Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Lazare T. Jensen; i dunno.

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Sleepless


▪ depuis quand ? : 19/10/2010
▪ conneries : 9
▪ venue au monde : 18/11/1980
▪ et l'âge ? : 37

MessageSujet: Lazare T. Jensen; i dunno.   Mer 20 Oct - 0:16


©jesaispasdequi
nom du personnage ; Jensen
prénom(s) du personnage ; Lazare Travis
âge du personnage ; Trente ans
date de naissance ; 18 novembre 1980
personnalité sur l'avatar ; Jay Kay
groupe ; Sleepless
lié(e) ; //////
son origine ; Suède
sa nationalité ; suèdoise
son occupation ; Lazare est musicien et n'a eu d'autre occupation par le passé.

Histoire
"La soupe aux épinards est réellement la meilleure des soupes; vous devriez goûter, je vous assure !"


Je ne peux pas croire que ma vie a commencé à ma naissance. Ni que pendant mon enfance, mon adolescence, j'étais réellement vivant. Et puis, que signifie être vivant ? On respire, on écoute, on apprend ? On s'enrichit des autres et eux s'enrichissent de nous ? Cette définition est bizarre. À l'époque, j'écoutais, j'observais, j'apprenais, de loin, en retrait, un peu comme un lointain spectateur. Non pas que je hais ma famille. Au contraire, j'aime mes deux parents ainsi que mon grand-père et sait déjà que ce violon que j'apprends en leur compagnie, j'en ferai mon métier. Nous voyageons souvent et puisque je n'ai jamais vécu autrement, je m'accommode de cet étrange mode de vie. Certaines personnes, des individus anonymes et qui étaient présents pour je ne sais plus quelles raisons m'ont demandé comment je faisais. Si ce n'était pas dur, que de changer tout de temps de ville. Je ne réponds jamais à cette question car je ne sais pas y répondre. À la place, je regarde l'individu qui me l'a posée d'un air perplexe. Il finit toujours pas s'en aller. Pour remplacer l'école, ma mère tenait à ce que je reçoive des cours par correspondance. Moi-aussi. J'aimais apprendre et j'absorbais aisément le contenu des manuels que je recevais sans aucun problème. Certains jours, j'osais même me comparer à une grosse éponge qui absorbait le plus de connaissances possibles. Seulement, ce que j'apprenais servait rarement. Ce que je vivais était réel et n'était pas sur papier. Les jupons de ma mère s'envolait en fonction de ses mouvements, Ravel s'élevait du violon de mon grand-père. S'il y avait un homme duquel j'étais proche, dans la famille, c'était lui. J'adorais voir la peau de sa gorge s'élever ou se tendre à la moindre de ses respirations ; ses cheveux blancs parsemés de gris et les rides de son visage. Dans ses yeux brillent son intelligence, une maturité impressionnante et un savoir-faire que seul un homme de son âge pouvait prétendre posséder. C'était grand-père qui m'avait appris à vivre, véritablement, mais également à claquer des doigts, en rythme avec les morceaux de Benny Goodman dont il conservait des copies en vinyle. Le violon n'a pas vraiment un instrument pour faire du Jazz mais je ne joue pas de Jazz. Comme mon grand-père, c'est la manière de penser Jazz qui m'intéresse.
Enfant, j'avais les cheveux frisés. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et on pourrait se demander comment, un beau jour, j'ai pu les avoir aussi bouclés. Une fois, l'idée m'est parvenue, à propos de ces cheveux, que ce n'était pas moi sur les photos, que mes souvenirs avaient été falsifiées. Cependant, la pensée s'est évaporée aussi vite qu'elle était venue, en même temps qu'un Cumulonimbus présent à cet instant précis dans le ciel.
Un 03 novembre, très exactement, mon grand-père est décédé. Le matin même, il était en pleine forme. Aucun problème de santé ne lui avait jamais été diagnostiqué, mais l'après-midi, pendant sa courte sieste, il est mort. Tranquillement. Dans son sommeil. Sur son corps traînait un sourire heureux, comme si partir avait été un soulagement.
La vie après la mort de grand-père s'est énormément compliquée. Tout d'abord, j'avais grandi. Et il a été dur pour tout le monde de supporter un tel événement : grand-père était une partie de nous tous, sa mort nous a tous atteints d'une façon ou d'une autre. Mais cette trêve, nostalgie n'a pas duré. Le nouveau violoniste a été engagé, lui, le futur Lié de ma mère. Et tout a changé. Mon père est parti. Il ne pouvait pas supporter la présence de ce nouveau Lié. Je le comprends, je pense que j'aurai fait la même chose. C'est précisément cette expérience qui m'a fait comprendre la véritable nature du Lien. Quelque chose qui fait mal, qui sépare les personnes. Je pense que j'ai peur du Lien.
Avec le Lié de ma mère, j'ai appris à jouer de ce violon que je ne faisais qu'admirer de loin avec mon grand-père. La musique, en fait, c'est comme de l'eau. Et le musicien, comme un plongeur. Il s'immerge à l'intérieur et alors, le monde devient plus doux, meilleur, rempli de points noirs frénétiques et de blanches pointées. Parfois, nous jouons ensemble, le Lié et moi. Alors, la musique résonne et quelques étincelles multicolores naissent de ces rencontres. Il dit que j'ai un don, je ne sais pas si je dois l'approuver, je n'y connais rien, en norme. Je sais juste que j'ai plus de facilité à faire cela que n'importe quoi d'autre. J'ai l'impression que je pourrais improviser n'importe quoi, avec ce violon. Il me connaît et je le connais. Je ne veux pas me vanter mais lorsque j'effleure ses cordes, presque jamais un faux son ne naît. C'est d'ailleurs ce Lié-là que m'a incité et presque inscrit de force aux auditions. J'ai joué devant des jurys, devant des salles combles. Contrairement à ce qu'on aurait peut-être pu attendre de moi, je n'ai pas frissonné comme les débutants, au début, qui ont le trac d'entrer sur scène. Au contraire. J'ai fait éclater la musique comme une bombe et les ai invités à entrer dans mon univers.
Je crois que ça leur a plu.
Sinon, ils ne m'auraient pas retenu, ni mon nom n'aurait été projeté sous les feux des projecteurs.

