Il n'y avait rien de naturel dans ce que l'on éprouvait.
 
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 Chouette, Super-Girl est de retour ! [Libre][Boutique de Lingerie ~ 17h]

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Sleepless


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MessageSujet: Chouette, Super-Girl est de retour ! [Libre][Boutique de Lingerie ~ 17h]   Ven 3 Sep - 13:36


«I'm so happy cause today
I found my friends...
They're in my head»

Nirvana - Lithium

    Vous savez quoi ? J'adore mon job. Bon, ok, vous allez me dire, qui pourrait rêver d'un job aussi mal payé et de supporter autant de discrimination ? Parce que oui, je suis discriminé. Tous les jours, à chaque regard de mes collègues. Elles ne m'aiment pas, elles m'évitent, elles se moquent, elles m'en veulent. Elles font tout pour que je me casse, que je parte en ne laissant qu'une brève trace sur leur vie de vendeuse dans un magasin de culotte et de tangas. Mais je le supporte. J'aime mon job, je vous dis. Alors les coups des bouteilles d'eau renversées "par mégarde", les requêtes pour aider les miss les plus envieuses des modèles les plus saugrenus, tout pour me faire sentir mal, me faire rougir, provoquer un malaise chez moi. Mais ça, j'adore. Certains me traiteront de masochiste, mais que nenni. C'est juste que bosser où je bosse, c'est comme bosser dans l'atelier du Père Noël, où ce serait toujours Pâques. Et chaque minute est un œuf de Pâques que j'ouvre, histoire de profiter pleinement de la chose. Non je ne matte pas. Je fais le job le plus cool du monde, à part peut-être vendre des sex-toys. Je verrai cette options, si je me fais virer un jour.

    Non, mais ce job, c'est ce qui me donne envie de me lever ce matin, comme tous les matins, avec la pêche, l'envie de bosser et de faire ma journée. C'est ce qui me permet de me laver les dents devant ma glace, d'avaler mon café sucré et de sortir dans le froid Scandinave. Et comme c'est Pâques un peu tous les jours, je ne prend pas ma voiture. Je suis un grand enfant. Je crois au lapin qui amène les œufs et aux super-héros. Et parce que je suis un grand enfant, je n'ai pas de voiture. Si j'ai le permis, mais non, je n'ai pas de voiture. Oui, je vais sans doute perdre un peu et alors ? Caser une voiture dans les rues marchandes de Sollentuna, c'est aussi facile que d'ouvrir une huître bien décidée à ne pas se laisser faire avec une petite cuillère en plastique. Et pis le métro, c'est le bien !
    J'y ai rencontré Super-Girl herself, en civil. Elle m'a sauvé d'une horrible grand-mère conservatrice et probablement de celles qui ont brulés des couronnes en signe de rébellion face au machisme. Si elle savait ce que je vis... Elle remettrai peut-être ça en question. Enfin non, peut-être pas. De toute façon, autant pour ma famille que pour mes proches, mon job ne sert qu'à assouvir mes fantasmes de fétichistes en passant la journée tranquille à rien foutre. Alors qu'en fait, c'est un vrai métier, tout ça. On est payé un peut plus que le minimum syndical, mais on joue un rôle, tout de même. Faut aider des clientes qui ont parfois du mal à s'ouvrir, à faire des choix... Soit, aider pour des sous-vêtements... Mais mine de rien, c'est important. Quand on entre dans notre magasin, c'est pour arrêter d'arborer Pucca sur le mont Vénus, pas pour trouver quoi porter durant le sport, ou dans les soirs de relâche.
    Pour en revenir à Super-Girl, Ilyna de son prénom civil, je ne sais pas trop où elle peut bien se cacher. Elle était partie, alors qu'on faisait connaissance, comme ça. J'avais bien tenté de la suivre, mais j'ai pas réussi à la rattraper, mes flyers ont encore et une fois de plus décidés de s'envoler partout sur le quai. Et provoquer des rougissements sur les froids visages suédois.

