oui, je le veux », il avait lentement soulevé le voile en savourant le moment. Elle était si belle ! Il avait embrassé la mariée. Elle lui avait mordu la langue, profondément. Avec dignité, il n'avait pas réagi, ravalant sa douleur.

Il ne saura jamais pourquoi.

Le fils, Lucien
Il ne voyait sa mère qu'une fois par an, il ne savait à vrai dire pas que c'était sa mère. Et puis, le jour de ses 6 ans, elle vint, comme tous les ans. Et il se tourna vers la nourrice, celle qu'il croyait être sa mère, et il demanda, de sa voix enfantine et claire :
« Maman, c'est qui cette dame qui pue le parfum ? »
La femme s'était penchée, avait embrassé le gamin sur les deux joues et avait dit une phrase en italien, qu'il n'avait pas comprise :
« Carino bambino, son'io la tua Mamma. » [Cher gamin, c'est moi ta Maman.]
Le lendemain, il avait été envoyé à l'internat.

Tous les soirs, il se demande pourquoi.



    What no-one sees.


Madame promène l'été jusque dans le Midi d'la France
Madame promène ses seins jusque dans le midi d'la chance
Madame promène son spleen tout au long du lac de Constance
Je trouve Madame de circonstance

J'ai enfermé mes sentiments dans mon coeur d'acier et je chante.
Il est cadenassé avec trois clés, d'argent, d'or et de diamant.
Parfois, une émotion s'échappe par une fente.
Un sentiment, une expression pour mon amant.

Je m'amuse, toujours. Quand j'étais petite, je m'amusais comme une petite folle. Puis je me suis amusée à faire semblant de ne pas m'amuser. C'était amusant. Puis je me suis amusé à me créer une cour. C'était amusant.

Vous savez, je fonctionne par coup de tête et par lubie, je déteste qu'on me donne des ordres, j'aime paraître bizarre, c'est plus drôle. C'est pour ça que je suis allée voir Gaspard, que je lui ai ordonné de me dépuceler. Oui, ça l'a surpris. Mais il n'a pas hésité longtemps, ce qui m'a un peu déçue. Je n'ai pas eu à tester mes charmes, et il n'a aucune moralité. C'est triste.

J'aime faire de grands gestes, parler fort. C'est une manière de dire : je suis vivante ! Regardez-moi, regardez-moi et léchez-vous les uns les autres comme dirait Beckett ! Je crie au monde que je suis là en m'imposant à lui. Je me suis rendue connue partout par divers moyens artistiques. L'art ne m'intéresse pas, ne m'émeut pas, c'est uniquement un moyen, c'est un objet, quelque chose de mercantile, qui fait vendre. N'essayez pas de m'émouvoir avec une sérénade, surtout pas. Je crois qu'en Europe, tout le monde a entendu parler de moi. Mais j'aime parler aux gens, parce que des gens qui me connaissent regardent à travers moi, alors que ceux que je connais me regardent vraiment et me désirent. Je leur montre que je suis plus vivante eux, je parle vite, fort, je roule mes "r" en français alors que je n'ai aucun accent, je me donne un accent français en allemand, anglais en italien. Mais jamais assez pour dénaturer les langues, j'aime trop les langues pour les dénaturer. Je parle la plupart du temps en français et en anglais. Mais quand je m'énerve, je parle en italien. Je parle en italien, par antiphrases, avec le sourire. Et les gens ne comprennent pas que je suis énervée. Comme c'est amusant !

Quand j'ai su que j'allais me marier, j'ai décidé d'obéir, alors que je détestais les ordres. Mais j'ai ordonné à Papa de tuer le cheval. Il l'a fait. Et ça m'a déçue aussi. Je n'ai pas eu à jouer ma Salomé voulant la tête de Saint-Jean-Baptiste. Il l'a fait abattre sans état d'âme. Pauvre cheval. Je crois que j'aurais préféré qu'il reste vivant. Mais bon, on n'a rien sans rien. J'ai gagné ma réputation de folle de cette manière.