L'histoire qui va suivre maintenant est celle du jeune homme, celui qui quitte l'adolescence mais qui en garde quelques traces. Le violon est toujours ma vie, la musique également. De temps en temps, je mets un CD de Benny Goodman, me souviens des rythmes, et je danse. Je suis installé seul et ait peu à peu commencé à me sédentariser. C'est dur. Je ressens l'envie de bouger, de changer d'endroit régulièrement, mais je ne peux me le permettre, pas pour le moment. Pas encore.

Ma vraie vie commencera un jour de concert. Un duo splendide, d'ailleurs. Mais ce n'est pas ma Liée, et cela, je le sais depuis le début. Il n'y a pas ce sentiment unique que m'ont tant de fois narré ceux qui ont eu le bonheur de vivre cette expérience. Juste un coup de foudre, très banal, pourrait-on dire. Je m'enflamme pour cette demoiselle aux cheveux blonds alors même que je sais que quelque chose ensemble sera impossible car nous ne sommes pas Liés. Alors je l'embrasse. Passionnément. Nous vivons ensemble, nous apprenons doucement à faire connaissance, je suis fasciné par tout ce qu'elle a pu vivre, de cette vie si différente de la mienne, presque saltimbanque. Au fond de moi, j'espère. J'espère qu'un matin, je me réveillerai et nous serions Liés. Mais je suis déraisonnable. Trop, même. Nous ne serons jamais Liés, il s'agit juste d'une banale, banale histoire d'amour comme celle de mon père et de ma mère qui risque de finir aussi mal que la leur. Je ne veux pas ça. Je veux qu'elle reste avec moi. Je ne veux pas qu'un Lien puisse gâcher notre relation.

Et puis, un jour, un soir, ou un matin, je ne souviens plus, je suis parti. Je l'ai regardée une nouvelle fois dormir, ai observé sa gorge se soulever sous l'effet de sa respiration et puis, sans un bruit, je suis parti. Pas un seul mot, pas un seul papier. J'ai pensé que ça valait mieux pour nous deux. Et puis, je me suis concentré de plus en plus sur la musique, noyé serait le mot exact.