    Et depuis ce jour... Eh bien je l'attend. Je sais qu'on va se revoir, c'est obligé. La ville n'est pas bien grande, et une super-héroïne ne peut pas passer tout son temps à l'ombre. Parfois elle doit prendre son masque, histoire de sauver les pauv' personnes agressées. Naturel.
    Donc j'espère, un peu comme Loïs, de revoir la jolie blonde. Par contre, il me semblait qu'elle avait bel et bien des petits soucis. D'un jeu limite salace, on était passés à un départ, avec une petite phrase qui lui avait fait bizarre. Le connaître pour ce que j'étais ? C'est-à-dire ?
    Mais bon, elle avait promis de passer le voir. Et vu que je ne lui avait pas dit où j'habitais, j'imagine qu'elle viendra au magasin. Ce qui est aussi singulier, tout de même. Vous faites souvent connaissance avec une personne tout en lui conseillant de prendre quelque chose de transparent pour faire rêver les amants ? Bon, comme quoi...

    Et voilà, pendant que je rangeai les articles invendus dans la petite arrière-boutique, bouteille d'eau à la main, papotage de deux collègues en bruit de fond, je pensai à tout ça. Et si elle venait demain ? Ou dans une semaine ? Boarf, dans mon cas, il valait mieux ne pas attendre. C'était davantage réaliste, et moins masochiste.
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Bedshaped


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MessageSujet: Re: Chouette, Super-Girl est de retour ! [Libre][Boutique de Lingerie ~ 17h]   Dim 5 Sep - 18:11

« Je me sentais comme un chien qui a pissé
sur la moquette et qui attend que son maître
s’en rende compte pour recevoir sa raclée ».





Elle passe ses doigts sous ses yeux pour évacuer les larmes contenues dans ces derniers, et celles, plus audacieuses, qui ont osé couler sur ses joues. Elle regarde ses mains qui semblent maintenant avoir traîné dans le charbon, à la lumière artificielle de l’écran d’ordinateur d’un des serveurs qui travaille avec elle.

    « Ilyna qu’est-ce que tu fous ? »


Les paupières de la jeune blonde se ferment brutalement, surprises par la lumière qui vient de s’allumer. Elles se rouvrent au bout de quelques secondes pour que les yeux d’Ilyna puissent observer le nouvel arrivant. Il se tient dans l’encadrement de la porte, les bras croisés et lui aussi, l’observe. Il la regarde avec un petit air de pitié, elle, assise en tailleur sur le dallage à carreaux minuscules et hideux du vestiaire, devant un ordinateur posé à hauteur de ses épaules, sur un des bancs qui fait le tour de la pièce. Elle passe le revers de sa main sous son nez d’une façon qui se veut discrète mais pourtant sans succès à cause du reniflement bruyant qui suit.

    « Tu n’es pas de service ce soir, pourquoi tu n’es pas chez toi ? Il se rapproche de la musicienne et vient lui tapoter le sommet du crâne. Tu crois que tu vas t’en remettre un jour ? »


Elle tourne la tête vers le côté où son collègue n’est pas et repousse sa main d’un geste de bras. S’essuie de nouveau une de ses joues du plat de la main et ses lèvres esquissent une moue boudeuse.

    « Mais… »


C’est coincé dans sa gorge, elle n’arrive pas à parler. Son vis-à-vis affiche une mine septique tout en attendant patiemment la suite de la phrase d’Ilyna.

    « Summer est cruelle. Elle lui a fait croire des choses, elle lui a fait croire des choses à Tom. Il lui faisait confiance. Et elle l’a poignardée dans le dos. Et alors, la Autumn, elle pourra jamais la remplacer… Stupide film. »


Oui (500) Days of Summer, ou une petite échappée cinématographique d’une ou deux heures sur le thème plus qu’usé de l’amour. Le serveur accroupi à ses côtés soupire et ferme d’un coup sec son ordinateur.