Je n'ai pas apprécié quand Heinrich a commencé à sortir avec Silvia - celle qui était censée être ma meilleure amie. Je lui ai crié dessus, très fort, en public, ce fut extrêmement divertissant, comme quand je lui ai mordu la langue. Il a eu peur, il est allé en Chine, avec Benites. Bon débarras. Mais je n'ai pas voulu divorcer : j'aime trop le nom de famille von Leidenfrost. Une de mes lubies, oui. J'ai accouché de Lucien, je l'ai abandonné à la nourrice, je me suis amusée à écrire, à chanter, tout ça. Tout le monde me connaît maintenant. Et je m'attache à connaître tout le monde. J'ai travaillé en tant que serveuse, en tant que secrétaire, j'aimerais bien être hôtesse, ou strip-teaseuse, mais ce serait déshonorant. Proxénète peut-être, mais c'est assez illégal, donc peut-être pas.

Puis j'ai entendu parler du Lien. J'ai décidé de prétexter un tour d'Europe pour collecter des informations, et je suis allée en Suède. Je voulais m'y installer pour un moment, rencontrer mon Lié pour pouvoir le détester à loisir. Mais je n'ai même pas eu à attendre aussi longtemps.

C'était à un gala de charité. Un ténor me l'a présenté, ce Lazare. Séduisant, certes. Pas à sa place dans un gala, de toute évidence. Je l'ai prévenu qu'il allait souffrir. Je l'ai embrassé, j'ai annoncé à l'assemblée que j'avais trouvé mon Lié. On nous a applaudis. Quel beau couple ! Oui, ça me donnera une excellente couverture, cette histoire de couple. Je pourrai le voir tous les jours sous couvert de l'adorer. Et en fait, je le hais, je le hais, et cette haine me permet de jouer, de jouer dans tous les sens du terme. Je ne m'arrête jamais de m'amuser.


« Lili est la preuve qu'avec l'argent, le charisme et un peu d'intelligence, on peut tout. »


Dernière édition par Lili le Mer 20 Oct - 20:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Extra-quelque chose. La vie n'est qu'un jeu.   Mer 20 Oct - 18:44

Bonjour, Bonsoir /o/

Je sais que tu attends un Lié donc j'vais juste te demander de pas oublier le pourquoi du comment de l'arrivée en Suède.

Comme je disais à Aurélien, je me suis littéralement mise à baver des ronds de chapeau en lisant ta fiche. C'est bien écrit et puis voilà, quoi, crotte.

En revanche, bien que j'admette qu'elle soit un célébrité, que le tout soit parfaitement ficelé, toussa toussa, elle est un peu trop parfaite-mais-je-suis-une-garce-sensible-en-fait, non ? En fait je pense que Lili est un peu trop difficile à approcher par le reste des personnages du forum.

C'est un peu confus, mais en gros, pourrait-elle être plus humaine ? ;A;

Je te souhaite une bonne soirée, journée, après-midi.


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MessageSujet: Re: Extra-quelque chose. La vie n'est qu'un jeu.   Mer 20 Oct - 18:57

Bonsoir <3

Oui, c'était prévu dans le tout dernier paragraphe, ne vous inquiétez pas <3 (Et puis dans l'article Wikipédia ils disent qu'elle fait le tour de l'Europe witi )

Merci rougih

J'étais sûre que ce serait ce qu'on me reprocherait u_u J'arrive moi-même pas tout à fait à la cerner, faut que j'y retravaille un peu, mais à vrai dire je comptais faire tout ça dans mon dernier paragraphe. D'ailleurs, le qualificatif à rallonge que tu as utilisé correspond tout à fait au personnage x) Je vais retravailler ça ! Et entretemps, Lazare s'est proposé pour être mon Lié, donc ça va aller plus vite \o/ On discute un peu de ça et je finis ma fiche <3

Et puis, c'est forcément confus, mais le personnage est confus à la base, et je l'imaginais pas du tout comme ça au début, je vais essayer de faire plus transparaître l'idée originale parce qu'elle était plus drôle x)
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MessageSujet: Re: Extra-quelque chose. La vie n'est qu'un jeu.   Mer 20 Oct - 18:59

Ah mais nan en parlant de confusion j'parlais de mes élucubrations ! D8

Eh oui j'en ai parlé à Lazare donc je le place dans le groupe Never There et je te laisse tranquille pour modifier ta fiche alors. Merci de ta compréhension, c'cool.


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MessageSujet: Re: Extra-quelque chose. La vie n'est qu'un jeu.   Mer 20 Oct - 19:58

Voilà, j'ai modifié la dernière partie de ma bio (le "What no-one sees"). J'espère qu'elle est moins confuse et plus amusante =)
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MessageSujet: Re: Extra-quelque chose. La vie n'est qu'un jeu.   Mer 20 Oct - 20:03

Je suis comblée, au pire Aurélien me tuera.

Fiche validée.


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