Je l'aime. Permettez-moi de vous dire que ceci est plus difficile que tout. Mais je l'aime, je le crois sincèrement, même si mon âme, mon corps sont persuadés que le Lien est le plus essentiel. J'idéalise les rares moments où nous nous sommes vus, avant que je ne fuis pour notre bien. Sa peau sur la mienne, nos lèvres s'effleurant, se touchant, respirant. Et pourtant, nous ne sommes pas liés. C'est difficile à croire. Nos sentiments sont purs, je le crois, j'aime la retrouver, j'aime la toucher. Mais je crois trop au Lien. Au fond, c'est pour son bien, que je fais cela. Parce que si elle reste avec moi, sans Lien sans rien, elle n'aura pas la chance de pouvoir découvrir le bonheur qu'est de ressentir cela envers quelqu'un. Depuis peu de temps, j'ai décidé de ne vivre que pour elle. Même si je ne veux blesser personne, ou presque, j'ai peur de le faire, je sais que je l'ai fait. Que j'ai rendu Ilyna malheureuse, mais elle l'aurait été encore plus si je lui avais annoncé que j'ai été lié à une autre personne qu'elle. Je ne sais pas si le choix que j'ai fait était le bon.
Après la Rupture, j'ai passé des mois, des années, penché sur les fines colonnes de brèves, de petites annonces des journaux pour savoir ce qu'il Ilyna était devenue. J'obtiens toujours des renseignements, peu importe le moyen que j'utilise. Maintenant que je suis à peu près célèbre, j'utilise tous les moyens à ma portée pour qu'elle reste sous mes yeux. Je ne veux pas la quitter du regard. Je n'accepte non plus de s'en aller, et, étrangement, je me sens légèrement jaloux lorsqu'elle adresse la parole à un autre homme que moi.
Je ne crois pas à la célébrité. Depuis le début, je sais que toutes les bonnes choses ont une fin et celle-ci, je ne crois même pas qu'elle soit bonne. Il y a beaucoup de jeunes hommes, jeunes filles voire plus vieilles ou vieux qui m'envoient des lettres, pour me complimenter sur ma carrière, me proposer divers projets ou encore m'écrire des choses louches. Il y a des gens que je ne comprends pas trop. Je ne comprends pas les personnes qui décident de me vouer leur vie, par exemple, au lieu d'enrichir la leur. Nous ne sommes pas Liés, pourtant. Envers cette célébrité que je juge bien superficielle, je ressens une sorte de flegme.
D'ailleurs, en ce moment, je ressens une flegme indicible pour à peu près tout. Difficile à décrire, je passe souvent mon temps libre à observer les nuages et à me noyer dans la musique. Certaines personnes disent que je suis juste froid mais je sais qu'il y a plus que cela. S'il y a quelque chose en quoi je suis doué, c'est composer. Tenir le manche de mon instrument, effleurer amoureusement ses cordes et enchaîner quelques pizzacati avant d'ajouter l'archet au jeu. Pendant un moment, j'ai cru que j'étais Lié avec le violon, mais non, en fait. J'aime juste cela. D'une passion banale, amoureuse, comme avec Ilyna sauf que je n'ai pas laissé le violon. Ni la guitare. Pour elle, je dois déjà être banni de son esprit. Plus de traces pour ce mec de trente ans qui l'a laissé tomber depuis trois ans. Mon image, celle du mec au teint bronzé l'été à la barbe de quelques semaines et aux cheveux bruns lisses, a déjà dû disparaître de son esprit. Je sais qu'elle n'a pas réussi sa carrière, comme la mienne, j'aurai voulu l'aider mais j'avais trop peur, peur de lui faire à nouveau du mal, peur de la blesser dans sa fierté. Alors je reste là, à l'observer de loin seulement, comme pourrait le faire un observateur discret.


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MessageSujet: Re: Lazare T. Jensen; i dunno.   Mer 20 Oct - 18:25

C'était cool.

Fiche validée.


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