    « Je t’avais dit que tu n’aimerais pas ce film, que ça allait te faire penser à de mauvaises choses… Tu es irrécupérable ».


Il lui attrape la main pour la forcer à se lever et la plante devant la glace miteuse de leur vestiaire.

    « Regarde-toi. Un vrai clown avec ton maquillage qui coule n’importe comment ».
    « Jm’en fous ».
    « T’es vraiment la plus chiante des filles que j’ai eu l’occasion de connaître ».
    « Ta gueule ».
    « Non, toi, ta gueule, t’as vu à quoi elle ressemble ? Beh non, puisque tu ressembles à rien ».


Elle frappe de son poing fermé le bras de son acolyte avant de répliquer vivement. Ça commence à se chamailler comme des gamins. Et puis, c’est ce qu’ils sont : des gamins.

Une réprimande du patron, un démaquillage et une tresse dans les cheveux mise sur le côté plus tard. Ilyna se retrouve à la porte, devant l’établissement où elle travaille. Elle tire un peu la tronche et lève la tête vers le ciel, d’un gris inquiétant. Ca sent les larmes refoulés par là haut aussi. Elle n’aime pas le sentiment que laissent les films quand ils se terminent. Ces êtres de papier qui se sont animés pour un instant, eux, après, ils vont roupiller dans leur petite boîte en carton, alors qu’elle, et les autres, ils ne pouvaient jamais mettre leur existence sur pause. Il fallait avancer, se traîner. Toujours.

Elle est tentée de rentrer chez elle, elle a ressorti la vieille gratte poussiéreuse que lui avait offert cet enfoiré d’ex parce que le piano, elle ne peut pas. Ca lui fout des crampes à l’estomac, ça la met dans une humeur pas possible. Pourtant elle en crèverait, pour pouvoir seulement plaquer trois accords. Mais elle n’arrive pas à se persuader, elle est encore trop lâche, elle préfère encore se trouver des excuses, pour ne pas avancer.

Et ses merveilleuses bottines en cuir marron qu’elle n’a pas pris la peine d’imperméabiliser viennent de recevoir une arrosée généreuse d’une voiture passant près du trottoir où elle se trouve, Rouler dans les flaques. Quelque chose en plus dans cette journée qui l’atterre. Elle jette un regard noir à la voiture qui s’éloigne avant qu’elle ne se décide enfin à bouger.

La revoilà, encore une fois, au centre commercial de Sollentuna. Elle a vu dans son courrier que le thon était en promotion. Quelle aubaine ! La voilà donc à se balader dans la galerie, avec son sac de commission rempli de deux grosses boîtes de thon et d’une cartouche de cigarettes.

Elle passe indifféremment devant les différentes vitrines, elle ne sait pas ce qu’elle doit faire. Elle n’a pas réellement de but. Et puis, son œil est attiré par une silhouette qui ne lui ait pas inconnue. Elle s’arrête, mais n’a pas le temps de la reconnaître, son passage est trop furtif. Elle reste hébétée devant la vitrine… D’un magasin de lingerie.

Ses yeux passent lentement de la gauche vers la droite, comme s’il suivait le trajet de sa réflexion et cela lui revient : le garçon du métro.

Elle hésite pourtant à entrer. Elle n’a pas changé. Elle est toujours cette pauvre chose qui erre de jours en jours, qui survit péniblement. Une chose qui attend encore une réponse. A quoi, elle ne le sait même pas. Mais elle attend. Elle ne fait qu’encore que regarder défiler sa vie sans se décider à monter dans un wagon qui pourrait tout changer. Elle est peureuse Ilyna.

    « Tu vas pas la faire tomber celle là, de bouteille d’eau ? »



Elle est appuyée contre la porte de l’arrière boutique qu’elle vient de fermer. Elle lui fait un demi-sourire avant de faire une remarque sur ses collègues de travail qu’il a été difficile de tromper pour entrer ici. Du baratin pour combler un éventuel silence. Elle jette un œil distrait à ce qu’il est en train de ranger, elle n’a pas été dans une boutique de lingerie depuis des années. Elle fait quelques pas, de façon hasardeuse dans la petite pièce puis se retourne vers son vendeur du métro.

    « Si je crie au viol, tu aurais des ennuis non ? Comment tu vas expliquer à tes collègues que tu me connais ? Je nierai tout en bloc de toute manière. »


Elle rit, un peu.

    « Je ne le ferai pas. Par contre, j’ai eu l’envie de me mettre dans la vitrine avec les mannequins en sous vêtements, jusqu’à ce qu’on t’appelle à la rescousse… Mais je ne le ferai pas non plus. »


Silence. Ilyna passe ses bras au dessus de sa tête et s’étire avant de dire dans un bâillement :

    « Ça te plait tant que ça d’imaginer des grands-mères dans des culottes en dentelles ? Tu dois leur mesurer leur tour de poitrine des fois ? »

Sourire mielleux, un brin amusé. Elle trouve une affreuse culotte en dentelle bleue qu’elle affiche maintenant fièrement sur la tête, elle pose un petit soutien gorge sur ses yeux et fait un V avec ses doigts vers l’endroit où doit se trouver son copain du métro :

    « En fait, tu dois vraiment bien t’amuser ici… »


Les doigts d’Ilyna lèvent délicatement le tissu qui lui cache les yeux pour voir d’où vient le son qu’elle vient d’entendre. Elle va vers la porte, se baisse et a un petit rire nerveux.

    « Je crois que tu vas vraiment devoir justifier ma présence auprès de tes collègues »


Elle lève le bras pour lui montrer ce qu’elle a ramassé par terre : La poignée de porte.



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Sleepless


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MessageSujet: Re: Chouette, Super-Girl est de retour ! [Libre][Boutique de Lingerie ~ 17h]   Ven 17 Sep - 15:26

    Cette voix. Bien sûr qu'il la connaissait, ce n'était pas celle-là qu'il oublierait de sitôt. Non, cette voix, c'était celle de son ancienne sauveuse, celle qui était chou et qui avait joué si bien la comédie la dernière fois -et seule fois- où ils s'étaient rencontrés, face à l'horrible grand mère abhorrant un franc et fier attachement aux anciennes valeurs de son temps, à savoir le ringardise dans toute sa splendeur. Il était peut-être temps pour elle d'ouvrir les yeux. Enfin, plutôt de les sortir de la scène qu'ils avaient joués, formant une sorte de couple d'amoureux transis aux pratiques intimes libérées et tendance. Ce qui n'aurait pas été au déplaisir de Sven, mais la miss s'était éclipsé peu après l'entracte, sur des paroles syllibiennes. L'aimer pour ce qu'il était, d'après ce qu'il avait compris. Comme quoi, même elle avait ses cotés sombres, ses fantômes, ses démons. Sans doute encore une jeune fille largué par un connard qui avait oublié de remettre en liberté son cœur. Et fallait aussi croire qu'il lui ressemblait. Enfin c'était ce qu'il pensait, sinon peut-être n'aurait-il pas eu une telle remarque. Mais le fait qu'elle essaie de l'apprécier était tentant. 'Fin Sven était un homme, quoi. Animé en "petite" partie de désir. Et cette douce qui répondait au nom d'Ilyna semblait lui plaire. Même si au fond, il aurait bien souhaité être avec sa ou son lié. Quelqu'un de bien, qui l'aime et qu'il aimerait de manière un peu pathignonne. En attendant, petite remarque ciselée à l'acide qui ourlât ses lèvres. Sans se retourner, il sourit, l'ouvrant pour s'emparer d'une gorgée avant de répondre. « J'ai pas trop mal réussi, là. Et elle n'était pas renversée, celle du métro. Juste tombée. »

    Se retournant enfin, dévisageant la jeune blonde à l'air patibulaire déambuler dans le coin, Sven ne savait toutefois pas top comment réagir. Il -ils- étaient dans une situations délicate, mine de rien. Surtout que la miss, dissimulant son S rouge sur fond blanc derrière son manteau, avait décidément l'art de poser le doigt là où il fallait le poser pour mettre mal à l'aise. Tout une technique.
    Par contre, parler du viol, c'était pas mal, quand même. Jolie menace, entravée par le point rouge surplombant la moitié de la petite salle avec son œil unique, sans pupille. Mais il était vrai que ses collègues ne le raterait pas, même avec toues les preuves du monde affirmant sa thèse. Mais le rire de l'héroïne interrompit son flux silencieux d'idées et de ressenti. Pour le détromper immédiatement et proposer de poser dans la vitrine. Ce qui n'était pas non plu pour lui déplaire. Rien qu'à ses mots, l'imagination galopante du jeune vendeur proposaient divers articles plus ou moins osés qui conviendrait bien au hâle pâle de la jeune femme. Qui annonçât finalement qu'elle ne le ferait pas non plus. « Dommage, j'aurai adoré. »

    Réaction typique du mâle libidineux. Et alors ? Se rapprochant peu à peu de la jeune femme qui posât ses bras sur ses épaules, il lui sourit, finalement et rapidement accroc à son air croquant. « Je n'imagine pas, je les vois. Et figure-toi donc que certaines sont très bien conservées. Mais nous sommes dans un magasin, pas au SPA. Nos petites mains de vendeurs ne se posent pas sur les poitrines de celles qui ont des couronnes. »

    Oui, il s'amusait bien, regardant Super-Girl se mettre une chose bleue affreuse sur la tête et couvrant ses yeux avec un soutif. Maintenant, elle ressemblait à un insecte pervers. Non, c'était décidé. Plus Super-Girl. Catwoman. Elle avait ce piquant, ce petit quelque chose en plus que n'avait pas la prude blonde avec son sert-tête et ses yeux bleus; Décidément, non, elle tenait plus de celle qui avait neuf vies. Et qui était toute vêtue de cuir pour mieux draguer Batman. Mais lui, le petit Sven, il n’était pas encore multi-milliardaire-fétichiste des chauve-souris. Non, plus Robin, en fait. Voir personne de bien connu. Nobody & Catwoman sont dans la réserve, qui tombera le premier à l’eau ?
    D’ailleurs, sur ce, quelque chose chût dans le silence. Se penchant, la fille du métro se retournât pour déclamer encore quelques mots.
    Sourire.

    « Tu sais, certains jours, je ne regrette pas de m’être réveillé le matin. Aujourd’hui en fait largement parti. » Justifier le fait qu’il était coincé dans une pièce à deux portes, dont l’autre donnant sur la petite rue enneigée de derrière, pour les livraisons ? Hmmm… Non.

    « J’aimais bien ta théorie du viol. On pourrait dire que j’ai abusé de toi et que j’en ai profité pour te décorer de ces superbes étoffes élimées et dépassées. » Un rire moqueur, le sien à présent. Le jeu reprenait, à lui de bien assurer.

    « Enfin, je dis moi… L’inverse serait plus probable. Tu as l’air d’une petite psychopathe, avec ça sur la tête. » La culotte bleue, juste au-dessus de ses yeux… Moui, c’était presque ce que l’on retrouverait dans un hôpital psy, catégorie délurés en série.
    Mais pour le moment, Sven s'approchât d'un pas félin pour attraper la poignée brisée et la jeter dans un paquet de sous-vêtements, par-dessus son épaule.

    « On a dix minutes avant qu'elles ne se rendent compte que je manque à l'appel et quinze avant qu'elles ne réussissent à ouvrir la porte avec la perceuse. T'as un scrabble de poche ? Ou tu préfères que l'on cherche des petites idées justifiant le fait qu'une cliente soit en plein essayage de vêtements destinés à être portés d'une manière moins provocante ? En ma compagnie. » Petit sourire en coin. Finalement, il adorait jouer. Mais est-ce qu’il ne frôlait pas trop cette douce limite ? Ça ne le dérangerait absolument pas, mais elle, cela la gênerait à coup sûr. Ce n’était pas vraiment Catwoman. Et paraissait que le flirt en lui-même était un aboutissement, passer à l’acte un moyen de dénaturer la chose. Mais qui parlait de passer à l’acte ici ?


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Bedshaped


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MessageSujet: Re: Chouette, Super-Girl est de retour ! [Libre][Boutique de Lingerie ~ 17h]   Mer 20 Oct - 21:06

[Je suis tellement en retard ! Désolée !]


A Story Of Boy Meets Girl


A quoi tient le début d’une relation ? Un regard. Une parole en l’air. Une main sur une épaule. Donc : Pas à grand-chose. Et pour dire vrai, même ces choses ne sont pas causes de l’amour. Elles ne sont que des prétextes que nous prenons parce qu’il serait trop triste de tout résumer à un simple fantasme. L’amour est un fantasme. Qu’un besoin animal déguisé pour échapper à cette solitude putride. Celle qui saute à la gueule au réveil. Celle qui donne envie de vomir son cœur. L’amour n’est que pure imagination, et y a que des gens trop cons pour encore y croire.

Ilyna, c’est un peu une machine au mécanisme pété. Y a plus rien à faire, t’as beau la remonter, elle s’obstine à ne plus marcher. Et évidemment, qu’elle est de mauvaise foi. Qu’elle fait preuve de mauvaise volonté, la blonde. Parce que la vérité c’est qu’elle se sabote toute seule. Et qu’au fond, quoi qu’elle en dise, elle y croit encore, à cet amour. Celui sur lequel elle crache avec véhémence. Contradiction vivante. Elle s’accroche à en crever, à cet amour qu’elle rejette en bloc. Elle se nourrit encore de ce qui la détruit. Et elle laisse filer sa vie sans vraiment s’en rendre compte.

Elle espère encore. Chaque infime parcelle de son corps souffre de son absence. Elle l’attend. Elle se doute que son histoire avec Lazare n’a rien de plus que celle d’autres. Qu’elle n’a rien de transcendant. Affligeante banalité. Et finalement, elle ne se l’avouera pas, mais son histoire, ce n’est qu’une grande rêverie. Ils se sont persuadés qu’ils s’aimaient. Et il lui est encore trop dur de se réveiller. Alors, elle reste endormie à moitié. Elle offre que son pauvre cadavre en décomposition, tandis que son esprit est encore prisonnier des hautes sphères de ses délires passés.

Ses yeux verts se perdent dans ceux de son petit vendeur. Et elle se sent désolée. Parce qu’elle le manipule. Encore. Pourquoi est-elle venue ? La tension qui existe entre eux, elle l’a inventée de toutes pièces. Elle est venue bousculer ses habitudes. Par ennui. Par caprice.

Elle se sent si désolée. Parce que ça ne tiendrait qu’à si peu de choses de se convaincre. De l’aimer. Juste un peu. Pour un instant. Elle ne comprend pas pourquoi elle ne se laisse pas aller à la facilité. Ou plutôt si, elle ne le sait que trop bien. Elle a peur de cet Amour. Le magnifique. Celui qui consume tout. Elle préfère se perdre dans des histoires sans lendemain. Ou la responsabilité n’existera pas. Faible. Elle est tellement faible. Elle déglutit.

Elle se défait de son accoutrement ridicule.
Fait tomber le masque.
Elle ne veut plus jouer.

Et elle se sent presque gênée des sous-entendus à peine voilés de la petite tête brune qu’elle maltraite autant qu’elle le peut. Elle la fait vaciller avec elle d’une humeur à une autre. Elle ne demande pas son avis. Elle fait et oblige.

Elle se pince les lèvres, évite les sphères bleues du jeune homme. Elle se sent honteuse. C’est un sentiment qu’elle ne ressent pas souvent. Mais oui, elle a honte. Il lui renvoie constamment l’image de son être en décomposition. Son désespoir en conserve, stérile qui plus est. C’est cela qu’elle peut lire dans la profondeur de ses yeux. Sa déchéance volontaire ne lui octroie pas tous les droits. Au contraire. Mais que fait-elle ?

Elle veut s’enfuir. Encore.

Mais merde. La poignée de porte est dans sa main. Et elle sent un rictus gagner ses lèvres. Le recul sans pitié qui l’assaille la gifle en pleine gueule pour lui rappeler à quel point elle est pathétique. Et elle rit, un moment. Presque de bon cœur. Avant que ça se meurt. Dans la salle et à l’intérieur. Le silence s’installe. Celui qui annonce rarement quelque chose de réjouissant. Elle passe devant le vendeur, pose le sous vêtement sur l’établi en même temps que la fameuse poignée de porte. Les deux mains sont posées sur le bois, permettant à la jeune blonde d’exercer une forte pression sur ses avant bras, comme si essayer de les briser lui permettrait de garder contenance. De se concentrer. Et ça s’échappe de ses lèvres. Ça tremble. Parce qu’elle a abandonné la partie. Qu’il ne joue plus au chat et la souris. Du coup. Elle est obligée de reprendre son manteau d’Ilyna, avec ses automatismes et ses défaillances.

    « On peut être amis »


C’est risible au possible. On n’a pas réellement quitté la cour de récréation. C’est la petite fille qui tire sur la manche du mec sympa de la classe. Qui lui demande dans un sourire timide s’il veut bien qu’ils partagent leur goûter. Parce qu’elle est un peu toute seule. Les grands ne veulent pas jouer avec elle. Elle n’est pas assez marrante. Pas assez affirmée. Un peu trop blonde aussi. Mais ça, c’est l’autre qui l’a dit. Elle ne sait pas trop ce qu’il faut en conclure. Et puis, il a l’air gentil, le petit brun qui a l’air d’avoir de l’intérêt pour elle. C’est un peu par vanité aussi. Parce qu’elle a un peu d’orgueil la gamine, elle se dit qu’il ne dira jamais non. Ça marche comme ça dans la hiérarchie des sentiments, non ?

    « Je n’ai pas d’amis »


Pour une fois, elle ne ment pas. Elle n’avait que lui. Il était son tout. Son ami. Son amant. Elle a fermé sa vision du monde à cette seule personne. Et finalement le monde autour a continué de tourner. Tourner sans elle. Et ça pèse lourd là dedans, à la fin. Dans son cœur. Comme une bulle de chagrin qu’il faudrait un jour penser à percer. Il lui manque juste un peu de courage.

Elle se retourne, fixe le bout des chaussures de son interlocuteur, et elle est timide. Elle a l’impression d’une régression exquise. Quand elle était cette petite blonde effacée qui s’habillait toujours en vert et qui parlait souvent toute seule. Il lui manquait la confiance. Comme aujourd’hui. Les choses ne changent pas réellement.

En fait.

« Mon nom de famille, c’est Nod. C’est le nom de famille de mon père, parce que celui de ma mère, il est imprononçable. Mon père est parti le jour où je suis née. Mais ma mère a toujours préféré que je garde le nom de mon père… Parce qu’elle voulait pas qu’on se moque de moi à l’école. Ma couleur préféré, c’était le vert. Maintenant, je ne sais pas. Je ne sais plus trop. Ce que j’aime ou quoi. Je suis serveuse dans un bar. J’étais pianiste. Avant. Sinon, je ne sais pas faire les gâteaux. Ils sont toujours plats. Je donne des noms aux objets que j’affectionne. »

Elle ose un regard.

    « Et je ronfle la nuit, des fois ».


Elle ne sait pas vraiment si c’est comme ça qu’on fait. Elle passe sa main dans ses cheveux filasses et chuchote un « Désolée » qui s’entend à peine dans la pièce.

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